28/05/2005

28/05/05 - 21:47

Fond d'oeil


Ne me regardez pas comme ça...
J'arrive !
D'abord je vote et ensuite, avec ma petite auto, je vous rejoins...

28/05/05 - 13:15

Mon quartier...


J'aime bien mon quartier.
Le quartier Saint-Martin à Brest.
Un quartier bien vivant. Avec ses halles façon Baltard fraichement rénovées, son marché ouvert tous les matins, ses commerces de proximité, ses bouquinistes, ses antiquaires, ses galeries d'art, son église en granit, ses petites rues, ses petits restos et ses bistrots.
Un quartier où se retrouvent artistes et étudiants, où se réunissent pas mal d'associations...

Il est parfois bien agréable de prendre un peu le temps de se balader dans son quartier. Comme ce matin, sous le soleil, au milieu des gens qui parcouraient le marché à la recherche de fringues d'occas', de légumes frais ou de poisson tout juste ramené au port...
Et de retrouver les commerçants affables qui finissent par vous connaitre, au bout de quelques années, par connaitre vos petites habitudes, vos exigences de qualité...

27/05/2005

27/05/05 - 17:29

Cerises


Les premières de l'année que ma bouche a eu le plaisir de retrouver aujourd'hui...
Le fruit rond qui éclate délicatement dans la bouche... La chair juteuse et sucrée, le goût incomparable...

27/05/05 - 12:21

Référendum


A deux jours de l'échéance, je ne me suis toujours pas définitivement décidé quant au bulletin que je glisserais dans l'urne.

Au fond de moi, un certain héritage familial me poussait initialement à voter "Non", avec de nombreux a priori sur les attaques anti-sociales de ce traité.
La réflexion s'est mise en marche sur cette base, mais en essayant de garder l'esprit ouvert et critique, en ayant la curiosité de me documenter ici ou là (le texte lui-même, la presse écrite, les blogs des uns ou des autres, les discussions - parfois passionnées - avec plusieurs amis ou parents...).

Je ne sais toujours pas ce que je voterais. Hésitation récurrente. Un jour je suis pour, un autre contre, et les changements deviennent presque horaires...
Aujourd'hui, je penche plutôt vers le "Oui". Certains arguments ont pu me toucher, mais c'est surtout une sorte de résignation, teintée de pessimisme, qui me fait pencher de ce côté : je me dis qu'il est trop tard pour tout changer à la construction européenne - ce que je souhaiterais pourtant. Plus optimiste, ma foi en la politique m'indique aussi qu'il faut faire confiance à nos élus, qui auront plus de pouvoirs avec l'application de cette constitution et décideront alors de la mise en pratique de ce cadre théorique qui nous est proposé. Il ne s'agirait pas d'un chèque en blanc, mais plutôt d'une exigence, sur la base d'une espérance.

Encore des réflexions, des hésitations jusqu'au dernier moment, je pense...

26/05/2005

26/05/05 - 22:00

Brest


Voilà. Ca fait déjà 5 ans que je suis ici, à Brest.
Au bout du monde. Là où la terre finit. La ville-métropole la plus occidentale de notre pays. Un ponton qui s'avance dans l'océan, vers le large...

Je dois dire que je suis très heureux de vivre ici.
Brest est une ville étrange.
Ce n'est pas une belle ville, architecturalement - comme beaucoup de cités bombardées en 45, qui ont du se reconstruire à la hâte à grand renfort de béton.
Mais c'est quand même une belle ville car elle a une belle âme. L'âme de ceux qui y habitent. De ceux qui y passent. Depuis la mer. Car depuis la terre, on ne passe pas à Brest, on y vient. On ne peut pas passer par ici pour aller ailleurs. C'est un terminus (d'ailleurs les trains ne peuvent continuer leur chemin).
Les gens, ici, ont une attitude particulière. Une générosité et une simplicité particulières.
Sans doute par l'histoire de cette ville, de ses habitants. Sans doute par sa situation géographique et les éléments qui peuvent s'y déchainer (pensez au « Tonnerre de Brest » du Capitaine Haddock).

J'aime voir la mer, la sentir toute proche. J'aime ce vent marin qui souffle en continu, cet air iodé qui vous emplit les poumons, qui vous débouche les narines et vous met K-O. J'aime les sirènes des bâteaux au loin, le cri des goëlands perchés sur les toits argentés du centre-ville...

C'est le travail qui m'a amené ici, par hasard, mais à un moment où je désirais ardemment quitter cette capitale qui devenait presque pesante pour moi (après 22 ans de vie parisienne). Est-ce vraiment un hasard ?
Je suis bien ici. Depuis cinq ans...
Je sais que je ne resterais pas toute ma vie ici, en Bretagne, mais cette escale me plaît bien, elle m'a ressourcé.


26/05/05 - 17:52

La bombe humaine

Je veux vous parler
de l'arme de demain
Enfantée du monde
elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi,
de vous
Je vois a l'intérieur
Des images, des couleurs
Qui ne sont pas à moi
qui parfois me font peur
Sensations qui peuvent
me rendre fou
Nos sens sont nos fils
nous pauvres marionnettes
Nos sens sont le chemin
qui mène droit à nos têtes

La bombe humaine
tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur
Juste à côté du cœur
La bombe humaine
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre en main ton destin
C'est la fin, la fin

Mon père ne dort plus
sans prendre ses calmants
Maman ne travaille plus
sans ses excitants
Quelqu'un leur vend
de quoi tenir le coup
Je suis un électron
bombarde de protons
Le rythme de la ville
c'est ça mon vrai patron
Je suis chargé d'électricité
Si par malheur au cœur
de l'accélérateur
J'rencontre une particule
qui m'mette de sale humeur
Oh... faudrait pas que j'me laisse aller
Faudrait pas que j'me laisse aller, non

La bombe humaine,
tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur
juste à côté du cœur
La bombe humaine,
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre en main ton destin
C'est la fin

Bombe humaine
c'est l'arme de demain
Bombe humaine
tu la tiens dans ta main
Bombe humaine
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre ce qui te tient
C'est la fin...

