26/06/2005

25/06/2005

25/06/05 - 14:55

Pièce montée des grands jours

C'est une nuit conventionnelle,
Un chien aboie, une chouette hulule,
Les prisonniers dans les cellules
Rêvent de creuser un tunnel.

Mais avec une petite cuillère,
Il faudrait être un peu naïf,
La prison n'est pas un gruyère,
Si au moins j'avais un canif

Je vous fais porter une brioche
Fourrée avec une pioche
Dix mètre de corde environ
Dans la dinde aux marrons,
Si vous goûtez la mortadelle,
N'avalez pas la pelle.
Ce n'est pas tout car j'ajoute
Une lime dans le pâté en croûte
Et dans le petit pot de beurre,
Une pince-monseigneur

Dans la purée pas de grumeaux,
Seulement le chalumeau
Dix mètres de corde environ
Un vilebrequin dans le ragoût,
Ca lui donnera du goût
Mais un poil dans la choucroute
Moi franchement ça me dégoûte.
Filez avant que le jour se lève
Si vous trouvez la fève.

C'est une nuit conventionnelle,
Un chien aboie, une chouette hulule,
Les prisonniers dans les cellules
Rêvent de creuser un tunnel.

Je cherche sans y parvenir
une position pour dormir
Aboie le chien, hulule la chouette,

Je m'allume une cigarette,
J'imagine un cigare qui fume,
Une pâtisserie qui vaut l'détour,
Une danseuse avec une plume
Dans la pice montée des grands jours

Pourvue d'un pistolet en sucre,
Dotée de pièces en chocolat,
Bonnes à manger, pas pour le lucre

J'les cacherai pas sous mon matelas

Je vous fais porter une brioche
Fourrée avec une pioche
Dix mètre de corde environ
Dans la dinde aux marrons,
Si vous goûtez la mortadelle,
N'avalez pas la pelle.
Ce n'est pas tout car j'ajoute
Une lime dans le pâté en croûte
Et dans le petit pot de beurre,
Une pince-monseigneur

Dans la purée pas de grumeaux
Seulement le chalumeau
Dix mètres de corde environ
Dans la dinde au marrons,
Un vilebrequin dans le ragoût,
Ca lui donnera du goût.

Mais un poil dans la choucroute,
Moi franchement ça m'dégoûte.
Filez avant qu'le jour se lève
Si vous trouvez la fève.

(Chanson de Thomas Fersen et Marie Trintignant)

25/06/05 - 14:27

Collection DVD

12 hommes en colère
A bout de souffle
Abyss
les Ailes du désir
Alien (coffret 4 films)
l'Armée des 12 singes
les Amants diaboliques
les Amants du Pont-Neuf
les Bas-fonds
Billy Elliot
le Cercle des poètes disparus
Chicago
le Cirque
la Corde
Dead Man
le Dictateur
Dracula
E.T.
l'Etoffe des héros
le Fabuleux destin d'Amélie Poulain
les Feux de la rampe
Fight club
the Game
Il faut sauver le soldat Ryan
Incassable
In the mood for love
JFK
the Kid
la Ligne rouge
les Lumières de la ville
Mais qui a tué Harry ?
Matrix
Magnolia
Memento
Minority report
Monsieur Verdoux
Moulin Rouge
Mulholland drive
Nosferatu
l'Ombre d'un doute
l'Opinion publique
Panic room
Paris, Texas
le Parrain (coffret 3 films)
Rencontres du troisième type
Reservoir dogs
Retour vers le futur (coffret 3 films)
un Roi à New-York
Roméo + Juliet
la Ruée vers l'or
les Sept samouraïs
Se7en
le Silence des agneaux
Soupçons
Star Wars (Episodes I, II, IV, V, VI)
Les temps modernes
Sueurs froides
To be or not to be
Tron
the Truman show
Usual suspects
les Valseuses

25/06/05 - 13:45

L'homme blessé (1)

