fabulous

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Le 31/01/2011 à 17:41
Après 1312 jours et 118.580 kilomètres, je me suis séparé de ma petite voiture orange ce vendredi 28 janvier 2011 à 18h26 sur un obscur parking de grande banlieue parisienne. Une séparation rendue inéluctable par ma situation financière et surtout par l’évolution de mes modes de déplacements – le train étant devenu largement majoritaire depuis plus d’un an. Une séparation réfléchie et choisie depuis septembre 2010, annoncée depuis octobre et enfin concrétisée en cette fin janvier 2011. Mais cette séparation, aussi voulue soit-elle, n’en est pas moins émouvante. Il y a évidemment l’attachement que l’on ressent de plus en plus à l’égard de biens de consommation bien concrets, à l’heure où le virtuel et le numérisé ont pris le pas sur les objets tangibles. Mais c’est surtout l’histoire de cette voiture qui revient en mémoire à l’heure de m’en séparer. Ce n’est sans doute pas pour rien que cette Fiat Panda appartient à la gamme Emotion… Cette voiture n’était pas la première à mon nom, mais elle était la première achetée neuve (d’où son impact sur mon budget, d’ailleurs). La couleur de la petite auto (orange métallisé) a été choisie parmi plusieurs notes sucrées ou acidulées. Une couleur chaude et chaleureuse, vive et vivifiante. La voiture a bien sûr été un moyen de locomotion de proximité pour des trajets autour de Brest, en Finistère ou un peu plus loin en Bretagne. Mais dès les premières semaines de cet été 2007, la voiture s’est aventurée bien plus loin, jusqu’à la nouvelle maison paternelle au pied des Pyrénées, jusqu’à la cité rose pour rencontrer un Catalan et son homme, jusqu’à Barcelone enfin retrouvée, toujours aussi artistique et envoûtante. Celui qui m’accompagnait dans la ville de Gaudi a continué à étrenner le siège orange et gris du passager pendant quelques mois du Finistère à la Sarthe ou la région parisienne. Cette voiture a ensuite évolué en même temps que ma vie sentimentale et professionnelle. Les trajets se sont allongés, plus loin, plus à l'Est, jusqu’en Picardie. De la rade de Brest à la campagne axonaise, en passant par la Normandie, les kilomètres sont longs. Les voyages se firent à des heures et des humeurs variées. Comme cette fois mémorable où j’ai pris la route sur un coup de tête à 18h pour une arrivée surprise un peu après minuit. La voiture orange a régulièrement squatté le parking résidentiel de la petite bourgade. Le badge de télépéage a squatté mon pare-brise dès que ces voyages sont devenus récurrents. Des occasions d’écouter la radio ou les disques découverts à cette période. Des chansons fredonnées, des morceaux bouleversants, qu’ils résonnent passionnément quand le cœur bat la chamade ou bien tristement quand le deuil s’annonce. D’autres voyages me reviennent en mémoire. Comme cette fois où j’ai ramené ma nièce chez moi pour quelques jours de garde ou les nombreuses balades avec la mère d’un ami cher. Il y eût aussi les voyages professionnels en 2008 sur les chemins de halage du Canal de Nantes à Brest, en convoi exceptionnel à travers la Bretagne, ou en 2010 jusqu’au Festival d’Avignon. D’autres fois, cette voiture a transporté du matériel technique, des meubles, de la nourriture, des touristes antillais, des amis parisiens… Une part de mon histoire est dans cette voiture qui vient d’être adoptée par une nouvelle famille, francilienne celle-ci, plus nombreuse aussi avec ses enfants en bas âge. Une nouvelle période pour ma petite voiture orange, pour moi aussi. Une autre liberté, une autre sécurité. Une nouveau chemin à emprunter…
Le 21/01/2011 à 19:33
Participation au Jeu du Vendredi (n'est sans) #3 lancé par Alex :
Hippolyte, in Phèdre de Sénèque - 2004
Le 17/01/2011 à 00:00
Participation au Jeu du jeudi (pas très Naissant) #2 lancé par Alex :
Le 16/01/2011 à 21:42
Petit retour sur les 55 premiers portraits westparkisés* !... Mr FabulousMr PacoMr NépoMr ChapiMr -alias- Mr CrocoMr KlendalMr CadenceMr IndigoMlle Aurèle Mr RogueMr FotexMr BipMr CizionMr Evrat Mr PheelMr SnoopMr EtasseureuhMr PyramMlle Potiche Mr PattonMr JowyMr ProcellusMr SixteMr Gfp Mlle BabethMr BleuMr 06Mr FoggMr Sorty Mr ElegyMr ThéoMr CoqMr YomotMr Obken Mr KazumaMr VorpalMr DiabolitoMr WillyMr Morrissey Mr AlphengorMr NicoMr KylMr MaleficioMlle Noctis Mr JeandoMr RicroelMr HeathclifffMr JujuMr Griffin Mr KropMr FauneMr MatooMr GarooMr Matt *("West", rapport à mon lieu d'habitation...)