(Chanson de Téléphone)

25/05/2005

25/05/05 - 22:20

Le grand sommeil

Je ne peux plus me réveiller, rien à faire
Sans moi le monde peut bien tourner à l'envers
Engourdi par le sommeil et prisonnier de mon lit
J'aimerais que cette nuit dure toute la vie

En partant tu m'as mis le cœur à l'envers
Sans toi la vie est devenue un enfer
Entortillé dans mes draps je crois me souvenir de toi
Lorsque tu disais tout bas que tu n'aimais que moi

Tout ce qui se passe au dehors m'indiffère
Que le monde saute ce n'est pas mon affaire
Dans ces draps bleus traîne encore l'odeur de tes cheveux
Ce bleu infiniment bleu que j' trouvais dans tes yeux

Lorsque je rêve tu es tout près de moi
C'est la seule façon de rester avec toi
C'est la raison pour laquelle je n'veux plus quitter mon lit
Pour qu'enfin toutes les nuits durent toute la vie

(Chanson d'Etienne Daho)

25/05/05 - 12:51

L'opérette imaginaire (3)

« Fantôche de Gugusse :
- Non non : j'vais pas finir ma vie en plein milieu tout seul au milieu d'une soupière ! »

("L'opérette imaginaire" de Valère Novarina)

25/05/05 - 11:48

Le bonheur d'être avec lui, à ses côtés.
Le bonheur d'être ensemble.
Tout simplement.

24/05/2005

24/05/05 - 22:59

Rebond érotique sur un épisode du blog de Mr Cadence

Cet épisode de découverte de l'auto-érotisme me trouble, car j'ai vécu un peu la même chose.
Dans mon souvenir, ma main n'a pas joué un grand rôle dans la découverte du plaisir solitaire. Alors que certains de mes camarades se vantaient depuis longtemps d'avoir connu une première éjaculation, alors que certains se retrouvaient régulièrement pour partager cette expérience, je ne connaissais rien de tout ça.
Je me souviens avoir utilisé le contact avec un canapé en velours pour découvrir ces sensations encore inconnues, ou presque. Dans le salon familial, ce canapé d'angle fut le premier lieu de jouissance. Le sexe durci glissé entre deux coussins d'assise, le mouvement répété du bassin, des hanches, du sexe. Le coït reproduit instinctivement avant même de l'avoir connu, de l'avoir même réellement vu en images...
Etranges sensations découvertes par ces "stimulations de salon"... Sensations recherchées comme si l'instinct affirmait leur existence et la nécessité de les atteindre. D'atteindre ce doux point de jouissance, ce délicieux picotement juste avant la première jouissance.
Cette première éjaculation fut surprenante, désarmante. Résultat inattendu et pourtant inconsciemment recherché.
Et déjà, juste après, l'excitation de connaître de nouveau cette sensation. Et déjà, juste après, la mélancolie de savoir que cette première fois ne se reproduirait jamais plus.
(Mais d'autres découvertes ont pu suivre, rivalisant avec celle-ci, venant lui donner un autre visage, une autre finalité...)

24/05/05 - 22:26

Check-up (3)

« Vous n'avez que les vertus qui vont à votre propre main et votre propre esprit. Vous donnez vos vertus à l'Etat et elles vous sont retournées comme des vices. Vous n'avez pas besoin de prendre un fusil pour défendre votre vertu, votre injustice suffit. »

("Check-up" d'Edward Bond)

24/05/05 - 22:20

Relais vicieux de Mr Paco

Règle du jeu :
Il s’agit ici de dire sur son blog ses trois principaux vices, puis de passer le relais à trois autres personnes qui à leur tour diront quels sont leurs trois principaux vices, et choisiront trois personnes pour prendre la suite.

- Gourmandise
Je suis gourmand au sens premier du terme. J'aime manger. Je mange beaucoup et ça peut étonner vue ma corpulence (ce qui changera peut-être).
Mais je suis aussi gourmand de manière plus générale : gourmand de la vie, gourmand des sentiments, de l'amour, des sens, gourmand d'occupation, de travail.
Comme pour combler un vide qui me ferait peur. La mort me fait peur alors je veux avoir la sensation de remplir mon existence. La sensation, car je ne sais pas si c'est toujours effectivement le cas...
Si l'on est gourmand quand on en redemande alors qu'on a déjà "mangé", alors oui, je pense que la gourmandise peut me caractériser. Jamais rassasié ? L'avenir me le dira. Mais pas pour le moment en tout cas.

- Impatience
On peut faire le lien entre la gourmandise - cet appétit, cette soif de la vie - et l'impatience.
Je suis terriblement impatient. Impatient de vivre, sans doute.
J'ai remarqué récemment que plus j'avance dans cette vie, plus j'en fais l'expérience, et plus je suis impatient. Comme si la connaissance de tel sentiment, de telle sensation, de tel comportement, dès lors qu'il m'est agréable, me faisait courir après, pour le retrouver, l'éprouver de nouveau. Sans trop pouvoir me résigner à attendre que cela se réalise.
Alors j'apprend à prendre le temps. A travailler cette impatience.

- Colère
On dit souvent de moi que je suis soupe au lait. Je m'emporte souvent. Comme si une de mes manières de vivre, de survivre auprès des autres, était de "gueuler" régulièrement. Evidemment, ça dépend du contexte. Je m'énerve régulièrement contre telle administration ou service clientèle. Comme si je devais me battre contre certaines petites injustices, comme si je voulais ainsi mieux exister (et ce n'est d'ailleurs pas toujours dans un souci purement personnel).
Je suis d'une nature colérique. Cet état violent passager qui résulterait d'une sensation d'agression. Peut-être que je me sens agressé par ce monde - comme beaucoup. Peut-être que j'anticipe parfois cette agression potentielle, en agressant moi-même avant. Comme pour me blinder, comme une carapace, une protection.
Parfois cela peut refroidir mes interlocuteurs, et ça se comprend.
Certains ne connaissent pas mon visage coléreux... heureux qu'ils sont.