« On se retrouve plongé dans l'obscurité du box fermé, puis comme si l'oeil, qui vient du plein jour très lumineux, s'habituait à la pénombre, on arrive au point d'y distinguer quelques formes. Un rai de lumière passe sous la porte. On devin le corps d'Henri qui finit de se déshabiller et qui monte sur le lit, pour s'allonger près du corps endormi. L'autre tente de se réveille, n'y parvient pas et gémit et se plaint doucement dans son sommeil. On entend le bruit des draps qu'on retire, on les voit voler dans la pièce. Dans la pénombre, on devine sur le lit le corps d'un homme nu. Henri s'allonge, se colle à ce corps et commence à le caresser, il se perche sur son dos comme pour le pénétrer, mais il ne le fait pas, il reste là et embrasse le cou, les cheveux dans lesquels il plonge ses mains, il glisse et retombe auprès de ce corps inerte qui exhale des gémissements assoupis, il lui embrasse le dos, les fesses, les caresse, d'un doigt il les ausculte et les pénètre, les larmes lui montent aux yeux, il voudrait étreindre ce corps et se perdre en lui, il le caresse plus vite, il le saisit, le redresse, se blotit à nouveau dans son cou, il le retourne de toute sa force, car ce corps endormi reste offert et pèse lourd, il le retourne jusqu'à en atteindre le sexe, avec une frénésie grandissante il se colle à lui, remonte jusqu'au visage, non pas pour vérifier que c'est bien Jean mais pour l'aimer, l'embrasser, lui prendre la bouche, lui couvrir le visage de sa langue et de sa salive. Jean ne parvient pas à se réveiller, il geint et grimace dans un malaise indissociable du plaisir, offert à la frénésie puis à l'hystérie d'Henri, maintenant en larmes, qui ne cesse en pleurant follement de le caresser, de le mordre, de le prendre, de l'étreindre jusqu'à y perdre les sens et la raison (...) »

("L'homme blessé" de Patrice Chéreau et Hervé Guibert)

24/06/2005

24/06/05 - 23:05

Veiller tard

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde a disparu l'on est face à soi
Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent
Le noir où s'engloutissent notre foi nos lois
Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies
Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces paroles enfermées que l'on n'a pas su dire
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
Ces appels évidents ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit
Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés
Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

(Chanson de Jean-Jacques Goldman)

24/06/05 - 21:56

Un tramway nommé désir (2)

« - Blanche
(...) comme si rien ne s'était passé, nous avons fait semblant de ne rien savoir... oui, nous sommes partis tous les trois, au Casino, près du lac - nous avons bu, nous avons ri tout le temps, nous avons dansé la Varsouvania. Tout d'un coup, au milieu d'une danse, mon mari s'est arraché de moi et est parti en courant. Quelques instants plus tard : un coup de revolver - je me précipitai dehors. Tout le monde se précipita. Tout le monde courut, tout le monde se groupa autour de cette chose horrible au bord du lac. La foule m'empêchait d'approcher. Quelqu'un me saisit le bras : « N'approchez pas, revenez ! N'allez pas voir ça ! - Voir ? Voir quoi ? » Puis j'ai entendu des voix qui disaient : « Alan ! Alan ! Le jeune Alan Grey ! Il s'est tiré un coup de revolver dans la bouche ! La tête a éclaté. » Pourquoi ? Parce qu'en dansant avec lui, je n'ai pas eu le courage de me taire. Tout d'un coup, j'ai dit : « Je sais ! Je sais ! Tu me dégoûtes ! » Et le phare qui avait éclairé le monde s'éteignit. Depuis, il n'y a jamais eu de lumière, qu'une petite bougie, comme ça ! »

("Un tramway nommé désir" de Tennessee Williams)

24/06/05 - 21:46

Un tramway nommé désir (1)