Le 16/01/2011 à 15:51
J'ai créé mon blog en 2005 après qu'un malouin m'ait fait découvrir ce site différent. Après de premiers posts très personnels, après quelques agitations du JDI autour de posts purement visuels de Joy (on y reviendra), je participais avec ce 24ème article de mon blog à une polémique lancée par Doddy autour des grèves qui avaient menacé les visites du Comité International Olympique venu constater sur place les infrastructures et projets de la candidature française pour 2012...
Le 16/01/2011 à 13:37
Trois coups de coeur musicaux du moment...
Le 16/01/2011 à 13:00
C'est bizarre. Je viens de poster un nouvel article, le premier depuis fin mai 2010, soit près de huit mois. Ce blog, assez fourni pendant 5 ans (de février 2005 à janvier 2010), a sombré dans le "coma numérique" depuis plusieurs mois. D'autres moyens d'échange entre internautes, d'autres types de relations, d'autres relations au temps aussi... tout cela est venu changer ma manière d'appréhender ce site et ceux qui continuent d'y "sévir"... Aujourd'hui, GA est un peu comme un cousin, avec lequel on passait des vacances étant plus jeunes, qu'on voit toujours de temps en temps, qu'on reconnaît même s'il a changé, qui n'est plus aussi proche. J'ai fait de belles rencontres ici, notamment un ex important et mon homme actuel. Des amitiés particulières ont vu le jour ici, pas celles issues de rencontres dans le "monde réel", pas celles de l'enfance, des études ou de loisirs, mais ces amitiés apparues dans les années 2000 quand des internautes ont voulu rencontrer leurs interlocuteurs... Certains sont restés en contact, d'autres plus du tout. Le temps fait son office et des distances sont apparues. C'est la vie. Je n'en garde pas moins de l'affection pour ce site et ceux que j'y ai croisé pendant toutes ces années.
Le 16/01/2011 à 12:44
En 2010, j'ai voyagé, beaucoup voyagé, au point de battre tous les records, en kilométrages cumulés, en kilomètres parcourus en train, en nombre de nuits passés en dehors de chez moi... Le décompte est vertigineux : 62.566 kilomètres (hors marche à pied) Soit plus de 1,5 fois le tour de la Terre au niveau de l'équateur ! Un chiffre en augmentation de près de 10% par rapport à 2009. En détails, cela représente 33.930 kilomètres parcourus en train, 25.021 kilomètres en voiture ou camion, 3.235 kilomètres en avion et 380 kilomètres en bateau. Pour la première fois, j'ai passé moins de nuits chez moi que partout ailleurs : 163 nuits à Brest, 32 nuits ailleurs en Bretagne, 99 nuits en Picardie, 17 nuits dans la Sarthe, 15 nuits en région parisienne, 32 nuits ailleurs en France, 7 nuits à l'étranger.