C'est donc à mon tour de passer le relais...
Alors, s'ils veulent bien se prêter au jeu, je demanderai à Mr Rogue, Mr Sorty et Mr Chapi de nous livrer leurs trois vices !

24/05/05 - 19:33

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez comprendre, ce que vous voulez comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas s'entendre. »

23/05/2005

23/05/05 - 17:50

Fabulous time (3)

(nouveau rendez-vous...)


Aujourd'hui,
lundi 23 mai 2005
qu'avez-vous fait à 11h25 ?

21/05/2005

21/05/05 - 18:49

Au coeur de la nuit

je déposerai un baiser sur tes lèvres...
Au bout de mon voyage nocturne, au bout de ces longs kilomètres, grâce aux transports amoureux, je pourrais me blottir dans tes bras, tout contre ton coeur, bien au chaud...
J'arrive !

21/05/05 - 13:03

Fabulous time (2)

(nouveau rendez-vous...)


Petite note préalable :
Il est proposé ici aux lecteurs, habitués ou de passage, de noter ce qu'ils ont fait à l'heure et la date indiquée... Il ne s'agit pas d'une période, d'une tranche horaire, mais bien de l'heure exacte !


Aujourd'hui,
samedi 21 mai 2005
qu'avez-vous fait à 13h02 ?

21/05/05 - 13:01

Check-up (2)

« Notre société est aujourd'hui fictive. Nous avons des esprits d'enfants mais sans même avoir le sens de la responsabilité qu'ont les enfants. Nous avons le pouvoir technologique des géants mais nous n'avons même pas le contrôle que les enfants ont sur leurs jouets. C'est là tout ce qu'est notre démocratie. C'est une situation de grand danger. Nous sommes des enfants qui jouent avec les armes d'Armageddon* »

(*Armageddon (ou Harmagedon) : Allusion à l'Apocalypse, XVI, 16. Transposition de l'hébreu désignant la "montagne de Megiddo", ville dont le nom est en grec ancien "Mageddo" ou "Magedon" : lieu où les démons rassemblent les rois de la Terre pour s'opposer aux forces de Dieu en un ultime combat.)

("Check-up" d'Edward Bond)

19/05/2005

19/05/05 - 17:28


Pensée pour toi, mon petit...

19/05/05 - 17:23

Dreamer

Dreamer, you know you are a dreamer
Well can you put your hands in your head, oh no!
I said dreamer, you're nothing but a dreamer
Well can you put your hands in your head, oh no!
I said "Far out, - What a day, a year, a laugh it is!"
You know, - Well you know you had it comin' to you,
Now there's not a lot I can do

Dreamer, you stupid little dreamer;
So now you put your head in your hands, oh no!
I said "Far out, - What a day, a year, a laugh it is!"
You know, - Well you know you had it comin' to you,
Now there's not a lot I can do.

Well work it out someday

If I could see something
You can see anything you want boy
If I could be someone-
You can be anyone, celebrate boy.
If I could do something-
Well you can do something,
If I could do anything-
Well can you do something out of this world?

Take a dream on a Sunday
Take a life, take a holiday
Take a lie, take a dreamer
dream, dream, dream, dream, dream along...

Dreamer, you know you are a dreamer
Well can you put your hands in your head, oh no!
I said dreamer, you're nothing but a dreamer
Well can you put your hands in your head, oh no!
OH NO!

(Chanson de Supertramp)

19/05/05 - 13:05

Fabulous time (1)

(nouveau rendez-vous...)


Petite note préalable :
Il est proposé ici aux lecteurs, habitués ou de passage, de noter ce qu'ils ont fait à l'heure et la date indiquée... Il ne s'agit pas d'une période, d'une tranche horaire, mais bien de l'heure exacte !


Aujourd'hui,
jeudi 19 mai 2005
qu'avez-vous fait à 11h59 ?

19/05/05 - 00:26

Cinéma


STAR WARS, EPISODE III
LE REVANCHE DES SITHS
(+++)

Le troisième volet de cette saga cinématographique. Tant attendu, car il boucle la boucle. Il vient combler le petit vide laissé entre les anciens épisodes et les plus récents. Ce qui en fait tout l'intérêt, c'est justement d'être la pièce manquante du puzzle que tout le monde peut enfin se réjouir de voir définitivement assemblé. Ce qui est dommage, à cet égard (mais quasiment inévitable), c'est qu'on ait su si tôt qu'Anakin était Darth Vader, qu'il allait le devenir. Cela enlève toute la surprise. Ce qui est passionnant (déjà depuis la sortie de l'Episode I), c'est de voir la saga se recentrer sur ce personnage d'Anakin / Darth Vader.
Plus particulièrement sur ce film, sur cet épisode... Je suis évidemment séduit par l'ensemble, par l'esthétique, qui poursuit ce chemin entre le premier épisode si moderne, à l'esthétique si flamboyante, et le quatrième, plus rudimentaire, presque pauvre, mais si fort ! Le cocktail est ici assez savamment composé. Les batailles spatiales sont dignes des morceaux d'anthologie originels, on retrouve la virtuosité des combats au sabre laser du Retour du Jedi. Ce qui change ici, c'est le cadre grandiose, le décor qui s'enrichit, s'elargit, les mouvements de caméras qui se complexifient encore, grâce à la technologie... Au risque de donner parfois la sensation d'être dans un jeu vidéo...
Les dialogues ne sont pas forcément le point fort des films de George Lucas. Alors on préfèrerait parfois enlever les mots et ne garder que les intentions dans les corps, sur les visages, ne laisser que la musique et la bande son. C'est peut-être pour ça qu'on rapproche cette oeuvre (l'ensemble de la saga) d'un opéra galactique...
Ici, il s'agit surtout de la chute d'Anakin, de la chute des Jedis et de la République. Il s'agit de l'avènement de l'Empire, de l'Empereur galactique et de son disciple Darth Vader. Tout cela est sombre, bien sûr. Nous sommes au coeur de la tragédie. Une tragédie où l'humain est emporté, où les errances de l'âme sont fatales. Ici, il n'y a plus d'espoir. La mort rôde dans ce monde qui bascule du côté obscur.
Darth Vader enfile son casque et la "Marche de l'empereur" peut résonner. Nous revenons dans le passé, nous nous projetons déjà dans le futur. Quand les destins de Luke et Leïa se recroisent, quand Obi-Wan Kenobi livre son ultime combat contre son ancien élève, quand Yoda transmet une dernière fois les valeurs du chevalier jedi, quand Chewbacca fait de nouveau retentir son cri, quand R2-D2 et C3-PO...
C'est (pour moi) une mythologie moderne qui a été inventée - directement inspirée des mythologies anciennes, de leurs thèmes, de leurs figures. C'est universel. Parfois un peu trop manichéen, mais tellement universel !

