30/03/2005CharnelSon regard
yeux curieux de tout qui fuient leurs équivalents...
Sa bouche
lèvres si charnues qui font la moue bien souvent...
Ses mains
doigts à rallonge qui effleur' bien tendrement... Quand tu m'embrassesQuand tu m'embrasses
Pourrais-tu m'expliquer pourquoi
Quand tu m'embrasses
Tant de choses se passent en moi
Je sens comme un courant
Qui soudain me parcourt et m'enivre
C'est pourquoi si souvent
A tes lèvres, mes lèvres se livrent
Quand tu m'embrasses
Je suis comme un pantin brisé
Et je crie grâce
Sous tes baisers
Je ne sais plus du tout
Ce que je fais
C'est fou
L'effet que tu me fais
Quand tu m'embrasses
Je suis électrisé
Quand tu m'embrasses
Je ne connais rien de pareil
Quand tu m'embrasses
Je fonds comme neige au soleil
Je m'accroche à ton cou
Car le sol sous mes pieds m'abandonne
Et je vois tout à coup
Dans tes yeux des lueurs qui m'étonnent
Quand tu m'embrasses
Je perds soudain tous mes esprits
Et ça efface
Tous mes soucis
Y a des printemps qui naissent
Autour de moi
Et le reste ne compte pas
Quand tu m'embrasses
Mon cœur est fou de joie
Quand tu m'embrasses
Enivré, je ferme les yeux
Quand tu m'enlaces
C'est merveilleux
On est au bord du gouffre le plus beau
Le bonheur nous
Colle à la peau
Et le temps passe
Follement pour nous deux
Quand tu m'embrasses
Chérie
Quand je t'embrasse
Mais oui
Quand on s'embrasse
On joue avec le feu.
(Chanson de Charles Aznavour) 28/03/2005OuvertureIl n'est pas de hasard,
Il est des rendez-vous,
Pas de coïncidence,
Aller vers son destin,
L'amour au creux des mains,
La démarche paisible,
Porter au fond de soi,
L'intuition qui flamboie,
L'aventure belle et pure,
Celle qui nous révèle ,
Superbes et enfantins,
Au plus profond de l'âme.
Portée par l'allégresse,
Et la douceur de vivre,
De l'été qui commence,
La rumeur de Paris,
Comme une symphonie,
Comme la mer qui balance.
J'arrive au rendez-vous,
Dans l'épaisse fumée,
Le monde me bouscule,
Réfugié dans un coin,
Et observant de loin,
La foule qui ondule,
Mais le choc imminent,
Sublime et aveuglant,
Sans prévenir arrive.
Je m'avance et je vois,
Que tu viens comme moi,
D'une planète invisible,
Où la pudeur du cœur,
Impose le respect,
La confiance sereine
Et en plus tu t'ouvres à moi,
Et en plus je m'aperçois,
Que lentement je m'ouvre,
Et en plus je m'ouvre à toi,
Et en plus je m'aperçois,
Que lentement tu t'ouvres.
Il fut long le chemin,
Et les pièges nombreux,
Avant que l'on se trouve,
Il fut le long le chemin,
Les mirages nombreux,
Avant que l'on se trouve.
Ce n'est pas le hasard,
C'est notre rendez-vous,
Pas une coïncidence.
(Chanson d'Etienne Daho) De battre......mon coeur à moi ne s'est pas arrêté !
Au contraire, il a recommencé à battre depuis trois jours.
Déjà, depuis quelques semaines, il battait plus vite, plus fort, dès que tu apparaissais.
Mais là, depuis que tu es descendu du train en cette gare du bout du monde, depuis que nous nous sommes rencontrés dans le monde réel, depuis que nous savons... il bat la chamade ! Cinéma
DE BATTRE MON COEUR S'EST ARRETE (++)
Sentiment partagé après avoir vu ce film.
Romain Duris, que l'on suit ici au plus près, au plus profond de l'âme, est emporté dans la tourmente. Un malais s'installe dans sa vie et peut envahir le spectateur, lorsqu'il constate qu'il ne parvient pas à s'extirper de ce quotidien pourri où l'arnaque et le business ont effacé toute trace de sincérité et de délicatesse. Les rapports humains se résument à quelques violences journalières. Mais ce jeune homme, hanté par sa mère et son amour du piano, va tenter de s'arracher à cette gangrène. Ses mains aspirent désormais à plus de raffinement que le maniement des battes de base-ball. Elles s'activent avec de plus en plus de virtuosité sur les touches noires et blanches. La musique l'emporte dans une vie qui se veut plus harmonieuse, où l'amour retrouve aussi une place. Mais la nature profonde d'une existence peut-elle s'effacer comme ça ?