Le 24/05/2010 à 00:46
Cette semaine, c'était le dixième anniversaire de mon installation à Brest. Le 18 mai 2000, je quittais la capitale pour la Cité du Ponant. Je découvrais la rade sous le soleil, la longue perspective de la rue Jean Jaurès, les fraises savoureuses de Plougastel, les balades en bord de mer, les marchés animés... Le travail m'a fait venir ici, dans cette ville en pleine mutation, en plein chantiers (économiques, industriels, urbanistiques...). Une ville où la culture occupe une place singulière, où les étudiants ont rapport particulier à la fête, où les goélands sont omniprésents, où le tonnerre rare résonne rageusement. Cette ville m'a ouvert les bras, comme à des milliers de visiteurs d'un jour, d'une décennie ou d'une vie. Et comme on ne passe pas à Brest, puisque c'est à la pointe, tout au bout, au bout du monde, puisque c'est un des seuls terminus ferroviaires et routiers du territoire métropolitain, je m'y suis posé (même si je lui fais de régulières infidélités...).
Le 09/05/2010 à 23:20
Aujourd'hui, 9 mai, c'était la Journée de l'Europe. Une Europe bien mal en point, justement. La crise financière vise depuis plusieurs semaines le budget de la Grèce et des états européens en déficit démesuré en général. Les speculateurs se sont emparés de ce problème de viabilité macro-économique et font maintenant peser de graves menaces sur notre système monétaire. Ceux-là mêmes qui ont été sauvés par les états occidentaux sanctionnent aujourd'hui l'endettement de ces derniers, dont une part est pourtant due au sauvetage des banques... En cette période de grandes difficultés économiques, de crise financière inédite, les gouvernements européens ne sont pas en pleine forme. Ils sont même particulièrement affaiblis sur leurs scènes intérieures. Les élections régionales dans une partie de l'Allemagne ont fait perdre au gouvernement d'Angela Merkel la majorité à la chambre haute. Les élections législatives en Grande-Bretagne n'ont abouti à aucune majorité claire à la chambre des communes. La Belgique sombre de plus en plus dans la division entre ses deux régions sur fond de nationalisme décomplexé. Plusieurs pays voient ainsi monter des partis nationalistes dans ler paysage politique, affaiblissant ainsi la place de l'Europe dans les politiques nationales. Les gouvernements italiens, espagnols ou même français ne sont plus aussi soutenus par les électeurs que lors de leur accession au pouvoir. Sans parler du gouvernement grec qui, en se retrouvant à devoir assumer la dette de ses prédécesseurs, est la cible des critiques, de la révolte même, de sa population. Le paysage européen n'est vraiment pas au beau fixe. L'Union Européenne n'a toujours pas trouvé de dimension politique forte, malgré la création du poste de Président du Conseil (qui a hérité d'une bien faible personnalité...). L'Europe, souvent illisible sur la scène internationale, ne parvient pas à donner une image de solidarité inter-états. Une monnaie attaquée, des gouvernements affaiblis, une union inaudible, voilà une Europe bien médiocre pour tenir son rang international, alors que les équilibres mondiaux sont bouleversés avec la montée en puissance des pays émergents. Une Journée de l'Europe bien morose, donc.
Le 18/04/2010 à 18:56
- Aucun article en février, aucun article en mars. Jusque-là, ce blog avait accueilli au moins un post par mois durant 59 mois. En février 2010, ce blog a fêté ses 5 ans. C'est pourtant à cette période anniversaire que les publications se faisaient moins nombreuses. Ca rechangera peut-être... - Le nuage islandais est en train de nous éloigner de Berlin. Comme des centaines de milliers de voyageurs depuis plusieurs jours, nous risquons de ne pouvoir nous envoler vers la capitale allemande, qui était au programme de cette semaine de vacances. Ca ne semble pas vouloir s'améliorer d'ici mardi matin... - Petite balade au bord d'un canal picard cet après-midi, histoire de profiter du soleil et de se dégourdir les jambes. La balade prévue pour 1h30 a finalement duré 2h30, les chemins ramenant du canal au centre-ville s'avérant moins nombreux que prévu. Petite balade de 12 kilomètres, quand même, c'est déjà pas mal...