17/05/2005

17/05/05 - 12:02

Cinéma


LEMMING (+++)

Une tension menée à l'extrême. L'étrange qui s'insinue avec patience dans la vie de ce couple trentenaire modèle. "C'est à ce moment que les choses ont commencé à se détraquer", dit l'homme en voix off dès le début du film. Nous voilà prévenus. Les évènements qui vont suivre nous précipitent avec eux dans une spirale cauchemardesque. Le couple perd pieds. Le trouble s'instaure, contamine le désir autant que l'ambition. Le secret, le non-dit planent maintenant dans leur vie.
Et ce rongeur migrateur, ce lemming venu de Finlande, qui symbolise tout l'étrange, la présence étrangère aussi. L'animal renait de la noyade comme une Charlotte revit à travers une autre. Rampling s'empare du corps et de l'esprit de Gainsbourg. Elle la vampirise en quelque sorte. Et le décalage de personnalité qui s'opère en la plus jeune est suffisamment troublant. Charlotte Gainsbourg, qui donne d'abord l'image si décontractée, posée, qu'on lui associe naturellement, devient par la suite dangereuse et inquiétante dans ses élans colériques, son mutisme obsessionnel...
Les autres interprètes ne sont pas en reste. Charlotte Rampling incarne parfaitement le trouble, la perversité, la versatilité. Laurent Lucas nous livre les doutes, les angoisses, les effrois de son personnage avec justesse et retenue. André Dussolier, d'abord affable, entourera ce cauchemar d'un lourd secret, presque malicieux...
Quant à la réalisation de Dominik Moll, on peut retrouver ce qui faisait déjà la force de "Harry, un ami qui vous veut du bien", son premier film : une bande son aussi riche qu'omniprésente, presque oppressante ; une lumière bien contrastée dans les intérieurs citadins, ou plus brumeuse quand on retrouve la montagne ; un sens de l'intrigue, du suspense, de la mise en tension, déjà bien maîtrisés dans le scénario, mais surtout très bien retranscris à l'écran, par le cadre, le mouvement lent et sinueux de la caméra. Le film s'étire quand même un peu en longueur là où il pourrait se permettre quelques accélérations ou ellipses...

17/05/05 - 11:23

Côté obscur...


Ca y est.
Ce soir, à minuit, le troisième volet tant attendu arrive !
Celui qui vient boucler l'histoire, la saga...

17/05/05 - 11:16

L'opérette imaginaire (2)

« Pantioche rencontra un jour Anaxanarque son maître, qui était tombé dans un fossé, et passa outre sans daigner lui tendre la main : "Mon maître, disait-il en lui-même, est aussi bien là qu'autre part."' Anaxanarque, du fond de son trou, fut le premier à s'applaudir d'avoir un tel disciple. »

("L'opérette imaginaire" de Valère Novarina)

16/05/2005

16/05/05 - 14:58

Départ

Alors que le TGV filait au bout du quai - s'arrachant à ce bout du monde si loin des terres intérieures - il repensait aux moments partagés.

Pas de tristesse
en pensant à l'arrivée le soir tard dans cette gare, aux matinées ensoleillées, aux oranges pressées, aux vestes essayées, aux films regardés, aux chansons écoutées...
Pas de nostalgie
en sentant encore la peau chaude qui se frotte, les yeux mi-clos qui sourient, la bouche charnue qui dévore, le sexe qui enfle, les mains qui agrippent...
Pas de peur
en voyant ce train filer, ce coeur s'éloigner...

Le troisième type est là, il reste à nos côtés.
Comme le bonheur de continuer à se découvrir un peu plus à chaque fois.

15/05/2005

15/05/05 - 22:10

Révision...


A l'approche de la sortie tant attendue (par certains dont j'avoue faire partie) du troisième épisode de la saga, j'ai effectué - en bonne compagnie - une petite révision du dernier épisode en date (le II, donc), sorti il y a trois ans et que je n'avais pas revu depuis...
Eh ben, on peut dire qu'il est quand même très bien, cet épisode "de transition", qui présente le début de la chute d'Anakin du côté obscur, envahi par le doute, le conflit sentimental... Il s'agit aussi d'une transition vers une esthétique moins riche, plus proche de celle qu'on pouvait trouver dans les épisodes originaux... un peu plus kitsch, quoi - mais qui ne m'a jamais déplue...
Bref, je crois bien que je suis toujours fan de Star Wars et que ce n'est pas prêt de s'arrêter, si j'en crois les quelques images aperçues de l'épisode qui débarque sur notre planète dans 50 heures !...