« - Blanche
Cher ami, j'aimais quelqu'un, et la personne que j'aimais est morte.
- Mitch
Morte ! Un homme !
- Blanche
Un jeune homme ! Un très jeune homme ! Alors que je n'étais qu'une toute jeune fille ! A seize ans ! j'ai découvert l'amour, d'un seul coup... totalement. Bien trop d'ailleurs ! Ce fut comme si, soudain, on avait illuminé quelque chose resté jusque-là dans l'ombre. Le monde se transforma pour moi !... mais je n'ai pas eu de chance... je fus bernée. Il y avait, dans ce garçon, quelque chose d'étrange... une nervosité, une douceur, une tendresse même, qui n'étaient pas celles d'un homme, quoiqu'il ne fût pas efféminé, pas du tout... et c'était cela ! Il cherchait refuge en moi... je n'ai pas compris... Il m'a enlevée, vous savez... et ce n'est qu'une fois mariée, après notre retour, que j'ai commencé à comprendre. Mais, je savais déjà que je l'avais déçu d'une façon mystérieuse. Et j'étais capable de lui donner ce qu'il demandait et je ne pouvais pas le faire ! Il était dans la détresse et s'agrippait à moi, et je ne pouvais le retenir. Je glissais avec lui sur la pente, mais je ne savais pas non plus. Je ne savais rien, sauf que je l'aimais, que je l'aimais de toutes mes forces... mais je ne pouvais le sauver ni me sauver moi-même... et puis j'ai découvert la vérité ; de la façon la plus affreuse... en entrant à l'improviste dans une pièce que je croyais vide... deux personnes étaient là : l'homme que j'avais épousé... et un autre plus âgé... son ami depuis des années. (...) »

("Un tramway nommé désir" de Tennessee Williams)

24/06/05 - 18:14

Présence / Absence

Absence présente / Présence absente.
Sentir quelqu'un d'absent malgré sa présence physique.
Sentir quelqu'un de présent, tout près, malgré l'absence, l'éloignement.
J'aime bien cette manière de nommer ce qui échappe bien souvent, les degrés d'intensité d'une présence, de légèreté d'une absence.
Savoir se retrouver ensemble. Pouvoir se retrouver soi.
Laisser respirer, même en étant l'un avec l'autre.
Laisser grandir « the third »...

23/06/2005

23/06/05 - 22:01

Me, myself and my car...


Ce soir, en rentrant de quelques jours en Sarthe orientale (pour me marier) et en Trégor septentrional (pour examiner le bac), j'ai lavé ma belle auto qui en avait bien besoin.
Avec ce soleil (car la Bretagne a été épargnée par le gros orage ce soir...), il était temps de lui redonner un petit éclat. J'ai donc pulvérisé l'eau savonneuse pour enlever les moustiques écrasés sur le pare-brise, l'aspirateur a aspiré les miettes des nombreux sandwichs mangés au volant et les lingettes humidifiées ont ôté la petite couche de poussière sur le tableau de bord.

Passionnant, n'est-il pas ?

23/06/05 - 18:50

L'orage

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices

" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerres "

En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur on ne peut plus funeste

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage

A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n'est pas revenue

Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre

Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble

(Chanson de Georges Brassens)

23/06/05 - 18:34

Cinéma


BATMAN BEGINS (++)

Voilà un Batman intéressant. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas vu ça. Les derniers en date étaient trop kitschs, trop colorés, trop euphoriques... trop. Celui-ci, bien que restant dans un registre spectaculaire, se rapproche davantage de l'univers visuel initial et de ce qu'avait initié Tim Burton dans les deux premiers volets de cette adaptation cinématographique. Il fait de nouveau sombre à Gotham City. Les méchants ne font pas toujours rire.
Et l'on découvre ici les origines du super-héros. Comment Bruce Wayne devient Batman. Comment la chauve-souris prend son envol. Comment un drame familial bouleverse une existence et convainc le jeune Bruce d'aider lui-même à faire régner la justice à Gotham.
Parcours initiatique du super-héros en devenir. Création de la panoplie noire. La particularité de Batman étant qu'il n'a pas vraiment de super-pouvoirs. Il ne vole pas vraiment, n'envoie ni glace, ni flammes, ne voit pas à travers les murs, n'entend pas à trois kilomètres, ne se balance pas au bout de toiles elastiques... Il est fort, il a un bon équipement, mais reste plus proche de nous, plus humain, en quelque sorte. Avec ses failles aussi, ses traumatismes, ses angoisses. Ce que sert très bien le mystérieux Christian Bale.