Sentiment partagé, car l'interprétation de Romain Duris est prenante. Comme ces pizzicatis qu'il s'exerce à jouer, les soubressauts de l'âme de son personnage nous parviennent avec une rare justesse.
Mais le scénario est resté pour moi en surface d'une histoire qui aurait pu nous emporter bien plus loin, dans les recoins de la conscience de son héros.
24/03/2005Cinéma
MILLION DOLLAR BABY (++++)
Un combat pour la vie. Une vie pour le combat.
La boxe est au centre du film. Une passion qui habite les personnages, qui les anime, les pousse jsuqu'aux limites de la vie.
Hilary Swank est bouleversante. Son regard aussi enfantin que déterminé, ne laisse pas totalement présager de sa force, de son punch (au sens propre, sur le ring). Maggie met K.O ses adversaires d'un uppercut, ses partenaires d'un sourire et d'une motivation ravageurs.
La seconde partie du film vient à son tour nous mettre K.O. Il y a tellement de pudeur chez ce réalisateur. Son regard tendre, sa manière d'accompagner les acteurs et leurs personnages. La voix-off de Morgan Freeman nous guide dans cette fable. Tout en pudeur, le réalisateur Eastwood filme au plus près le drame, ce second round d'une existence tourmentée.
Maggie avait l'habitude de gagner dès le premier round. La voilà contrainte à se battre plus longtemps. Son entraîneur est à ses côtés. Des regards qui disent tout le respect, tout l'amour qui les unit. Ces deux-là n'ont pas besoin de mots, ou si peu. Cette économie du verbe participe de cette pudeur et l'emporte sur tout sentimentalisme, sur tout pathos que le sujet pouvait amener.
Ca n'empêche pas forcément d'être saisi par l'émotion de la vie, de sa fragilité. Les yeux humides, je suis ressorti avec une force en plus, une foi en ce combat pour la vie !
23/03/200523 mars 1997Moi sur les plages mexicaines, lui dans les alpes françaises.
Moi insouciant, fraichement arrivé en vacances de l'autre côté de l'océan.
Lui basculant de l'autre côté.
La mort me touche pour la première fois de près.
Un ami proche, âgé de 25 ans, quitte ce monde à la suite d'une attaque cérébrale.
J'apprends sa mort le 1er avril, mes proches n'ayant pas osé me "gâcher mes vacances" ! Terrible sensation d'être passé à côté de l'adieu à cet ami, du début du deuil.
Je me souviens d'une phrase dite dans sa voiture deux mois et demi plus tôt, alors qu'il me raccompagnait chez moi après mon anniversaire surprise :
"Merci beaucoup pour cette soirée formidable ! J'espère avoir l'occasion de te rendre la pareille... pour tes 30 ans !"
Bertrand n'aura jamais 30 ans.
Je me suis dès lors senti investi d'une mission : vivre pleinement ma vie, profiter davantage de chaque jour, de chaque ami, de chaque parent... Message personnelAu bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a des mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t'emmène
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi.
Mais si tu...
(Chanson de Françoise Hardy) 22/03/2005Au coeur... de la nuitIl y a quelques temps, je me posais ici quelques questions "existentielles".
Je réalise ce soir que beaucoup sont encore d'actualité. Ca ne se règle pas comme ça, on ne trouve pas les réponses facilement ni rapidement.
Une question ressort plus particulièrement :
"Pourquoi certaines rencontres paraissent évidentes alors qu'elles ont à peine eu lieu ?"
Il ne faut pas chercher à tout comprendre, à tout expliquer.