Le 31/01/2010 à 17:03
Avec un mois de retard, je fais mon bilan kilométrique et nocturne pour l'année 2009. En 2009, j'ai encore beaucoup voyagé, beaucoup roulé en voiture... mais aussi beaucoup pris le train pour tous ces voyages professionnels et personnels... Le décompte est encore plus vertigineux que l'année précédente : 57.200 kilomètres ! La voiture reste majoritaire avec 65% des trajets, soit 37.500 km, mais recule nettement (85% en 2008) au profit du train, qui fait une belle remontée à 31,5% des trajets avec 17.970 km (contre 14,5% en 2008). Le reste fut parcouru en avion (1.650 km) ou en bateau (80 km). L'écart se resserre nettement entre les nuits passées à mon domicile brestois et d'autres villes : 187 nuits à Brest (51,2%) / 178 nuits ailleurs (48,8%) dont La Fère (98) / Ivry (11) / Amiens (9) / Hédé (8) / La Ferté-Bernard (7) / Merlimont (6) / Rennes (4) / Berrien (4) / Cesson-Sévigné (4) / Josselin (3) / Orly (3) / Paris (2) / Ouessant (2) / Dublin (2) / Cleggan (2) / Galway (2) / Killarney (2) / Saint-Aubin-des-Coudrais (1) / Lille (1) / Esquibien (1) / Lanester (1) / Avignon (1) / Milltown Malbay (1) / Dingle (1) / Shannon (1) / Auray (1).
Le 07/01/2010 à 00:26
En arrivant avec ma mère et ma soeur, il y a d'abord cette foule qui commence à s'amasser, ces visages, dont certains connus de nous, qui observent les proches dans la douleur, qui semblent compatir. On traverse les longues allées du cimetière, on avale les linéaires de tombes, avant d'arriver près d'un chapiteau sous lequel se trouve déjà l'urne, un portrait et les médailles de résistante. Devant le chapiteau sont disposées des rangées de chaises qui accueilleront bientôt les nombreuses personnes venues rendre hommage, les proches, les personnalités et la foule des anonymes qui la connaissaient. Au fur et à mesure que les gens approchent, il y a des retrouvailles avec ceux que l'on croise rarement, les échanges d'affection avec les plus proches, les banalités que l'on peut dire dans cet entre-temps d'attente avant la cérémonie pour laquelle tout le monde est venu là et à laquelle personne n'a vraiment souhaité participer. C'est là, au milieu de l'attente et du froid, que ma mère craque. Le visage d'abord crispé par les larmes retenues, par l'émotion qui saisit soudain plus fortement. Mes bras l'accueillent, dans ce geste réconfortant qui propose presque un refuge. Mes bras entourent ce corps fragile. Et ma mère s'écroule dans un sanglot douloureux, dans une plainte quasi enfantine. C'est l'enfant en elle qui pleure sa mère disparue. Le sanglot exprime toute sa détresse, le vide immense que laisse cette perte. Ma mère n'a plus de mère et c'est peut-être là qu'elle le réalise vraiment, elle qui l'avait pourtant vu partir neuf jours plus tôt. Après plusieurs minutes de sanglots inconsolables au creux de mes bras, elle redresse la tête, sèche ses larmes et affronte de nouveau le regard des amis qui approchent... Un peu plus tard, c'est la cérémonie elle-même. Il y a la série de discours officiels, protocolaires. La ville, le conseil général, les anciens combattants, les vétérans. Chacun a adapté son discours à l'implication politique de ma grand-mère au sein de sa collectivité ou de son association. Chacun a adapté la durée de sa allocution pour tenir compte aussi de la météo, de ce froid glacial qui tétanise les membres depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Puis, vient mon tour. C'est à moi que revient la délicate mission de parler de la femme, de la mère et de la grand-mère, d'une dimension plus humaine de celle qui nous a quittés. Comme pour mon grand-père quelques mois auparavant, je dois livrer en quelques minutes des bribes d'émotion familiale, rendre hommage avec des mots sans doute moins protocolaires, plus intimes. Je prends donc place derrière le pupitre et déplie les feuilles rouge sang sur lesquels j'avais recopié mon discours. Et là, plus rien. Aucun son ne veut sortir de ma bouche. Le souffle court, les yeux humides, il me faut reprendre lentement ma respiration pendant plusieurs dizaines de secondes afin de pouvoir enfin articuler quelques mots. Mais sitôt cette première petite victoire remportée que l'émotion me submerge de nouveau, me serre la gorge et m'empêche de poursuivre sans une nouvelle pause. Régulièrement saisi par l'émotion, percevant çà et là des bribes de pleurs, parfois de lamentations qui m'arrivent des bancs familiaux, les quelques minutes de ce discours me paraissent interminables, presque pénibles... tout en étant profondément fier de pouvoir ainsi rendre hommage à ma grand-mère par les mots que j'ai choisi avec le plus de précision possible. Un dernier adieu qui aura été, j'espère, à la hauteur de sa vie et des valeurs transmises.
