24/02/2005NiceAujourd'hui, je pars avec ma compagnie de théâtre en voyage, en tournée, à Nice pour jouer un de nos spectacles.
3000 km (A-R) en six jours. Deux petits jours sur place. Pas vraiment de quoi en profiter.
Mais c'est toujours sympa de partir en tournée. La route. Les hôtels. Les restos. Ambiance particulière...
J'espère ne pas être déçu par ce que vous écrirez ici en mon absence...
A bientôt ! 23/02/2005Jeux OOOOOlympiquesJe rebondis ici sur les nombreux propos échangés sur le blog de Doddy91.
Moi aussi, je soutiens la candidature de Paris aux JO de 2012.
Moi aussi, je pense que cela représentera une opportunité d'amélioration des systèmes de transports, d'information, d'équipements (sportifs, culturels...).
MAIS (car il y a un mais)
Je ne crois pas qu'on puisse décemment mettre en concurrence de quelque manière que ce soit une journée de grève nationale et la visite du Comité International Olympique.
Les membres du CIO connaissent Paris et son dossier de candidature en dehors du contexte de grève. Ils savent que les grèves en juillet-août n'existent pas, même dans ce pays si contestataire (ouh, les vilains manifestants...) Il serait mesquin de leur part (comme de ceux qui brandissent ce chantage politicien) d'accuser un mouvement social au printemps 2005 de la défaite de Paris pour l'organisation des jeux de l'été 2012 !
Comment osez-vous, chers internautes de droite, aligner ici des arguments populistes comme vous le faites sur le blog pré-cité depuis tout à l'heure ?
Vous dénigrez le travail des fonctionnaires, alors que vous en profitez chaque jour. Vous regrettez de payer trop d'impôts, alors que votre gouvernement les baisse (pour ceux qui en payent beaucoup et qui n'en ont pas autant besoin que ceux qui "galèrent" vraiment) au détriment des services publics. Vous accusez la baisse de qualité de service des entreprises publiques, voulant aller toujours plus loin dans leur libéralisation, alors que l'on voit les désastres que cela occasionne régulièrement aux quatre coins de l'Europe (rail et électricité en Angleterre, Espagne, Allemagne... par exemple)
Oui, certains descendent dans la rue. Non pas pour défendre leurs privilèges, mais pour défendre le service public auquel chacun a droit. Pour préserver les acquis pour lesquels nos anciens se sont battus, parfois au péril de leur vie. Ne l'oubliez pas, jeunes libéraux arrogants !
La sécurité sociale, la retraite par répartition (pour ne citer que ça) sont des avancées sociales obtenues par le Conseil National de la Résistance en 1945, au moment de remettre sur pieds ce pays qui avait capitulé 5 ans plus tôt, fermant les yeux sur l'horreur nazie.
Ces acquis sociaux ont été gravement remis en cause par le gouvernement que vous soutenez. L'éducation nationale, la recherche, la culture... sont régulièrement attaqués par la majorité de droite du parlement, par les ministres qui ne connaissent visiblement pas de problème pour loger leur famille ou leurs amis dans la capitale...
Je mélange un peu tout, comme vous !!
Mais ne mélangeons surtout pas les avantages que peut représenter l'organisation des Jeux Olympiques et la nécessité de défendre ce qui fera demain notre qualité de vie et celle de nos enfants (même si la plupart d'entre nous n'en aura pas, mais il faut voir plus loin que le bout de son nez...) 22/02/2005JOY'S SURPRISE !
un petit best-of (subjectif)
(période : 17/02-20/02) 21/02/2005BackgroundTout a commencé avec quelques remarques concernant mon fond de blog, notamment la dernière en date d'Arnieoflovers : "Je suis amoureux de votre background !"
Effectivement, il n'est pas le seul, certains m'ont déjà dit ça. Je ne peux que répondre que j'en suis content.
A défaut de m'aimer moi (ou de me le dire) on aime mon fond d'écran !
C'est déjà pas si mal !
On dira bientôt que j'ai bon fond !!