Il faut laisser faire. Accepter de se laisser porter... 21/03/2005Un premier amourUn premier amour, premier amour, premier amour
Ne s'oublie jamais, s'oublie jamais, s'oublie jamais
Un premier amour on le cherche toujours
Dans d'autres amours toute sa vie on court après
Il nous a troublé et fait rêver, et fait trembler
Ce premier amour, premier amour, premier amour
Mais l'enfant qu'on est, l'enfant qu'on est resté
Frémira toujours au souvenir de cet amour
Et toi, et toi que j'aimais
Qu'as-tu fait de toi, qu'as-tu fait sans moi
Et moi, moi qui t'ai perdu, qu'ai-je fait de plus
Qu'ai-je fait de tant de bonheur, savions nous d'ailleurs
Qu'un premier amour, premier amour, premier amour
Ne s'oublie jamais, s'oublie jamais, s'oublie jamais
Qu'un premier amour on le cherche toujours
Dans d'autres amours toute sa vie on court après
De tous ces baisers qu'on s'est volés plus que donnés
Ces gestes innocents nous engageaient pour si longtemps
Non les enfants d'alors que nous étions encore
N'ont pas soupçonné tant ils étaient émerveillés
Qu'un premier amour, leur premier amour, était si fort
(Chanson d'Isabelle Aubret) Une semaine
Ma nièce, Yuna
a une semaine aujourd'hui !
Elle est rentrée de la clinique avec sa maman.
Elle grandit à une vitesse... (normal à cet âge)
Me voilà en tonton gaga...18/03/2005Sud-OuestSpectacle dans la rue
sous le soleil
à Bordeaux !
Beau programme pour ce week-end quasi estival...
Couche-tard et lêve-tôtQuand il rentre le soir tard toujours en retard
Le couche-tard fait des cauchemars les fantômes dans le placard
Il promet de ne plus jamais boire
Entre cafard et café noir
Le couche-tard
Quand il rentre plus tôt du boulot le lève tôt
Il tire les rideaux et s'installe au chaud le dîner en plateau
Il se préoccupe de la météo
Est-ce que demain il fera beau?
Le lève-tôt
Couche-tard et lève-tôt se retrouvent dans le premier métro
Le métro a ceci de joli qu'on y voit le jour comme en pleine nuit
Accroché au comptoir le couche-tard toujours sur le départ
Cherche un auditoire qu'il accapare et invente des histoires
Parfois une petite bagarre
Parfois au désespoir
Au galop le lève-tôt fonce au bureau l'oeil sur le chrono
A l'assaut de la semaine et des matins jumeaux rien rien de nouveau
Et pour mettre du vin dans son eau il attend ses jours de repos
Le moral à zéro
Couche-tard et lève-tôt se retrouvent dans le premier métro
"Le lève-tôt est un tocard" prétend le couche-tard
"Le couche-tard un blaireau" assure le lève-tôt
Le métro a ceci de joli qu'on y voit le jour comme en pleine nuit.
(Chanson de Bénabar) Stochastique« La stochasticité de la stochastique est un stock à sticks qui stoppe les tics »
Paco Rabanne
(excellent exercice de prononciation - à essayer un stylo dans la bouche)
(hum, j'ai dit un stylo !) 17/03/2005Le ciel dans une chambreQuand tu es près de moi,
Cette chambre n'a plus de parois,
Mais des arbres oui, des arbres infinis,
Et quand tu es tellement près de moi,
C'est comme si ce plafond-là,
Il n'existait plus, je vois le ciel penché sur nous... qui restons ainsi,
Abandonnés tout comme si,
Il n'y avait plus rien, non plus rien d'autre au monde,
J'entends l'harmonica... mais on dirait un orgue,
Qui chante pour toi et pour moi,
Là-haut dans le ciel infini,
Et pour toi, et pour moi
Quando sei qui con me
Questa stanza non ha piu pareti
Ma alberi, alberi infiniti
E quando tu sei vicino a me
Questo soffitto, viola, no
Non esiste più, e vedo il cielo sopra a noi
Che restiamo quì, abbandonati come se
Non ci fosse più niente più niente al mondo,
Suona l'armonica, mi sembra un organo
Che canta per te e per me
Su nell'immensità del cielo
E per te e per me.
mmmhhhhhhhh
Et pour toi, et pour moi.
mmmhhhhhhhh
(Chanson de Carla Bruni) Au coeur de la nuitVotre présence, votre sagesse, votre intelligence, votre jeunesse burinée, vos blessures... me touchent et me bouleversent... 16/03/2005ImmobilierAlors que je revenais vers mon appartement brestois tout à l'heure, je me suis pris au jeu d'un étrange calcul.