Le 05/01/2010 à 22:16
Au milieu d’une classe baignée par la lumière, on distingue une silhouette parmi les écoliers. Rassemblés autour de cette femme, les enfants écoutent son récit avec attention et curiosité. Cette femme, c’est Odette. Elle est venue témoigner de son expérience de résistante pendant la seconde guerre mondiale. Comme elle a pris l’habitude de le faire depuis des années, elle veut transmettre aux générations suivantes ce témoignage vivant d’un engagement, d’un combat pour la liberté ; elle veut délivrer un message d’espoir et d’émancipation, faire comprendre aux plus jeunes que leur avenir est entre leurs mains. Odette a accompli ce devoir de transmission tant que son corps le permît, il y a quelques semaines encore... Un devoir civique autant qu’une profonde volonté d’échange. Car l’humanisme, l’altruisme ont guidé son parcours. Nourrie de chaque rencontre, enrichie par chaque échange, elle n’a cessé de placer autrui au centre de ses préoccupations. Jusqu’à cette dernière période douloureuse, ce n’est pas son propre sort qui l’inquiétait, mais encore et toujours celui du monde, de ses citoyens, celui de sa famille. Depuis des mois, elle a voulu préparer ses proches à l’acceptation de son départ, faisant preuve d’un courage et d’une détermination implacables. Jusqu’à ce soir de Noël où elle eût la force de dire au revoir à toute sa famille rassemblée. Toute sa vie, notre grand-mère s’est battue avec ferveur pour améliorer les conditions de vie de son prochain. Pour sa famille, au sein d’associations ou dans les instances politiques où elle agît, c’est cet idéal qui l’a guidée. La devise républicaine n’était pas qu’une suite de trois mots parfois lourds à porter, elle trouva en elle une véritable incarnation : la liberté pour laquelle elle se battît toute jeune dans son Languedoc natal ; l’égalité qu’elle défendît pour les femmes ou pour les autres cultures tout au long de son parcours politique ; la fraternité qui guidait constamment son action et illuminait son visage lors de chaque rencontre, l’oeil vif. Ces valeurs, enrichies des idéaux de progrès et de paix, ont réuni nos grands-parents très tôt sur les mêmes terrains de résistance. L’engagement politique d’Odette et Jacques D. jalonne leur existence, cimente leur amour. Leurs carrières politiques se tressent comme l’ADN de leur couple, chacun à son échelon de responsabilité : international, européen, national, régional, départemental, local... il n’y a pas vraiment de retraite pour ses convictions et tant que le corps suit, on agit, main dans la main. Et quand l’autre s’en va, on perd l’équilibre. Après 65 ans d’accompagnement, de partage, notre grand-mère, qui paraissait si inoxydable, a encaissé ce départ jusque dans sa chair. Pendant quinze mois, elle découvrit la solitude, renforcée par sa perte d’autonomie et son isolement du monde. On comprend que subir cela fut insupportable pour celle qui s’était permis de choisir tout au long de sa vie. Mais pour ne pas perdre totalement ce libre-arbitre, elle voulut choisir elle-même sa sortie de scène et, au préalable, s’organiser une dernière année de célébration de toute son existence. De l’Alsace et la Lozère de ses parents à cette croisière ensoleillée dans le sillon de la première partagée avec son mari, en passant par la Bretagne, Toulouse ou la Ferté-Bernard, c’était la tournée d’adieux d’une artiste de la vie. Car tout en acceptant l’idée de la mort, c’est la vie que notre grand-mère a célébrée, toujours emplie de cette générosité qui