Ce sera encore mieux... on avance, on avance... c'est une évidence...
;-)
(PS pour d'anciens lecteurs : oui, vous ne rêvez pas, je recycle un peu un ancien post, pour remettre ce sujet à la "une"...) OphtalmoAujourd'hui, RV chez l'ophtalmo à 10h15.
Après plus de 6 ans sans contrôle et vu ma fréquentation accrue de l'écran d'ordinateur, j'avais pris rendez-vous pour ce 21/02 il y a déjà 1 mois et demi (c'est hallucinant les délais...)
Je suis épaté. Rien ! Parfait ! Ma vue n'a pas changé : pas besoin de lunettes.
Bon, évidemment, il m'a conseillé de ne plus rester 12h par jour devant mon tamagoshi !... 20/02/2005Blogs, Joy et polémique...Certains "doyens" de ce site ont l'air préoccupés depuis 2 jours de constater qu'un nouveau nommé JOY se permet de ne mettre dans son journal que des images - plus ou moins intéressantes, d'ailleurs - comme des propositions d'humeurs, de sensations, de pensées... comme chacun ici tente de le faire, le plus souvent par les mots.
Le débat a même atteint du haut niveau en parlant d'art. Je ne crois pas que la retouche sous Photoshop soit de l'art.
Mais il était juste hier d'aborder la question de la liberté d'expression. Un espace comme celui-ci, si rare, est à préserver et à ne pas "scléroser" !
La pertinence de tel ou tel article est laissée à l'arbitrage de chacun. Si untel parle de sa dernière aventure sexuelle pendant 80 lignes, on le taxe rarement d'emmerdeur.
Si ça dérange, c'est déjà que ça interpelle. Que ça ne laisse pas indifférent. Tant mieux pour lui !
Le contenu de chaque blog est une affaire personnelle. Derrière le terme de "journal des inscrits" n'y a-t-il pas maldonne, abus de langage ? Il me semble qu'il ne doit s'agir que dun moyen pratique de voir les derniers posts. Je ne crois qu'il soit ici question d'un tout, d'un "mega-blog", où l'on doive chercher une cohérence et une parfaite harmonie.
Ce sont des réflexions en cours... pas des certitudes...
Dans le seul but, évidemment, d'augmenter le nombre de commentaires sur mon propre blog ;-)) Amadis proposait Jaurès hier soir, alors je rajoute Luther KingDiscours prononcé par Martin Luther King Jr, sur les marches du Lincoln Memorial,
Washington, D.C, le 28 août 1963.
« Il y a cent ans, un grand Américain, qui jette sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Emancipation. Cet arrêté d'une importance capitale venait porter la lumière, comme un phare d'espoir, aux millions d'esclaves Noirs, marqués par les flammes d'une injustice foudroyante, et annonçait l'aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité. Mais un siècle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchainée par la discrimination.
Un siècle plus tard, les Noirs représentent un ilôt de pauvreté au milieu d'un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, les Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons ici aujourd'hui pour dramatiser notre condition effroyable.
Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d'un chèque. Quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque américain. C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.
Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a manqué à cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunités nationaux. Alors nous venons exiger notres paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.
Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l'Amérique d'urgence absolue de ce moment. Ce n'est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillée de la justice raciale. Il est temps d'ouvrir les portes de l'opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale jusqu'au rocher solide de la fraternité.
Que la nation ne tienne pas compte de l'urgence du moment, qu'elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu'à l'arrivée d'un automne vivifiant qui amènera liberté et égalité. L'année 1963 n'est pas une fin, mais un début.
Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s'exprimer avec force auront un fàcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n'était. L'Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquillité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droits civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu'au jour où la lumière de la justice arrivera. Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d'actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l'amertume et de la haine pour assouvir notre soif.
Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique la force de l'âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, on le voit par leur présence ici aujourd'hui, se sont rendus compte que leur destin dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.
Et quand nous marchons, nous ne devons jurer d'aller toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, "Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons étre satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes.