Certains membres de ma famille me surnomment "le bohémien", en référence à mes nombreux voyages (professionnels pour l'essentiel). Revenant d'une nouvelle période de 7 jours d'absence, j'ai une nouvelle fois pris conscience du peu de temps que je passe dans mon appartement.
Même quand je suis à Brest, que j'y travaille, je ne rentre pas bien tôt et repars sitôt levé...
Du coup, je dois passer environ 2.200 Heures annuelles dans mon appartement (dont au moins 80% à dormir).
Rapporté à mon loyer (heureusement peu cher à Brest bien qu'en plein centre-ville), qui s'élève à l'année à 3.400 Euros, ma simple présence dans cet appartement, au milieu des quelques meubles, nombreux vêtements, disques, films et magazines... me coûte 1.54 Euros de l'Heure !
(Euh, je ne calcule pas toujours tout à ce point, je vous rassure... ;-) Rititi, ratata (Il parait qu'elles aiment)Dans mon harmonium,
Y'a une araignée énorme,
Je lui joue de la musique,
Y paraît qu'ça pique.
Elle est venue faire son toit
Dans la robe de bois
De mon harmonium,
Comme elle est mignonne.
"Rititi, ratata"
Dans mon harmonium,
Y'a une araignée énorme,
Je lui joue des requiem,
Y paraît qu'elles aiment.
Elle est très gentille
Mais j'suis comme les filles,
Ca me fout la trouille,
Paraît qu'ça chatouille.
"Rititi, ratata"
Dans mon harmonium,
Y'a une araignée qui lorgne
Du côté de ma personne,
Paraît qu'ça saucissonne,
Que ça mange son époux
Comme un vulgaire pou
Après la marche nuptiale,
Paraît qu'c'est normal.
Moi dans mon délire,
Ca m'fait défaillir,
Et quand elle promène
Son gros abdomen,
J'me vois à la morgue,
Alors sur mon orgue,
Je joue pour la veuve,
Paraît qu'elle s'émeuvent.
"Rititi, ratata"
Dans mon harmonium,
Y'a une araignée énorme,
Y'a une araignée géante,
Est-ce qu'elle est vivante ?
Elle ne bouge plus,
Comme elle est velue !
Moi ça m'horripile,
Faudrait qu'elle s'épile.
"Rititi, ratata"
Paraît qu'ça les berce
D'entendre la messe.
Trop tard je l'assomme,
Que Dieu me pardonne,
Avec mon missel
De communion solennelle,
Ma femme s'impatiente,
Elle est pas contente :
"On dirait Simone,
On dirait qu'tu lorgnes
Du côté de ma personne
Comme une araignée énorme,
Celle qui mange son époux
Comme un vulgaire pou
Après la marche nuptiale,
Ce n'est pas normal."
"Rititi, ratata"
(Chanson de Thomas Fersen) 15/03/2005Uncle Fab ! Eh bien voilà,
ce qui devait arriver arriva...
Ma nièce est née
ce lundi 14 mars 2005
à 15h30
à la Clinique des Lilas.
Après 11h de travail intense
au cours duquel la mère a découvert la vraie douleur
et le vrai bonheur...
un petit bout de 3,5 kg a posé les pieds sur cette terre !
L'accouchement, d'abord prévu le jeudi 10 mars,
n'a eu lieu qu'hier
car la petite ne se décidait pas à sortir,
ni contractions ni rien.
Me voilà donc tonton d'une petite Yuna
(prononcer «youna»).
C'est la première fois.
Je vais sans doute commencer à être gaga
dès cette première visite que je m'en vais faire.
Peut-être même verser ma petite larme,
comme hier soir, lorsque le père (mon beauf)
me racontait le déroulement de l'accouchement...14/03/2005Quelques mots d'amourIl manque quelqu'un près de moi
Je me retourne tout le monde est là
D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul
Parmi tous ces amis et ces filles qui ne veulent
Que quelques mots d'amour
De mon village capital
Où l'air chaud peut être glacial
Où des millions de gens se connaissent si mal
Je t'envoie comme un papillon à une étoile
Quelques mots d'amour
Je t'envoie mes images
Je t'envoie mon décor
Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
Je t'envoie mes voyages
Mes jours d'aéroport
Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
Et dans ces boîtes pour danser
Les nuits passent inhabitées
J'écoute les battements de mon cœur répéter
Qu'aucune musique au monde ne saura remplacer
Quelques mots d'amour
Je t'envoie mes images
Je t'envoie mon décor
Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
Je t'envoie mes voyages
Mes jours d'aéroport
Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
De mon village à cent à l'heure
Où les docteurs greffent les cœurs
Où les millions de gens se connaissent si mal
Je t'envoie comme un papillon à une étoile
Quelques mots d'amour
(Chanson de Michel Berger) Tango and coCette soirée de dimanche était bien sympathique...