13/05/2005

13/05/05 - 17:41

Chevaux nains d'appartement (1)

« Ce qui naît :
Les nouvelles démangeaisons de la chance. Banco, Morpions, Millionnaires, Poker, Black-Jack, Bingo et Tac-o-tac. Petits magots qu'on gratte. Joli geste de dévoilement de la pellicule d'encre, suspense de la divulgation du secret, montée de la tension dès le premier coup d'ongle. Devenir millionnaire-minute est la meilleure dissusasion à la philosophie du travail de nos petits épargnants. »


("Chevaux nains d'appartement" de Michel Azama)

13/05/05 - 13:41

Marre des pauvres

Y’en a marre, marre des pauvres
Les pauvres y font aucun effort pour devenir riche
Y’en a marre, marre des pauvres
Et quand y jouent au loto y réfléchissent même pas à se qu’ils cochent
Y’en a marre, marre des pauvres
Et puis c’est surement la faute des pauvres si y’a de la misère

Marre des pauvres
Marre des pauvres
Y’en a ma ma ma marre des pauvres
Y’en a marre des pauvres
Oh oui !
Marre des pauvres
Marre des pauvres
Y’en a ma ma ma marre des pauvres
Y’en a marre des pauvres

Y’en a marre !

Les pauvres quand ils travaillent
ils enrichissent les riches
Du coup y faut pas qu’ils s’étonnent
ben si ils sont toujours aussi pauvres

Marre des pauvres
Marre des pauvres
Ils font chié
Ils font chié
Ils font chié
Ils sont maigres
Marre des pauvres
Marre des pauvres
Ils font chié
Ils font chié
Ils mangent encore plus mal que nous

Y’en a marre, marre des pauvres
Et les pauvres arrêtés de vous pleindre vous gâchez l’bonheur des riches
Y’en a marre, marre des pauvres
Heureusement les très très riches
Tout le monde peut crevé ils s’en foutent
Y’en a marre, marre des pauvres
Et puis c’est facile de se pleindre quand on sait qu’on est la majorité

Marre des pauvres !

(Chanson de Didier Super)

12/05/2005

12/05/05 - 11:06

Rebond littéraire sur le point n° VI du (non-)blog de Mr Népo de ce 12 mai 2005


"Le tailleur de confettis" de Francine Chicoine
(Hull, Éditions Vents d'Ouest, 1998)


« C'est chose courante que d'associer les couleurs aux émotions, mais il est inhabituel de vouloir prêter une voix aux couleurs, de chercher à les incarner à travers des personnages de chair et de sang. Tel est le défi qu'a voulu relever Francine Chicoine en écrivant "Le Tailleur de Confettis".
De la naissance à la mort, sous les traits d'un enfant, d'un amoureux ou d'un vieillard, à travers les mots d'un écrivain, d'un psychotique, d'une artiste et de paroles prononcées par d'autres voix encore, la vie se déploie sous nos yeux comme un prisme aux reflets changeants. Espoirs, révoltes, émerveillements, déceptions, fragilités, solitudes, tous les états d'âme ont leur couleur.
L'auteure donne toute la mesure de son talent au fil de récits d'une grande sensibilité, tantôt émaillés d'observations fines, pointues ou cocasses, tantôt chargés d'émotions, d'une éloquence poignante et d'éclairs de lucidité fulgurants. »

(Note de l'Éditeur)

12/05/05 - 00:08

Check-up (1)

« Le temps nous rattrape. Autrefois, les machines étaient faibles, aujourd’hui elles sont si fortes qu’elles transforment ce qui était autrefois des erreurs en catastrophe, des exécutions en génocide, des religions en holocauste, les agitations d’une paroisse en guerres de continents. Celui qui ne possède pas les machines qu’il utilise est la propriété de ceux qui possèdent les machines. Diriez-vous que vous êtes libre si un homme possédait votre femme mais vous laissait l’utiliser ? L’Etat vous laisse utiliser votre vie. Nous sommes les ombres projetées par des machines. Vous pensez que nous possédons les machines mais les machines nous vendent sur le marché. »

("Check-up" d'Edward Bond)

11/05/2005

11/05/05 - 12:12

Goëlands


Ces messieurs t'attendent à mes côtés !...

11/05/05 - 12:03

Coeur de loup

Cœur de Loup
Pas le temps de tout lui dire
Pas le temps de tout lui taire
Juste assez pour tenter la satyre
Qu'elle sente que j'veux lui plaire
Sous le pli de l'emballage
La lubie de faufiler
La folie de rester sage si elle veut
De n'pas l'embrasser
Quand d'un coup d'aile se déplume
Mon œillet luit fait de l'œil
Même hululer sous la lune ne m'fait pas peur
Pourvu qu'elle veuille

Je n'ai qu'une seule envie
Me laisser tenter
La victime est si belle
Et le crime est si gai

Pas besoin de beaucoup
Mais pas de peu non plus
Par le biais d'un billet fou
Lui faire savoir que j'n'en peux plus
C'est le cas du kamikaze
C'est l'abc du condamné
Le légionnaire qui veut l'avantage des voyages
Sans s'engager
Elle est si frêle esquive
Sous mes bordées d'amour
Je suppose qu'elle suppose
Que je l'aimerai toujours
Le doigts sur l'aventure
Le pied dans l'inventaire
Même si l'affaire n'est pas sûre
Ne pas s'enfuir
Ne pas s'en faire

Je n'ai qu'une seule envie
Me laisser tenter
La victime est si belle
Et le crime est si gai

Cœur de loup
Peur du lit
Séduis-la
Sans délais
Suis le swing
C'est le coup de gong du king. Bong !
Cœur de loup
M'as-tu lu
L'appel aux
Gais délits
Sors du ring
C'est le coup de gong du king. Bong !

Pas le temps de tout lui dire
Ni de quitter la scène
YEP ! Elle aura beau rougir
De toute façon il faut qu'elle m'aime
Je n'ai qu'un seule envie
Me laisser tenter...

{Chorus}
Cœur de loup
Peur du lit
Séduis-la
Sans délai
Où elle est
O LA LA
Beau colis
Joli lot
Cœur de loup
M'as-tu lu
L'appel aux
Gais délits
En dit long
Mets l'hola
C'est joli
Quand c'est laid.

(Chanson de Philippe Lafontaine)

11/05/05 - 02:14

Au coeur de la nuit :

Bouleversé...

11/05/05 - 00:49

Dilatation de la pupille


Cet oeil qui va se rapprocher de nouveau dans quelques jours, quelques heures...
Ma pupille attend la vôtre, pour s'y perdre et nous (re)trouver...