Nous ne serons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne serons être satisfaits tant qu'un Noir en Mississippi n'aura pas le droit de voter et qu'un Noir à New York ne verra rien pour lequel on peut voter. Non, non, nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchaînera comme les eaux, et que la justice sera comme un fleuve puissant.
Je ne suis pas sans savoir que certains d'entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d'entre vous viennent directement des cellules étroites des prisons. Certains d'entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissé meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière.
Vous êtes les vétérans de la souffrance créative. Persévérez dans l'assurance que la souffrance non méritée vous apportera rédemption.
Retournez dans le Mississippi, retournez en l'Alabama, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d'une manière ou d'une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée du désespoir.
Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j'ai quand même un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.
J'ai un rêve qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de sa croyance : "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux".
J'ai un rêve qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
J'ai un rêve qu'un jour même l'Etat de Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
J'ai un rêve que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.
J'ai un rêve aujourd'hui.
J'ai un rêve qu'un jour l'Etat de l'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noirs pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et soeurs.
J'ai un rêve aujourd'hui.
J'ai un rêve qu'un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne seront nivellées, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront fait droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.
Ceci est notre espoir. C'est avec cet espoir que je rentre dans le Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.
Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon Pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pélerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse."
Et si l'Amérique veut être une grande nation, ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes de New York. Que la liberté retentisse des Hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!
Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado!
Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie!
Mais aussi que la liberté retentisse Des Stone Mountains de la Géorgie!
Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee!
Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupinière du Mississippi! Que la liberté retentisse!
Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque Etat et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs, Catholiques et Protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir :
"Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu tout-puissant, merci, nous sommes enfin libres! » 19/02/2005Lumière
Cinéma
LE PROMENEUR DU CHAMP DE MARS (+++)
Vu hier cette biographie du Président. D'ailleurs il reste "le Président". Un Président qu'une ancienne camarade de résistance appelle François... mais aucune citation du nom de famille de Tonton. Il s'agit plus d'une figure historique, en fait.
Michel Bouquet accomplit ici une performance suffisamment subtile pour ne pas sauter aux yeux : on ne voit ni Bouquet, ni Mitterrand. La figure qu'il représente semble familière a plein de moments. Un regard tendre qui peut se faire cruel. Une indifférence toute revendiquée. Un rire tonitruant qui attendrit mais peut aussi glacer. Une silhouette connue aussi , qui a accompagné mon apprentissage de la politique tout au long de l'enfance et de l'adolescence. J'ai réalisé que je suis de la "génération Mitterrand", sans avoir jamais voté pour lui...
Guédiguian ne signe pas une grande réalisation d'un point de vue esthétique, mais une très juste évocation de la figure charismatique de l'ancien Président. C'est aussi pour ça que le quotidien n'y a pas vraiment sa place, comme ces incursions dans la vie privée, sentimentale, du jeune journaliste (Jalil Lespert). Les anachronismes ou chamboulements temporels (discours de 71 replacé dans le contexte de 94, par exemple) ne sont pas du tout gênants, comme les décors volontairements plus évocateurs que réalistes (l'Elysée entre autres). Ils participent de cette volonté apparente de ne pas reconstituer une vérité, une véracité historique, mais de poser un regard et une ouïe attentifs sur la fin du règne de celui qui se considérait comme le dernier monarque français. Mitterrand a beau avoir été le fossoyeur français du communisme (si cher à une bonne partie de ma famille), il a aussi été le premier Président socialiste. Celui par lequel la gauche pouvait retrouver une crédibilité au pouvoir, qu'elle n'avait plus exercé depuis le Front Populaire. Le discours de Liévin ou l'extrait de celui d'Epinay peuvent paraître en terrible décalage avec la réalité politique de notre pays. Mais Mitterrand détestait l'argent. Il a défendu jusqu'au bout que la gauche ne se coupe pas de sa base ouvrière, salariale. Et pourtant, c'est au cours de ses deux mandats que l'Europe s'est affirmée comme une machine économique négligeant le social.
Finalement, on partage ici quelques-unes des dernières pensées, des dernières colères, des derniers élans (notamment mystique) d'un grand homme. On retrouve son fantôme, son souvenir. Avec émotion, fascination... avec le recul critique dont certains abusent volontiers.