Je ne reviendrai pas sur les prestations dansées des uns et des autres, mais la musette et un peu de disco, c'est bien marrant !
J'ai découvert les têtes, corps, comportements... de certains camarades de GA.
Et alors, j'ai remarqué que ce passage dans le réel avait eu pour conséquence de me faire hotlisté à deux reprises et friendlisté deux fois.
Ce n'était pas le but de ma réponse à l'invitation de Philou, mais merci à ceux qui en sont responsables... 13/03/2005Cinéma
L'ESQUIVE (++++)
Séance de rattrapage pour ce film récompensé aux César, que j'avais loupé l'an dernier, lors de sa sortie. (C'est aussi à ça que servent ces récompenses, à redonner une deuxième chance à ce type de film mal distribué pour que le plus grand nombre puisse y accéder...)
On m'en avait dit le plus grand bien. Notamment quelques camarades théâtreux. Et pour cause, le film suit quelques jeunes d'une cité de banlieue que le théâtre accompagne et bouleverse.
C'est ce qui m'a le plus touché. Comment la découverte et la pratique de l'art théâtral peut aider ces adolescents à mieux vivre au quotidien. Comment ces rôles dans lesquels ils s'immergent - sans pouvoir les déconnecter de leur réalité ingrate - leurs ouvrent d'autres horizons que ceux des barres d'immeubles de leur cité. La magie artistique opère. A travers la pièce de Marivaux "Le jeu de l'amour et du hasard", ils apprennent aussi comment se jouer des apparences et des codes sociaux.
Leur professeur de lettres a bien du courage, quand on sait le combat que doivent mener les professeurs pour convaincre tant leur hiérarchie que leurs élèves, d'aller à la rencontre de l'écriture théâtrale et de sa mise en jeu... Ce qu'elle tente de leur faire comprendre à travers cette oeuvre est très fort : malgré le travestissement que propose Marivaux, les catégories sociales sont plus fortes et chaque "groupe" parvient quand même à s'identifier. Autrement dit : les riches restent entre eux, les pauvres aussi. Belle illustration du destin de ces jeunes adultes qui sont assis en face d'elle.
Ce qui est très beau dans ce film, je trouve, c'est que le réalisateur - pour bien connaître le contexte et le sujet qu'il aborde - ne caricature pas la banlieue et ses habitants. Il propose une vision de ce quotidien embrumé au plus près des acteurs et de leurs personnages. Collant parfois leur regard, leur grain de peau, il nous immerge à notre tour dans leur existence...
Et comme le dit leur prof de lettres à propos du texte de Marivaux, il n'y a ni hasard ni amour dans cette histoire. Juste un jeu. Un jeu avec ses codes. Codes de langage, de comportement, de gestuelle. De la tendresse entre des êtres qui doivent bien trouver une sortie de secours : l'esquive !
12/03/2005Quelques définitions(source : Petit Larousse)
- Amour :
Sentiment très intense, attachement englobant la tendresse et l'attirance physique, entre deux personnes.
- Tendresse :
Sentiment tendre, d'amitié, d'amour, qui se manifeste par des paroles, des gestes doux et des attentions délicates.
- Attachement :
Sentiment d'affection ou de sympathie éprouvé pour quelqu'un ou quelque chose.
- Affection :
Attachement que l'on éprouve pour quelqu'un ; tendresse.
- Amitié :
Sentiment d'affection, de sympathie qu'une personne éprouve pour une autre ; relation qui en résulte.
- Sympathie :
Penchant naturel, spontané qui porte deux personnes l'une vers l'autre.
- Antipathie :
Hostilité instinctive à l'égard de quelqu'un ou quelque chose ; aversion, dégoût.
- Aversion :
Répugnance extrême ; répulsion.