21/06/2005

21/06/05 - 23:36

L'aigle noir

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser,

Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,

De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu,

Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir...

(Chanson de Barbara)

21/06/05 - 19:26

Conversation* du 21 juin 2005

(A. est conduit par F. dans la grande ville voisine pour une épreuve d'oral d'un examen)

F. : Et si votre examinateur vous propose de le sucer en contre-partie d'un 20/20 ?
A. : Je ne crois pas que j'accepte.
F. : Ah oui ?...
A. : Pourquoi, vous vous accepteriez ?
F. : Je ne sais pas... pour avoir mon bac...
A. : Ah ! Ca, ça veut dire que vous accepteriez !!
F. : Ben non, pas forcément, mais bon, ça fait réfléchir...
A. : Déjà faut voir s'il est mignon... S'il est très très mignon...
F. : Mais ça veut dire que vous tromperiez ?
A. : Et si c'était vous, mon examinateur de bac !?
(Là, il faut savoir que F. fait lui-même passer le bac les 22 et 23 juin 2005)
F. : Alors ?...
A. : Même si c'était vous, ça ne changerait rien je n'accepterais pas.
F. : Mais quand même, vous préfèreriez tromper votre chéri pour avoir votre bac ?
A. : On m'a toujours dit : « Passe ton bac d'abord ! »...
F. : !!!

[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]

20/06/2005

20/06/05 - 17:27

Hygiène du corps et de l'âme


20/06/05 - 15:20

La chaleur

C'est le soir et le vent s'est levé
Dans les ruelles où la poussière vole
Aiii, c'est l'heure où vont danser
Ceux que la chaleur ne peut laisser

C'est un endroit où on voit
Courir dans les veines, cette chaleur

Et Marie aiguise son regard
Elle a vu ce qui vient de nulle part
Elle a crispé la main sur la lame
Attention à la blessure madame

Ooh mais on n'sent pas la douleur
Sinon dans les cœurs
Cette chaleur

C'est ce démon dans son sang à elle
Qui a rongé lentement ses ailes
Aiii, c'est dans le ventre là
Marie sait ce qui arrivera
Dans cet endroit où on laisse aller...

Elle se lève
Et prend
Son arme
Si blanche
C'est pour crever
Le corps
De ce fils de pute
Si blanc
Pendant qu'il en est
Encore temps
Allez respire bien
Avance
Encore
Mais avance

Il n'sentira pas la douleur
Peut-être la peur
Cette chaleur

Sous les draps
Trop blancs
L'auréole
Grandit
C'est le sang
Et Marie
A les yeux qui brillent
Elle part
Sur les rails des tramways
Elle court
Légère
Légère
Et la pluie lave
Les rues
Et la pluie lave
Ses mains
Elle est propre
Enfin
Cette chaleur...

(Chanson de Noir Désir)

17/06/2005

17/06/05 - 22:55

Vendredi Dix-Sept Juin de l'An Deux Mil Cinq







Monsieur Fabulous et Madame PacoRabanne ont l'honneur et l'infinie joie de vous annoncer leur union, célébrée ce jour en l'église de Foulletourte, à Cérans-Foulletourte, en Sarthe Méridio-Occidentale (canton de La Flèche) par le Père Brignard.

La liste de mariage est déposée au Supermarché
Champion , 62 rue Nationale, 72330 Cérans-Foulletourte (Tel : 02 43 87 80 37)

17/06/05 - 00:33

Les noces de campagne

En fermant les yeux je vois
Entre les prés et les bois
Les jolies noces de campagne
Passer gaiement comme autrefois
Les enfants marchent devant
Sous le ciel pur et j'entends
L'amour traverser les campagnes
Derrière une troupe d'enfants

J'aimerais tant près de toi
Être la mariée qu'on voit
Toute blanche dans la campagne
Le cœur tremblant de mille joies
Tous les voisins les amis
Viennent contempler le mari
Que je montre dans la campagne
Et trouvent que j'ai bien choisi