Moi aussi...
Il fallait bien que je participe à l'excitation imagière du moment... Société de consommationFin des soldes d'hiver. La ruée des consommateurs désespérés vers les rayons de fringues, alors que Noël a déjà mis à sec leur compte en banque.
Pour la première fois depuis bien longtemps, je n'ai pas fait les soldes cette année. Pas le temps, trop de boulot. Pas d'argent. Pas envie. Jusqu'au dernier jour. Ce samedi 12 février, j'ai craqué... en passant devant le BHV à Paris, j'ai finalement acheté un jean Springfield à -50%.
Comme je n'allais pas super bien, j'ai remarqué que cet achat compulsif avait soulagé mon angoisse du jour... Ce jour-là (et ce n'était sans doute pas la première fois) j'ai acheté ma sérénité au rayon fringues d'un grand magasin ! Vertigineux.
Deux jours plus tard, j'ai eu beaucoup de plaisir à parcourir les trois kilomètres d'expositions de meubles Ikéa. Un exercice auquel je ne m'étais pas adonné depuis plus de cinq ans. Je ne pouvais rien acheter (les TGV vers la Bretagne ne sont pas encore équipés de compartiment marchandises...) Heureusement. C'est le magasin où l'on trouve toujours un truc à ramener. Quand ce n'est pas un canapé ou une étagère, c'est une lampe ou un cadre... Là, rien. Mais du rêve. Le rêve d'un grand appartement ou d'une maison à équiper, à meubler, à décorer exactement comme j'en ai envie... Un idéal ?
Finalement, je me vois à la place d'Edward Norton dans "Fight Club".
18/02/2005Résultat politest« Vous vous situez à gauche.
Les partis dont vous êtes le plus proche (dans l'ordre) :
1. le Parti Socialiste
2. le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement
3. le Parti Radical de Gauche (PRG)
mais vous êtes plus conservateur sur les questions liées à l'évolution des moeurs. »
Moi qui me considère plus communiste que chevènementiste... le PC ne vient même pas en 3ème... Le Figaro fait dans le Baltique...Petite brève politico-médiatique du jour :
Alors que je m'apprête à retrouver ce soir la figure de Tonton sur grand écran, je tombe ce matin sur une pub du Figaro (journal que je lis tous les matins, on s'en doute) qui représente un chien fièrement posé sur une pile de journaux (je n'ai pas tous les détails de l'affiche, aperçue en coup de vent). Ce qui m'a frappé, c'est que le chien choisi pour cette campagne de com' du premier journal de droite de France est un labrador noir.
La question qui m'est tout de suite venue à l'esprit est :
y a-t-il derrière ce choix la volonté de coller à la "mode" ambiante, qui veut qu'on profite de la sortie du film de Guédiguian pour ressortir toute l'imagerie mitterrandienne... en l'occurrence l'image de son fidèle chien Baltique ?
Certains diront que l'ex-président n'a pas le monopole (du cœur... merci Valéry, mais c'est pas exactement ce que je voulais dire), le monopole des labradors noirs. D'autres considèreront que je suis hors-sujet puisqu'il s'agit ici d'un organe de presse référencé à droite sur le fameux échiquier politique français. Moi, j'ai trouvé en cette image une étrange coïncidence... un opportunisme médiatique. 17/02/2005Rue Saint-MaloIl ne sera pas question ici de mon camarade malouin du milieu hospitalier, mais d'une vieille rue à Brest.
La seule vieille rue (ou presque). Un des rares vestiges du passé de la Cité du Ponant (l'autre nom de Brest, pour ceux qui ne savent pas). Un endroit où l'on retrouve un peu de ces vieilles pierres qui manquent terriblement à cette ville ravagée par les bombes libératrices de nos alliés d'Outre-Atlantique.
Une association s'est créée il y a quelques années pour préserver les maisons et pavés en ruine, pour défendre une réhabilitation des lieux (en partie militaires, en partie à l'abandon) et pour y réinsuffler un peu de vie, notamment en y programmant des festivals et autres rassemblements artistiques et citoyens...