- Haine :
Vive hostilité qui porte à souhaiter ou à faire du mal à quelqu'un. 11/03/2005Cinéma
RAY (+++)
Cette vie que je ne connaissais pas. Cette oeuvre que je connais peu. J'ai été profondément touché par ce film qui les revisite toutes deux. Ray Charles. Je l'apparente désormais à un génie. Devenu aveugle à 7 ans, il a revisité de nombreux genres musicaux. Le jazz évidemment, dont il est un des rois, la country, la soul, la pop...
Je me suis demandé en sortant du film si un homme comme lui aurait eu le même talent et le même destin sans être aveugle. Non pas que les gens qui l'entouraient ou ses interlocuteurs professionnels aient été plus "gentils" du fait de son handicap. Bien au contraire. Mais pour lui. Ce que nous montre le film, c'est aussi le cheminement d'un homme qui s'affirme, qui prend confiance, qui ne se laisse plus humilier, alors que tout était fait pour aller dans ce sens : un noir aveugle ! Je pensais plutôt à ce handicap qui mène au génie comme pour Beethoven.
Et en cela, les scènes avec sa mère sont bouleversantes. Admirablement interprétées. Justes. De pudeur et de force. Pas d'étalage de grands sentiments. La mère qui transmet sa combativité à son fils. Jusqu'au bout. De sa vie. Jusqu'au bout du film.
C'est aussi cet aller-retour incessant entre le privé et le public qui devient prenant dans ce film biographique. On découvre comment la vie privée a pu alimenter l'oeuvre artistique. On traverse les zones d'ombres d'un grand homme. Là aussi, j'ai été très touché par les sursauts dans l'abandon. Par la musique comme élément indispensable de survie de Ray. L'art comme ultime expression de la vie. Il n'y a pas grand chose d'autre. La famille n'existe qu'en théorie, pour lui qui ne parvient pas à l'assumer dans la pratique. L'amour semble tellement fort qu'il faut l'exprimer par l'art, mais ne pas trop s'y brûler dans la vie.
L'interprétation de Jamie Foxx est hallucinante (au sens propre). C'est lui. Ca parait bateau de dire ça - comme tout le monde, et surtout dans le cadre d'un récit biographique. Mais il ne s'agit même plus de ressemblance. Il a pris le relais. Il a pris l'essence du maître pour lui redonner vie. (Et quand on sait que Ray Charles a lui même participé à la préparation du film, qu'il a accompagné l'acteur dans sa propre incarnation...)
Evidemment, les refrains restent en tête. La musique de Ray Charles file la pêche. Ici encore plus. Et puis, me reste en mémoire cette mélodie mélancolique de "Georgia", comme une faille qu'il laisse apparaitre... Sans doute son standard qui me touche le plus. Allez savoir pourquoi...
08/03/2005J'ai vuJ'ai lu
Tant de mers tant de rivages
Tant de ciel de paysages
J'ai vu
Tant d'escales et tant de ports
J'ai pu
Me chauffer au creux des îles
Me cacher au fond des villes
J'ai pu marcher sur des sables d'or
J'ai vu des matins
De joies de chagrins
De rires et d'envies
De peines et de bonheur dans ma vie
J'ai cru
Etre au bout de l'aventure
Mais mon cœur lui me murmure
Qu'il y a tant de rêves à vivre encore
J'ai cru
Etre au bout de l'aventure
Mais mon cœur lui me murmure
Qu'il y a tant de rêves à vivre encore.
(Chanson d'Henri Salvador) 07/03/2005Spéciale dédicace à Chapi et autres impatients de S.W.Cinéma
LE COUPERET (++)
La critique sociale présente dans ce film de Costa-Gavras est ce qui en fait pour moi le principal intérêt. Ce parcours d'un sérial killer aurait pu simplement rajouter le film à la liste des thrillers héxagonaux. Mais il devient d'emblée un "thriller social" où je me suis plus senti happé par la descente aux enfers d'un cadre victime de la conjoncture sociale (délocalisation, chômage de longue durée...) plus que par les crimes eux-mêmes.
José Garcia est plus que convaincant. Il porte en lui cette folie presque ordinaire d'un homme désemparé.
La réalisation elle-même joue avec le "qui-vive" du spectateur. Suivant le cheminement secret d'un homme, on assiste aussi à la provocante indifférence d'une société qui continue à avancer en en laissant certains sur le bas-côté. Les clins d'oeil publicitaires racoleurs qui se glissent à différents moments du film, rajoutent au malaise et au regard politique du réalisateur.