11/05/05 - 00:28

Rebond visuel sur les 6 points de Mr Népo de ce 11 mai 2005

I.


II.

III.

IV.

V.

VI.

10/05/2005

10/05/05 - 19:22

L'opérette imaginaire (1)

« Anaxanarque soutenait que vivre et mourir était la même chose. Pantioche, l'un de ses nombreux disciples, choqué de cette assertion, lui dit : Pourquoi donc ne mourez-vous pas ? - Précisément, répondit Anaxanarque, parce qu'il n'y a aucune différence entre la mort et la vie. »

("L'opérette imaginaire" de Valère Novarina)

10/05/05 - 01:46

Je me souviens

Ô la nostalgie à retrouver de vieilles cartes postales
Où le ciel est toujours bleu l'arbre toujours vert la mer étale
Sans doute on ne les met dans l'album que pour les photographies
Je suis seul à savoir ce que l'écriture au dos signifie
Les diminutifs les phrases banales

Au-dessus de ce monde mort on voit traîner des cerfs-volants
Poignées de main de Castelnaudary bons baisers du Mont-Blanc
Un bonjour de Saint-Jean-de-Luz salutations de la Baule
Je suis depuis trois jours ici c'est plein de Parisiens très drôles
Nous avons fait un voyage excellent

Je me souviens de nuits qui n'ont été rien d'autre que des nuits
Je me souviens de jours où rien d'important ne s'était produit
Un café dans le bois près de la gare Saint Nom La Bretèche
Le bonheur extraordinaire en été d'un verre d'eau fraîche
Les Champs-Elysées un soir sous la pluie

(Chanson d'Yves Montand)

10/05/05 - 01:36

Rebond sur le nouveau rebond de Mr Paco, suite à mon propre rebond sur le premier rebond de Mr Paco sur le point n° VI de Mr Népo...

- Pas forcément par la seule force du temps, car "moins d'objectifs" ne signifie pas "pas d'objectifs du tout", et encore moins "pas d'ambition"...

- Je ne sais pas exactement pourquoi, mais ça me rappelle la grande Alice Sapritch dans une pub, disant : "Jex Four, c'est Jextraordinaire !"

- Exister pour soi. Avant tout. Trouver un sens à sa vie, qui nous convienne, même s'il peut changer, évoluer...

- Des pierres d'attente, oui. Attente patiente de la latence du temps.

- Tout voir, d'un coup ? Prendre le temps de pouvoir revenir sur les évènements passés...

- Louis Aragon, chanté par Yves Montand (c'est ici)

- On ne connait l'amour que pour l'avoir ressenti au plus profond de son être. Ce n'est pas une théorie...

- La bonté présente en soi, mais peut-être pas en chacun des êtres humains sur cette planète. Mais l'humanité est capable du pire comme du meilleur, effectivement.

- Ca pose la question de l'objectivité dans toute production/création humaine.

- Ca va, hein !... j'ai encore un peu de temps avant d'aborder cette nouvelle partie de mon existence...

- Visiblement, il a d'autres plans pour vous faire découvrir les méandres de son feuillage...

- Il y a donc du haut et du bas à gauche et à droite ? Intéressant. S'il ne s'agit pas d'adhérer à la notion de "France d'en bas", en tout cas.

- Je pense indispensable d'être conscient des enjeux politiques, de la vie de la cité, de l'humanité !

- C'est l'essentiel, l'éducation. Plutôt que l'enseignement.

- La dignité humaine, décidémment...

- Ah, l'étouffement... Mais je pense aussi que l'amour sans retour n'est pas viable.

- Moi non plus. Prendre le temps de découvrir, là aussi.

- Sujet intéressant, car il renvoie à la subjectivité du temps. Il y a le temps universel et le temps individuel, celui que l'on ressent. Une même heure qui peut paraître longue ou courte pour deux personnes qui la vivent dans les mêmes circonstances...

- Retrouver avec fraîcheur les gens.

- C'est vrai que vous arrivez à nommer certaines notions de manière tellement pertinente...

- Ah, voilà ! C'est bien GA, ça ! On aguiche, on chauffe, et puis dès qu'il faut du concret...

09/05/2005

09/05/05 - 19:10

Rebond sur le rebond de Mr Paco sur le point n° VI de Mr Népo...

- Vous avez sans doute raison de vouloir avoir le moins d'objectifs possibles, pour ne pas être déçu... C'est sage.

- Etre - ou ne pas être... telle est la question.

- Exister. Simplement. Dans tout ce que la complexité que ça représente.
Mais exister d'abord et avant tout pour soi, ou à travers le regard des autres ?

- C'est très beau cette image du chemin de votre avenir que vous tracez avec les cailloux de votre expérience...

- Il est parfois bon de pleurer. Mais la perte d'émotivité (ou son amoindrissement) peut sans doute permettre de revenir sur certains évènements et de mieux les comprendre, les assimiler.

- Les Québécois ont raison ("Je me souviens").

- Aimer...
Question récurrente : aime-t-on plus la personne aimée ou le simple fait d'aimer ?
(est-ce vraiment simple d'ailleurs...)

- C'est tout à votre honneur de vouloir continuer à croire en la bonté humaine. Je dois avouer que j'ai un peu perdu cet espoir, en général.

- Un oeuvre d'art doit être considérée comme la perfection de l'expression humaine. Mais, après être passée par la subjectivité de l'artiste, elle est aussi soumise à la subjectivité du spectateur...

- La trentaine ne doit sans doute pas être considérée comme une fin en soi...

- Vous n'avez pas le vertige dans les arbres ?

- Ce point sur la politique verticale mériterait un approffondissement...

- Bel objectif que celui de redonner le goût de la question politique. Je m'y emploie aussi à mon petit niveau...

- Vous avez connu ce "chaos belliqueux" ? La question de l'enseignement rejoint sans doute celle de l'appréciation de la politique (autre que politicienne)...

- Préserver la vie humaine ? Préserver l'espèce humaine ou le caractère humain de la vie ?