Mais aujourd'hui, les pouvoirs publics ont décidé de faire une croix sur cette parcelle de terre chargée d'histoire et de plus en plus vivante... ils prévoient de déloger nos camarades militants de leur maison et de tout raser !!
Battons-nous pour ne pas céder aux promoteurs immobiliers et aux impératifs économico-touristiques !
Vous pouvez retrouver des informations complémentaires sur le site de Vivre la Rue
(C'était le message citoyen du jour...) Décollage / décalageJe viens de recevoir un mail d'Air France (oui, je suis abonné Fréquence Plus...)
Ils me disent gentiment :
"Envie de vous envoler ?
Venez vivre la magie !
du 15 février au 24 mars 2005
Transport et séjour gratuits pour vos enfants
à Disneyland Resort Paris"
Chouette, les enfants, je vous emmène voir Mickey le week-end prochain !!! PonctuationOn a tendance à la négliger sur le net, mais elle existe toujours, avec ses codes et ses règles : la ponctuation !
Article intéressant des correcteurs du Monde...
http://... Cinéma
Aujourd'hui, je vais commencer ce qui occupera sans doute une place importante dans ce journal, vu la place que ça occupe dans ma vie... LA CHRONIQUE CINEMA !
Ca peut paraître pompeux, mais c'est sans prétention.
Je ne suis pas critique cinéma, je ne cherche pas à influencer les goûts de qui que ce soit, simplement cinéphile, voulant partager ces expériences.
Je vais le plus souvent possible au ciné, motivé par mon métier (metteur en scène de théâtre et comédien théâtre/ciné) et par la volonté d'en voir le maximum pour ne pas passer à côté des meilleurs (ça m'arrive quand même parfois, malheureusement)
Alors évidemment, je me mange des navets, des grosses prods américaines (ce qui n'est parfois pas si déplaisant que ça) ou des films "prise de tête" (idem) mais j'ai aussi de très bons souvenirs de spectateur dans les salles obscures... ces moments particuliers où la magie du 7ème art opère, où l'on oublie que l'on est là, dans cette salle, emporté dans un autre monde, une autre réalité...
Je ne parlerai ici que de ce qui le mérite, ce qui m'a plu, voire enchanté, comme ce qui m'a déçu, voire révolté...
Je commencerai donc aujourd'hui par un film vu il y a déjà deux semaines :

LA MARCHE DE L'EMPEREUR (++)
Documentaire animalier qui est devenu pour moi une fable de la vie...
Voir ces manchots empereurs guidés par leur seul instinct, sortir de l'eau pour traverser des dizaines de kilomètres de banquise antarctique afin de retrouver cet endroit plus tranquille (cela est relatif, par -40°) où ils savent qu'ils pourront donner la vie !
Voir ces animaux perdus dans le désert polaire, se rassembler, se rencontrer, apprendre à "connaître" l'autre, l'aimer (cela paraît bizarre d'employer ces mots pour des animaux, mais c'est ce que l'on peut ressentir en les observant dans ces moments de parade nuptiale d'une extrême tendresse)
Voir le don de soi que ces adultes vont faire pour que les petits qui s'apprêtent à arriver en ce monde, puissent y survivre... en allant au bout de leurs forces, parfois en risquant leur vie (et du coup celle de leur progéniture)
Sentir la mort qui rôde à chaque instant de cette extraordinaire aventure de la vie !
Ecouter le vent, le bruit sourd et menaçant de la banquise.
Ecouter les notes lumineuses d'Emilie Simon, qui apporte tant à la beauté de l'oeuvre avec ses accents "björkiens"...
Tant de choses qui continuent de m'accompagner plusieurs jours après cette expérience !
16/02/2005Retour...Me voilà de retour at home...
Latitude 48°23', Longitude 4°29'
Ca fait du bien !
Comme je le supposais, mon séjour parisien n'a pas été très reposant.
Du monde à voir, évidemment (famille, amis).