l’animait. La vie, qu’elle a su remplir de couleurs et de saveurs autant que de valeurs. Une vie riche de mille combats philanthropiques, une vie sans compromis. Aujourd’hui, mamie, tu rejoins ton époux, ton compagnon de vie. Aujourd’hui, vos enfants et petits-enfants rassemblés dans la tristesse de cet instant témoignent du formidable héritage moral que vous leur léguez pour toujours. La conscience politique et l’engagement que vous avez su incarner avec tant de force et de détermination ne peuvent que guider notre propre chemin. Discours d'hommage de Fabien A. pour sa grand-mère Odette D. prononcé le mardi 5 janvier 2010 au cimetière d'I.
Le 04/01/2010 à 13:22
On nous a vendu pendant des mois, par voie de presse, que la pandémie était à nos portes, qu'il fallait absolument commander en mai dernier 94 millions de doses de vaccins contre la Grippe A H1N1... et finalement on admet aujourd'hui qu'il y a un stock considérable et proposer à d'autres pays de racheter les millions de doses de vaccins non écoulés. Quel scandale ! Certes, il y a le principe de précaution et nous aurions pu reprocher à nos dirigeants un manquement lourd à ce principe, mais plusieurs experts s'étaient émus avant l'été de la disproportion des mesures préventives prises par le gouvernement (comme Marc Gentilini). Bien d'autres causes sanitaires n'obtiennent pas le centième des 1,5 Milliards d'euros consacrés à cette potentielle pandémie. Ce fiasco est d'ores et déjà pointé par les parlementaires de l'opposition, bien sûr, mais aussi certains membres de la majorité : le PS et le Nouveau Centre réclament une commission d'enquête parlementaire. Il faudra faire la lumière sur cette opération calamiteuse... et bien rentable pour les grands laboratoires pharmaceutiques ! Cette opération de communication est surtout, depuis le début, une opération anxiogène, qui a sans doute pour but d'effrayer la population et de faire taire les divergences politiques sur d'autres dossiers importants.
Le 01/01/2010 à 23:44
Classement de mes 10 meilleurs films pour l'année 2009. J'ai vu 60 films en salle cette année, un record depuis des années. Sur tous ces films, cette sélection de dix célèbre des oeuvres dont l'engagement politique et les partis pris esthétiques m'ont marqué. Qu'ils revisitent notre histoire, qu'ils interrogent notre conscience commune ou qu'ils prennent des exemples intimes pour mieux saisir l'universalité des sentiments humains, ces films se placent en tête de cet humble palmarès... 1 - Un prophète 2 - The reader 3 - Avatar 4 - Slumdog millionaire 5 - Welcome 6 - La vague 7 - Les noces rebelles 8 - Le ruban blanc 9 - Là-haut 10 - Le bal des actrices
Le 01/01/2010 à 13:56
Le 10/12/2009 à 00:33
Il faudrait supprimer l'enseignement de l'histoire et de la géographie en classe de terminale pour la section scientifique du bac général ! L'histoire du monde, ses civilisations, ses cultures, ses conflits, son fonctionnement politique et institutionnel, sur les pays du monde, les continents, leur constitution géologique ou démographique... à quoi bon apprendre tout cela aux jeunes gens !? Dans le cadre de la réforme des lycées, on parle aujourd'hui de supprimer l'enseignement de l'histoire-géographie en terminale scientifique. On renoncerait ainsi à instruire sur notre monde. Les élèves de section scientifique n'auraient pas besoin de cette base de connaissance pour la suite de leur parcours (étudiant puis professionnel) ? Il est pourtant important de savoir d'où nous venons, pour mieux savoir où nous sommes et où nous allons. C'est sans doute cela qui est ainsi attaqué. C'est une nouvelle preuve de la guerre idéologique que notre gouvernement a déclaré à l'instruction. Moins vous avez de références à votre histoire et au monde dans lequel vous évoluez, moins vous aurez la conscience de discuter les décisions politiques, à prendre en main votre destin collectif, à infléchir l'action publique... Le champ est alors libre pour toutes les injustices et autres dérives anti-démocratiques. C'est une part de conscience civique et d'autonomie citoyenne qui risque de disparaître avec cette réforme néfaste !