Madame rêveMadame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur
Madame rêve d'artifices
Des formes oblongues
Et de totems qui la punissent
Rêve d'archipels
De vagues perpétuelles
Sismiques et sensuelles
D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel
Au ciel
On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin
Madame rêve ad libitum
Comme si c'était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent
Madame rêve d'apesanteur
Des heures des heures
De voltige à plusieurs
Rêve de fougères
De foudres et de guerres
A faire et à refaire
D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel
Au ciel
On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin
Madame rêve
Au ciel
Madame rêve
Au ciel
Madame rêve
(Chanson d'Alain Bashung) 06/03/2005Cinéma - FEVRIER 2005Ayant décidé de ne livrer le détail de mes impressions au sortir des salles obscures, que dans le cas où le film en question m'a vraiment intéressé, voire bouleversé, ou carrément révolté... je vais quand même mentionner dans ce journal les films vus chaque mois et tenter un résumé de mes impressions en peu de phrases...

LA MARCHE DE L'EMPEREUR (++)
Critique déjà publiée le 17/02/05

ROIS ET REINE (++)
Partagé. Je ne sais pas trop ce que m'aura laissé ce film dont l'histoire m'a semblé un peu trop fouillie (ça peut en être l'intérêt). Je crois que c'est surtout le parcours d'Emmanuelle Devos qui m'a marqué. Ce personnage de reine qui vacille, dont nous suivons la chute.

SIDEWAYS (+)
Une amie m'a demandé ce que j'allais faire dans un cinéma à suivre l'histoire de ces deux hétéros en pleine crise de la quarantaine et passionnés par le vin, moi qui aiment les hommes mais pas le vin ! N'empêche, le monologue de cette femme oenologue presque amoureuse qui parle mieux que personne du fameux nectar m'a presque incité à y plonger mes lèvres...

GARCON STUPIDE (+)
De passage à Paris la semaine de sa sortie, j'ai été tenté d'aller voir ce film dans la salle française à le diffuser. Public : 30 mecs de plus de 30 ans, la plupart seuls... Le film lui-même n'est pas désagréable bien que sa réalisation ne soit pas du grand art. Le plus marrant est de voir un cinéaste s'emparer de la réalité de bien des homos : les rencontres sur le net.

L'EX-FEMME DE MA VIE (--)
Cette comédie gnian-gnian de Josiane Balasko ne mérite même pas que je m'attarde sur son cas. Caricatural. Vulgaire. La bande-annonce pouvait légèrement prêté à sourire, mais les deux heures du film, non. (C'est pas moi qui ai décidé d'y aller...)
 VERA DRAKE (+)
L'atmosphère de ce film mêle habilement dès le début un quotidien paisible et une sourde impression de menace, de sursis. Le destin de cette femme qui pensait "aider ces jeunes filles" peut être bouleversant. Peut-être un peu trop de pathos pour que je me laisse totalement emporter...
LE PROMENEUR DU CHAMP DE MARS (+++)
Critique déjà publiée le 19/02/05
Swimming pool
dimanche = piscine (quand je suis à Brest en tout cas)
alors aujourd'hui... j'ai nagé ! 04/03/2005EquilibreIl ne pouvait expliquer ce terrible paradoxe entre sa nécessité de plus en plus grande de se retrouver seul et son absolu désir – presque besoin – d'être le plus possible entouré de ses amis. Des plus anciens comme des nouveaux. De ces têtes connues de longue date et qui avaient partagé avec lui des morceaux d'existence pimentés ou ordinaires, comme de ces têtes entraperçues au détour d'une image sur écran informatique. Ce type de rencontre lui devenait familier. Peut-être trop. Il avait cette facilité à s'attacher aux êtres sensibles. A travers les mots écrits depuis un autre poste, il percevait parfois une âme inspiratrice, un esprit familier. Comme une évidente connivence. Mais cet attachement peut effrayer. Son destinataire comme lui-même. Alors il lui fallait accepter de ne pas aller trop vite, de re-prendre du temps. Empêcher l'esprit de s'emballer ou de cristalliser sitôt cette lueur apparue. L'équilibre entre la libre expression des émotions, des sentiments et leur nécessaire retenue n'est pas évident à trouver. Sur le fil, il avançait – malgré sa peur du vide – d'un pas de plus en plus assuré, retrouvant confiance en cet Autre qui avait pu le décevoir. QuestionsPourquoi mon esprit cristallise dès qu'une chose lui convient ?