Mais aussi parce que je ne me suis pas vraiment reposé l'esprit.
Je rumine un peu en ce moment. Ca passera.
A., mon plus vieil ami (du haut de nos 28 ans, on se connait depuis 20 ans), pense que tout cela est du (chez lui aussi) à l'approche de la trentaine...
ah bon ? déjà ?
Quelques questions existentielles ressurgissent ces derniers temps, sur mon rapport aux autres (à ma famille notamment) sur mon rapport à la vie et à la mort... quelques prises de tête qu'il va falloir affronter pour avancer... 10/02/2005ParisJe suis originaire de Paris, j'ai grandi en proche banlieue parisienne, j'ai longtemps aimé Paris au point de ne pas imaginer vivre ailleurs... on peut (presque) tout faire/trouver à Paris...
Mais aujourd'hui je vis en province, à Brest, j'y travaille, j'y ai des amis... depuis bientôt 5 ans.
J'ai remarqué depuis l'année dernière que je n'ai plus le même plaisir à retourner à Paris, à retrouver la capitale grouillante, le speed parisien qui me convenait tant.
Je ne me sens plus vraiment chez moi, juste de passage chez les parents, les amis.
Les premiers temps, quand je revenais, j'avais tellement de monde à voir, ces parisiens curieux de savoir si ma vie en province n'était pas en train de m'anéantir... mais le temps a fini par faire le tri, tout seul, et seuls les vrais amis sont restés... du coup, je n'ai plus autant un emploi du temps de ministre lors de ces escapades parisiennes...
Je me suis même surpris l'été dernier à m'y ennuyer (faut dire que j'attendais désespérément de revoir quelqu'un depuis plusieurs jours).
Demain, je pars pour cinq jours à Paris.
Quelques jours de break que je m'accorde autant pour la fatigue accumulée que suite à ma "déception sentimentale" de la semaine dernière.
Vais-je vraiment profiter de ces jours off ?
Saurai-je me ressourcer auprès de mes proches et profiter de tout ce que la capitale peut offrir de mieux ?? 09/02/2005Tout n'est que commencement...Voilà les claques que je me suis pris. Je constate que je reproduis les mêmes erreurs. Que je ne sais pas rester simple, que j'ai besoin d'anticiper, de faire des plans sur la comète, parfois jusqu'à me couper de la réalité des sentiments de l'autre, en face.
S. pense que l'amour ne peut exister entre deux êtres du même sexe. Comme une fatalité, il pense que nous ne pouvons connaître "que" désir, attirance, connivence... mais pas ce sentiment majeur qu'est l'amour. Il idéalise. Moi aussi. Chacun à notre manière. Mais je finis par me dire, également, que je ne peux pas vraiment aimer...
Peut-être aussi parce que j'ai voulu décréter que j'étais amoureux. On ne peut pas le décréter. Comme on ne décide pas que telle personne devient un ami.
Les rencontres par internet instaurent dès le départ une étrange manière de percevoir l'autre. Une réalité virtuelle, partielle. Et pourtant je suis encore en ligne... Repetita...L'Acte IV commence en même temps que l'été 2004. La saison des rencontres. Après un mois de déprime, de désenchantement, je décidais de prendre le taureau par les cornes et de profiter de cette situation de célibat involontaire pour rencontrer de nouvelles personnes.
Internet permet cela assez facilement quand on ne veut pas fréquenter les lieux de drague ou les bars gays. J'ai découvert cette chose étonnante de dialoguer assez rapidement (et longuement) avec quelqu'un qu'on ne connaît pas du tout, sans l'avoir en face de soi...
Un soir de juillet, vivant mes dernières heures dans l'appart partagé avec S., après avoir avalé "Super-size me", dans un état nauséeux qui m'avait mené sur la plage où un bon petit blues et la présence de l'eau tout près avait eu raison de mes glandes lacrymales... je trouve refuge sur un certain site de chat gay et rencontre un rennais, M.