Le 29/11/2009 à 14:23
Les Français ne sont pas si généreux que ça, nous dit-on. Il y a des causes (humanitaires, sanitaires) qui mériteraient surtout que l'Etat se montre plus généreux. Depuis la semaine dernière, la polémique a éclaté sur les dispositifs de dons permettant aux Français de soutenir telle ou telle cause. Pierre Bergé a jeté un pavé dans la mare, à la fois comme président du Sidaction et comme grand mécène millionnaire. L'homme n'a plus à prouver sa propre générosité. A l'occasion d'une longue interview sur France Info, il a dénoncé avec force la concentration indécente des dons sur le Téléthon, au détriment des autres causes. Même si le propos était particulièrement virulent, voire agressif, je ne peux que soutenir le fond de ce qu'il a voulu exprimer. Le Téléthon est, au départ, une formidable démonstration de solidarité au sein de la population française. Des centaines de milliers de Français participent pendant tout un week-end (parfois même en amont) à des actions spectaculaires, à des défis audacieux, pour rallier à leur cause la plus grande part de la population et augmenter les promesses de dons. Mais au fil du temps, le Téléthon a viré à l'opération marketing, à la course à l'échalote. On pousse les téléspectateurs à donner, à augmenter leurs dons, à grands renforts de séquences lacrymales, de présentations d'enfants malades. On culpabilise les Français quand, d'une année à l'autre, le cumul des dons n'augmente pas, ou pas assez. A côté de ça, les autres causes humanitaires et sanitaires ne recueillent pas autant de dons. Il y a un écart criant entre le soutien apporté à l'une et aux autres. Un écart inquiétant, qui devient, avec le temps, indécent. Comme quand - dans un autre registre, pourtant pas si éloigné - l'Etat investit 1,5 Milliard d'Euros pour acheter près de cent millions de vaccins contre la Grippe A et rechigne à consacrer davantage de crédits à la recherche médicale. Alors, il ne s'agit pas de condamner le Téléthon ou d'inciter à moins de dons, mais bien de souhaiter une meilleure répartition entre les destinataires. Comme cela a été évoqué depuis dix jours que la polémique a circulé, on pourrait élargir le champ d'une manifestation comme le Téléthon à l'ensemble des causes sanitaires et médicales. Les dons seraient peut-être même accrus. Il faudrait ensuite procéder à une répartition en fonction de l'urgence des recherches développées, en fonction des publics concernés... La polémique lancée volontairement par Pierre Bergé permettra peut-être d'améliorer le cadre d'appel à la générosité des Français. C'est ce qui pourrait arriver de mieux après ce cri d'alarme.
Le 13/11/2009 à 17:52
Hier soir, dans l'émission d'actualité de France 5, C dans l'air, consacrée à la question de l'homoparentalité. Encore des déclarations scandaleuses et polémiques de Christian Vanneste, député UMP, qui se déchaîne régulièrement contre les homosexuels et l'homosexualité...