- L'amour ne vaut-il que s'il obtient un retour ?

- Vous pouvez sans doute trouver ce travail qui fera s'épanouir vos passions...

- Perdre son temps, mais pas trop... on en a parfois besoin... et dans ce cas, peut-on continuer à dire qu'il est perdu ?

- Redécouvrir les gens. Découvrir régulièrement une nouvelle facette de leur personnalité...

- L'étalage de la dignité humaine qui en ferait perdre le sens-même. Vous allez loin. Merci de ces mots que vous posez au creux de notre conscience...

- Alors, elle est fermée, cette braguette ?

09/05/05 - 11:11

Semaine

En ce lundi matin - fatigué de ne pas avoir bien dormi la nuit dernière - je revois la semaine qui vient de se terminer.
Semaine qui m'a paru longue. Très longue.
Les journées ont été doubles, voire triples. Beaucoup de travail...

Mais la visite de ma nièce et de ses parents a été une belle respiration, ce week-end !

Et le retrouver un peu, lui, son regard, ses mots, ses expressions... fut aussi une belle manière de terminer cette semaine, d'en commencer une nouvelle.

08/05/2005

08/05/05 - 19:43

Fraises


Les premières de l'année que ma bouche a eu le plaisir de retrouver aujourd'hui...
Le fruit qui croque légèrement puis fond dans la bouche... Le goût incomparable, sucré et acidulé...

08/05/05 - 17:26

Nuit et brouillard

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

(Chanson de Jean Ferrat)

08/05/05 - 16:32

La nuit du gorille


Comme il nous en informait il y a une heure,
à 15h26
notre cher grand gorille blogueur
est parti dormir.

Ayons une pensée pour ce primate
bien fatigué par tout ce soleil...

08/05/05 - 15:42

Mode aléatoire

Inspiré par certains (et après avoir moi-même remarqué certains aléatoires amusants sur WMP), je tente à mon tour l'expérience de noter les 10 premiers morceaux :

- Mes amis - Daniel Darc
- Loving you - Minnie Riperton
- Mes pas dans la neige - Keren Ann
- Tout le monde - Carla Bruni
- Hygiaphone - Téléphone
- Vertige de l'amour - Alain Bashung
- Something - The Willowz
- Nothing is good enough - Aimee Mann
- My own style - Rubin Steiner
- Toujours sur la ligne blanche - Alain Bashung

Alors, c'est grave, docteur ?

08/05/05 - 15:13

Le matin...


Quand je suis à ses côtés, ma première pensée est pour lui, mon premier regard va sur lui, sur ses yeux encore fermés, sur sa respiration somnolente...

Quand il n'est pas là, ma première pensée est encore pour lui !...

06/05/2005

06/05/05 - 15:47

Yuna


Ma nièce débarque
en Bretagne pour le week-end

04/05/2005

04/05/05 - 19:05

Le coup de soleil

J'ai attrappé un coup de soleil,
Un coup d'amour, un coup d'je t'aime
J'sais pas comment, il faut qu'j'me rappelle
Si c'est un rêve, t'es super belle
J'dors plus la nuit, j'fais des voyages
Sur des bateaux qui font naufrages
J'te vois toute nue sur du satin
Et j'en dors plus, viens m'voir demain

Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis
Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit
Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas
Le fenêtre en face et d'visiter ton paradis.

J'mets tes photos dans mes chansons
Et des voiliers dans ma maison
J'voulais m'tirer, mais j'me tire plus
J'vis à l'envers, j'aime plus ma rue,
J'avais cent ans, j'me r'connais plus
J'aime plus les gens depuis qu'j't'ai vue
J'veux plus rêver, j'voudrais qu'tu viennes
Me faire voler, me faire je t'aime.

Ça y est, c'est sûr, faut qu'j'me décide
J'vais faire le mur et j'tombe dans l'vide
J'sais qu'tu m'attends près d'la fontaine
J't'ai vu descendre d'un arc-en-ciel
Je m'jette à l'eau des pluies d'été
J'fais du bateau dans mon quartier
Il fait très beau, on peut ramer
La mer est calme, on peut s'tirer

(Chanson de Richard Cocciante)

03/05/2005

03/05/05 - 23:53

Bon voyage, mon petit !

03/05/05 - 11:21

Iench !

Lundi matin, 9h25 :
Prise de tête téléphonique avec une chargée de clientèle d'un service financier qui me parlait sur une tonalité ne me plaisant guère :
« Ne me parlez pas comme à un chien !
Si vous me parlez comme à un chien, je vais vous parler comme à un chien !! »

Ca vous lance une semaine bien comme il faut !

02/05/2005

02/05/05 - 18:42

Yuna


Ma nièce chérie,
qui a déjà 7 semaines,
me rend visite à la fin de la semaine
avec ses parents

02/05/05 - 12:29

Je t'aime

Comme le vent d'Ouessant vient griffer la falaise,
Comme l'aube, en jouant, peut faire fondre les neiges,
Comme les folles fièvres, de fantasmes en malaises,
Comme les doigts du Diable distillent les arpèges,
Comme un océan, un lac, avant les ouragans,
Comme un grand requin bleu sommeille entre deux eaux,
Comme un horizon pâle pour un soleil couchant,
Comme un aigle royal survole les roseaux,
Je t'aime.

Comme un diamant blanc-bleu engendre la folie,
Comme les avalanches se jettent dans un gouffre,
Comme une terre qui s'ouvre à la foudre en furie,
Tu bâtis tes enfers et y sombres et y souffres.
Comme un oiseau perdu dans les vignes s'enivre,
Tu vas et tu te perds, et dérives et chavires.
C'est à la presque-mort que tu me reviens vivre,
Vivre au nouveau soleil de tes anciens soupirs,
Je t'aime.

Comme un grand arc-en-ciel sait fêter un orage,
Tu vas noyer tes foudres dans un lac d'oubli.
Comme un chef vainqueur saurait rendre un hommage,
Tes pardons me reviennent comme mes mélodies.
Comme un navire au port, contre vents et marées,
Tu défends mes trésors, tu caches mes secrets.
Comme un pâle cerbère, tu gardes notre enfer
Et tu m'aimes, tu m'aimes.