Tout de suite, sa photo me plaît, mais surtout il travaille aussi dans le spectacle et nous "parlons", sans voir le temps passer, de nos vies, de nos métiers, de nos passions... Il m'incite à installer msn et nous correspondons toute la semaine avant de nous retrouver à Rennes le week-end suivant. Moi déjà accro, lui séduit... Je rencontre un nouveau partenaire. Son crâne rasé, ses petits yeux bleus, son accent du sud-ouest, sa tendresse... Je crois être amoureux... Je vais trop vite. Sans doute pour combler le vide laissé après ma rupture. Je n'aime pas la solitude, cette solitude qui m'a été imposée en quelque sorte. Mais déjà je reproduis certaines erreurs, en aimant mal, trop fort, jusqu'à étouffer. En voulant avoir des preuves que je compte pour l'autre... Je l'ai épuisé... et il se projetait déjà ailleurs, avec un autre garçon...
Le travail m'a permis de surpasser ces déceptions. En pleine préparation de ma nouvelle mise en scène, je n'ai plus cherché à faire "la" rencontre... j'ai croisé quelques mecs sympas, quelques potes du net... J. et S². notamment, deux petits gars avec qui j'ai passé de nombreuses heures à dialoguer et que j'ai voulu rencontrer en live en novembre, sans penser à aller plus loin que cette rencontre, pour mettre un "vrai" visage sur leurs écrits.
Il y a eu D. et M². qui ont partagé mon intimité quelques temps... sans vraiment y croire (moi)... sans y chercher une relation durable.
Et un jour de novembre, un jeune artiste de 20 ans, habitant Dijon me contacte. Nous échangeons avec simplicité sur l'art, sur la vie, sur les sentiments... je le sens de plus en plus attiré. Finalement, je quitte M² pour lui. Il y a une sorte d'évidence que je ne dois pas passer à côté de lui, que nous pouvons faire un bout de chemin ensemble, que nous allons nous apporter beaucoup de bonheur. C'est ce qui se passe quand T. me rejoint à Brest dix jours plus tard, quand nous nous retrouvons chez lui pour passer à une nouvelle année. Son charme ne m'a pas laissé insensible. Sa passion et sa sensibilité d'artiste me semblent idéales pour envisager du long terme.
Nous savons déjà que l'éloignement géographique ne sera pas simple. J'appréhende ce mois de janvier où nous savons que nous ne pourrons nous retrouver. Internet et les portables ne nous coupent pas l'un de l'autre. Heureusement. Mais il y a le revers de la médaille : nous nous installons dans une sorte de routine en se retrouvant chaque jour à travers ces outils technologiques qui ne remplacent évidemment pas le contact réel, qui ne se substituent pas à la présence de l'autre, qui n'empêchent pas le manque et la frustration. Chacun a sa vie, ses préoccupations, ses doutes... Nous qui avions tant de facilité et de plaisir à parler, à échanger sur tant de sujets, nous ne parvenons plus à être dans cette simplicité. Lui se pose plein de questions sur lui-même et son avenir, et ne veut pas s'engager dans une relation durable pour l'instant (en tout cas avec moi). Moi je n'accepte pas de nous laisser du temps. Malgré moi. Et c'est vrai que je me projette déjà. J'ai encore voulu obtenir des preuves de son attachement, le sentir aussi emballé que moi... je l'ai étouffé.
Encore. S.Acte III
Mon installation (pour le boulot) à Brest en 2000 a été l'occasion de remédier à cette situation de célibat. Peu de temps après mon arrivée, j'ai rencontré, dans le cadre de mon travail, un jeune homme beau, intelligent, sensible, passionné, passionnant... une passion pour lui m'a envahi. S. était rentré dans ma vie, me faisant découvrir pour la première fois le sentiment amoureux. Lui-même y goûtait pour la première fois. Nous nous sentions plus forts. Des caractères différents mais une tendresse réciproque et des intérêts communs : l'art, la politique...