Pourquoi avoir peur du vide (dans ma vie) ?
Pourquoi courir après le temps ?
Pourquoi les rêves de ces dernières nuits me reviennent en mémoire le matin par leur bouleversante actualité ?
Pourquoi certaines rencontres paraissent évidentes alors qu'elles ont à peine eu lieu ?
Pourquoi on me trouve l'esprit tourmenté (en ce moment) ?
Pourquoi je n'arrive pas à me concentrer sur mon travail (moi qui suis habituellement si travailleur) ?
Pourquoi j'aime bien être seul mais je n'aime pas la solitude ?
Pourquoi je me pose tant de questions ??
(toi, lecteur de passage, ne cherche pas forcément le sens de ces questions, je ne saurai trop l'expliquer moi-même...) Au coeur de la nuitVotre compagnie, votre sensibilité, votre calme, votre culture, votre correction... me sont agréables en ces temps "tourmentés"... 02/03/2005Poésie collective ??Bonsoir à mes chers concitoyens !
J'ai une proposition à vous faire...
Il s'agirait d'expérimenter la rédaction à plusieurs mains d'un poème. Je m'explique :
- j'écris un premier vers
- ceux qui veulent participer écrivent chacun un vers sur la base de rimes embrassées (AA-BB) en alexandrins
en commentaires du premier vers que j'aurai soumis
- je rajoute les vers "validés" dans le corps de l'article... et ainsi de suite...
C'est un projet qui ne verra le jour que si le nombre de personnes intéressées me semble suffisant !
J'attends vos réactions et suggestions... Deux mois.Deux mois sans le sentir à mes côtés.
Sans pouvoir échanger de regards complices, de gestes tendres.
Sans pouvoir le prendre dans mes bras, me blottir contre son épaule.
Sans pouvoir lui susurrer les mots d'amour.
Sans pouvoir le regarder dormir.
Deux mois seul la nuit.
Sans sa respiration dans mon cou, qui se calme dans le sommeil.
Sans son corps près du mien, qui se réveille délicatement. 01/03/2005Le retour du fils de la revanche !Retour à la case départ. Brest-Nice-Brest.
Finalement on est rentré plus tôt que prévu (cette nuit au lieu de cet après-midi), motivés pour finir ce voyage d'une traite, plutôt que passer une nouvelle nuit dans un hôtel...
Bilan de ce voyage professionnel : vraiment pas terrible !!
Ambiance au sein de l'équipe plutôt bonne. Heureusement. C'est souvent sympa les tournées, on s'amuse bien...
Mais côté artistique (puisqu'il s'agissait pour nous de jouer un spectacle au Carnaval de Nice), c'est la cata !
On ne se faisait pas trop d'illusions à l'avance sur ce carnaval. La réalité a dépassé notre imagination. Il s'agit en fait d'une grosse machine commerciale, où les touristes japonais et les vieux payent leur entrée sur le périmètre réservé. On se croirait plongé au coeur des programmes de TF1 en direct de la Promenade des Anglais. Le commentateur du défilé rappelle Guy Lux au temps d'Intervilles (la vachette en moins) : aussi hystérique et démago !
Petite consolation : les réactions du public à notre passage avec une marionnette géante ont plutôt été bonnes... et une belle photo nous rendait hommage dimanche dans Nice Matin...
Quant à la région elle-même... J'ai été horrifié (sentiment partagé par mes camarades) par cet environnement friqué et fliqué ! Les vieux bourgeois descendent sur la Côte d'Azur l'hiver pour profiter de la douceur méditerrannéenne. Les touristes affluent dans les très nombreux hôtels 4 étoiles. La police est omniprésente, pour garantir la sécurité et le bien-être de cette clientèle de choix, qui permet sans doute de faire vivre toute l'agglomération... Cette extraordinaire concentration de fourrures au mètre carré donne la nausée.
Je ne dresse pas de bilan de vie dans le coin, puisqu'on est resté que deux jours et trois nuits et - mis à part un bon resto et un pub bien sympa - on n'a pas eu le temps ou l'occasion de voir le "vrai" Nice, celui des niçois...
Au final, qu'est-ce que ça fait du bien de revenir sur cette côte là !!  |