Comme le vent d'Ouessant vient griffer la falaise,
Comme l'aube, en jouant, peut faire fondre les neiges,
Comme les folles fièvres, de fantasmes en malaises,
Comme les doigts du Diable distillent les arpèges,
Comme le vent d'Ouessant,
Comme l'aube en jouant,
Comme les folles fièvres,
Comme les doigts du Diable,
Comme, comme,
Je t'aime, je t'aime,
Comme, comme,
Je t'aime, je t'aime,
Comme, comme,
Tu m'aimes, tu m'aimes,
Comme, comme,
Je t'aime, je t'aime,
Comme, oui comme,
Tu m'aimes, tu m'aimes,
Comme, comme,
Tu m'aimes, tu m'aimes...

(Chanson de Barbara)

02/05/05 - 00:15

Cinéma - AVRIL 2005



MAN TO MAN (+)
Un film qui parle de colonialisme, d'esclavage, d'humanisme et de science. Un film un peu ambigu, puisqu'en exposant ces thèses scientifiques du XIXème siècle, il nous replonge en un temps où l'on résonnait par systèmes de races, y compris (et même avant tout) en science. Pourtant, ces thèses ont existé et leurs contradicteurs aussi.
Finalement, c'est sans doute le style du film qui m'a le plus gêné dans cette ambiguïté : en faire une grande fresque romanesque, un mélo romantique, avec violons incessants et beaux paysages (comme sait pourtant bien le faire Régis Wargnier)... comme pour se donner bonne conscience, comme pour éviter la polémique...


BRICE DE NICE (+)
Je ne connaissais pas trop le personnage de Brice, créé il y a presque dix ans par Jean Dujardin... Eh bien, le personnage est très marrant. Son décalage, son univers bien jaune (ça doit plaire à Pyram) et déconnecté, sont bien sympas et drôles !
De là à en faire un film d'1h40 ! Non, ça ne tient pas vraiment la route. Et puis, pourquoi vouloir nous resservir en plat de resistance cinématographique les apéritifs télévisuels ?!


GARDEN STATE (+)
Certains critiques criaient presque au génie, nous faisant croire qu'il s'agissait là du nouveau film culte de toute une génération ! On se demande bien laquelle !!
Un film qui commence bien, je trouve, avec une tonalité originale, une b.o. attrayante. Mais les états d'âme de ce post-adolescent, les doutes de cet acteur-râté, les remises en question de ce fils oublié, n'ont pas maintenu mon attention bien longtemps... Une crise d'adolescence un peu en retard que le réalisateur se complait à écrire, filmer et interpréter...


ROBOTS (++)
Une nouvelle fois, le génie des animateurs 3D frappe fort !
Visuellement, c'est vraiment bluffant.
Scénaristiquement, on n'évite pas le manichéisme habituel des dessins-animés, mais la fable du pot de terre contre le pot de fer a ici une résonnance particulière - comme pour mieux dénoncer le renoncement à certaines valeurs ou l'abandon de l'ancien, du démodé, dans notre société de consommation mondialisée...

01/05/2005

01/05/05 - 14:21

Dimanche

Un jour rituel pendant toute l'enfance (même dans les familles non-cathos, il y a une tradition du dimanche) :
Mon père allait au marché le dimanche matin et ramenait invariablement des fleurs, et surtout un rosbif de cheval et des pommes de terres qui finissaient en frites maison !
C'était aussi la grande époque de "Dimanche Martin" qui occupait une partie de nos après-midis dominicaux. Un créneau de deux-trois heures en plein milieu devait être consacré au gros des devoirs de la semaine et au rangement des chambres.
Plus tard, il y avait le bain suivi des "Fraggle Rocks" et "Benny Hill". En grandissant, cette tranche horaire qui précède le journal de 20 heures, a accueilli les programmes de Canal + (le film de 18 heures puis "Ca cartoon").
Cette journée a longtemps été inscrite dans un schéma immuable.
Une journée familiale qui pouvait être joyeuse, mais qui finissait toujours pour moi par une touche mélancolique : se coucher le dimanche soir marquait la fin d'une semaine, le début de la suivante, le temps qui passe, irrémédiablement.

Mais l'adolescence et le divorce de mes parents ont fait sauter ce rituel.
Et ce sentiment mélancolique du dimanche s'est estompé.
Il n'en demeure pas moins, que je n'aime pas le dimanche.
Alors, souvent, je m'active. Je vais parfois à la piscine, je travaille... Finalement, j'essaie de ne pas en faire un jour différent des autres...

01/05/05 - 14:01

Muguet (bis)

Grâce à Mr Paco et au moteur de recherche icônographique de Google, j'ai découvert que le muguet était aussi une infection hématologique.
Et mon fidèle Petit Larousse me confirme à l'instant :
"Candidose de la muqueuse buccale, formant des plaques blanches".

01/05/05 - 13:58

Muguet



Le muguet est une fleur que j'aime beaucoup.
Peut-être parce qu'elle est parmi les plus rares, les plus éphémères.
Peut-être aussi parce que j'ai longtemps participé dans mon enfance à la vente traditionnelle de ses brins avec mes parents.
Sans doute parce que son doux parfum me plaît !

 

depuis le 16/02/05

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2007
Le scaphandre et le papillonLes chansons d'amour
I'm not thereSunshine
L'assassinat de Jesse James99 Francs
Ratatouille7h58 ce samedi-là
DarlingThe bubble

2006
BabelL'homme de sa vie
Lord of warParis je t'aime
Le secret de Brokeback MountainNe le dis à personne
La science des rêvesVol 93
IndigènesThe Queen

2005
CollisionMillion dollar baby
Le temps qui resteVa, vis et deviens
Star Wars - Episode IIIDe battre mon coeur s'est arrêté
RaySin City
History of violenceManderlay