Première année sans vivre vraiment l'un avec l'autre. Moi très occupé par mon travail, sans doute trop... Au bout d'un an, je lui ai proposé qu'on vive sous le même toit. Nous étions déjà très souvent chez moi et je ne voyais pas l'intérêt qu'il garde sa chambre d'étudiant. Je me projetais peut-être aussi dans une vie de couple un peu rangé, avec les meubles communs, la chambre commune, son chat qui devenait le nôtre...
S. est un charmant jeune homme qui a un an de moins que moi. D'origine antillaise, il a cette générosité, cette manière naturelle d'aller vers les autres, de les toucher... J'ai découvert la jalousie. Jusqu'à en faire des crises. Rien. Il n'y avait rien. Mais j'avais peur. Je voulais sans doute qu'il ne soit qu'à moi. Terrible constat de possessivité.
2002 a été notre plus belle année ensemble. Un voyage en Espagne, un autre dans le sud à la saison des festivals, une harmonie dans le couple... et le projet de travailler ensemble, puisqu'il était en train de devenir à son tour comédien professionnel. L'année aussi des révélations/présentations aux parents, de l'officialisation d'un couple presque normal.
On dit que toutes les bonnes choses ont une fin. S. avait accepté beaucoup de choses par amour. Ce sentiment a fini par disparaître. Le dialogue était devenu difficile. Nous nous sommes éloignés l'un de l'autre. Le quotidien a tué notre couple. Lui ne souhaitait pas vraiment vivre sous le même toit, il fallait que ça change. Il ne ressentait plus de désir pour moi... il est allé voir ailleurs. Tout en culpabilisant de me voir souffrir quand la séparation était devenue inéluctable, en juin 2004.
Quatre années intenses, de bonheur, de dialogue, d'enrichissement réciproque... et un terrible retour de bâton pour finir. Je n'aime pas ma manière d'aimer. Début...Acte I
J'ai grandi à Paris jusqu'à mes 23 ans.
Je ne saurai dire à quel âge j'ai su que les garçons m'attiraient. Je ne sais pas non plus pourquoi j'ai tant tardé à concrétiser ce désir, à passer à l'acte. Sans doute par timidité. Sans doute parce que j'idéalisais et que je voulais attendre la bonne personne.
Acte II
Finalement, n'y tenant plus, c'est par minitel que j'ai rencontré mon premier "mec" à Paris. Mon premier plan, plutôt. Pas vraiment l'idéal. On fait des conneries, parfois. En même temps, c'était comme une formalité, à l'époque, que je voulais accomplir pour être enfin un "vrai homo".
Plan vraiment pas terrible. Militaire de 29 ans qui n'en revenait pas que je sois toujours puceau et que ça a terriblement excité. Moi qui ne voulais pas embrasser (je voulais réserver ça pour l'être aimé) ; lui qui s'envoyait du poppers dans les narines, pas vraiment tendre... tout pour garder un excellent souvenir de cette première expérience !
Enfin, le lendemain, dans le bus, j'étais plutôt content, presque fier de ce passage à l'acte.
Mais je n'en étais pas moins timide et je n'ai pas plus cherché à rencontrer de nouveaux mecs les mois suivants... on pense qu'à Paris tout est plus facile, qu'on a tout sous la main, notamment un sacré vivier de jeunes mecs, que le Marais est l'endroit idéal pour se lâcher... eh bien, moi c'était tout l'inverse. Peut-être parce que j'avais grandi en région parisienne, mais je ne me sentais pas à l'aise pour vivre pleinement ma vie sentimentale/sexuelle à Paris... Premiers motsParce que l’année écoulée a été bien étrange, pleine de chamboulements... j’ai décidé de revenir dessus, à l’occasion de l’ouverture de mon journal.
En fait, ma vie d’homme (de 28 ans) se décompose jusque-là en quatre temps :
- le jeune homme qui se sait homo mais qui n’est pas passé à l’acte
- le jeune homo qui est enfin passé à l’acte
- le jeune homo en couple
- le jeune homo après son expérience de couple qui rencontre de nouvelles personnes (principalement par internet...)
Quatre actes.
Pas vraiment une comédie. Pas une tragédie, ni un drame.
Juste des moments heureux et d'autres moins, des doutes et des évidences.  |