Main dans la main nous allons
Les cloches sonnent ding dong
Que c'est joli sur la campagne
L'ombre d'une fille et d'un garçon
En fermant les yeux je vois
Entre les prés et les bois
Mille notes dans la campagne
Chanter l'amour que j'ai pour toi

(Chanson de Marie Laforêt)

15/06/2005

15/06/05 - 11:50

Il faut laisser le temps au temps

Il faut laisser le temps au temps
Et nos amours auraient quinze ans,
Et nos pères seraient nos enfants,
Lennon serait encore vivant.
Il faut laisser le temps au temps
Et elle m'aurait aimé sûr'ment,
Quand nous étions deux étudiants,
Deux oiseaux sur le fil du vent.

Il faut laisser le temps parler librement.
Il faut laisser les heures couler doucement.
Il faut laisser nos cœurs chanter différent.
Il faut laisser le temps au temps.
Il faut laisser passer les nuits, les jours, les années.
Il faut laisser danser nos vies, nos rêves, nos idées.
Il faut laisser tomber la pluie, les matins d'été,
Et renaître au soleil levant.

Il faut laisser le temps au temps
Pour que Vincent ait du talent,
Que Jimmy devienne un géant,
L'histoire pour faire un président.
Il faut laisser le temps au temps
Et elle m'aurait vu autrement
Que ce poête indifférent
À ces yeux qui me disaient tant.

Il faut laisser le temps parler librement.
Il faut laisser les heures couler doucement.
Il faut laisser nos cœurs chanter différent.
Il faut laisser le temps au temps.
Il faut laisser passer les nuits, les jours, les années.
Il faut laisser danser nos vies, nos rêves, nos idées.
Il faut laisser tomber la pluie, les matins d'été,
Et renaître au soleil levant.

Il faut laisser le temps parler librement.
Il faut laisser les heures couler doucement.
Il faut laisser nos cœurs chanter différent.
Il faut laisser le temps au temps.

(Chanson de Didier Barbelivien)

15/06/05 - 10:51

Quelques résolutions... (moi aussi / je ne fais que copier)

- Arrêter de passer autant de temps le matin en arrivant devant mon ordi (au bureau) à relever mes mails, mes commentaires, y répondre, lire le Journal des Inscrits, commenter à mon tour certains posts, brancher MSN, dire éventuellement bonjour à quelques connaissances (de plus en plus rarement)... et finalement me mettre au boulot au bout d'une bonne heure
- Arrêter de mépriser certains interlocuteurs au téléphone dès le matin, comme si je devais reporter mon humeur sur certains inconnus pour que ça aille mieux
- Arrêter de penser - comme certains me le reprochent - que je passe mon temps à gueuler, à envoyer sur les roses, à mépriser
- Ne pas arrêter de me battre contre ces petites injustices du quotidien qui me foutent hors de moi (me concernant ou les autres)
- Arrêter de jouer au petit chef de temps en temps, comme si je voulais prouver que je peux avoir des responsabilités (de toute façon, je suis le chef...)
- Arrêter de penser que c'est en courant que je gagnerai du temps
- Laisser du temps (à lui, à moi, à nous, au temps)
- Ne pas trop lui dire « Je t'aime »
- Ne pas arrêter de lui dire pour autant quand j'en ai envie
- Prendre du temps aussi pour soi quand nous sommes ensemble
- Ne pas trop parler de nous dans une liste comme ça
- Ne pas trop parler de « nous »
- Continuer à inventer « the Third »
- Ne pas gérer la vie des autres à leur place
- Continuer à aider certaines personnes dans certaines démarches où je serai peut-être plus à l'aise, si elles le souhaitent
- Essayer d'apporter un peu de bonheur aux personnes qui me sont chères
- Poursuivre ma route, chargé du bonheur qui m'habite en ce moment...

15/06/05 - 00:28

You and I

You and I
Ah, the calm below that poisoned the river wild
You and I
Tears that dry on a rude awakened child
Where you look down
I've walked before
Burning holes
With eyes of liquid brown
If we had only known
In a way
We wouldn't reach this ground
You were my only home
Silver eyes
I want to see you shine
And we will feel the weight
Fall away from us in time
Searching our past for the true
You and I, you and I, you and I
All for you
Where you think you'll fall
I adore you
Where you shut your soul
I will open for you
If we had only known
In a way
We'd never reach this ground
I'll know
Silver eyes
I can see us shine
I said, we will feel the weight
Fall away from us in time
Searching our past for a true
You and I, you and I, you and I
All for you.

(Chanson de Jeff Buckley)

14/06/2005

14/06/05 - 23:27

Cinéma


L'INTERPRETE (++)

Très bon cocktail d'action, de suspense et d'émotion.
Comme un aller-retour permanent entre l'universel et l'intime, entre ce qui touche au monde entier et ce qui concerne une famille, des amis.
La tension est maximale dès le début, sous la chaleur africaine et le sifflement des balles.
Elle ne disparait jamais totalement, jusque dans les couloirs glacés de l'ONU et dans les rues menaçantes de New-York.
Qui tuera qui ? La menace n'est pas forcément là où on l'attend. Le danger est là, aux côtés de l'héroïne, cette interprète du sérail diplomatique. La paix est en jeu. La paix d'un pays, d'un peuple. La paix de l'âme de ceux qu'on fait disparaître. La paix de celle qui est est déjà endeuillée. La vengeance peut tenter chacun de nous, mais est-elle la solution d'une paix individuel, de l'accomplissement d'un deuil, face à l'injustice ?
Le film, techniquement, colle à ces thématiques universelles et intimes : par son, son montage, son découpage ; par la musique qui l'accompagne, qui le ponctue ; par le cadre tantôt très larges - épousant les lignes aériennes et massives de Manhattan, du bâtiment de l'ONU aux grandes avenues - tantôt au plus près de l'humain - épousant les lignes de chaque visage, ses tresaillements, ses émotions.
Les acteurs sont bien dirigés par Sidney Pollack pour nous faire partager l'adrénaline, la peur, la menace, l'émotion... Des regards marquants, des voix murmurées ou criantes, qui sont dosés avec justesse.

14/06/05 - 18:20

Je n'aurai pas le temps

Je n'aurai pas le temps
Pas le temps

Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n'aurai pas le temps
Pas le temps

De visiter
Toute l'immensité
D'un si grand univers
Même en cent ans
Je n'aurai pas le temps
De tout faire

J'ouvre tout grand mon cœur
J'aime de tous mes yeux
C'est trop peu
Pour tant de cœurs
Et tant de fleurs
Des milliers de jours
C'est bien trop court
C'est bien trop court

Et pour aimer
Comme l'on doit aimer
Quand on aime vraiment
Même en cent ans
Je n'aurai pas le temps
Pas le temps

Je n'aurai pas le temps
Pas le temps...

(Chanson de Michel Fugain)

14/06/05 - 18:11

Rebond visuel sur un post « poético-téléphonique »
de Mr Paco du 13 juin 2005


(La chute du temps...)

14/06/05 - 13:57

Conversations

Quel plaisir de pouvoir passer du temps à discuter avec lui, à parler non seulement de ce qui nous transporte en ce moment - de ces sentiments qui nous font nous rejoindre au coeur de la Carte du Tendre... - mais aussi à parler de la vie dans ce monde, dans cette société, à parler de politique, de culture, d'art et d'écriture. A échanger sur ce qui nous passionne ou nous révolte, ce qui nous rend plus combattifs en ce monde, ce qui nous fait douter ou nous réjouit, ce qui dépasse notre individualité, ce qui rejoint l'universel...
Les questionnements fusent, les tentatives de réponses s'ébauchent à deux. J'aime cet enrichissement, ce dialogue, ce débat sur ces questions fondamentales - sans que nous soyons nécessairement toujours d'accord. J'aime entendre ses doutes, ses interrogations, ses intuitions, ses utopies, ses certitudes, ses rêves... J'aime partager mes doutes, mes interrogations, mes intuitions, mes utopies, mes certitudes, mes rêves...

14/06/05 - 13:47

De la prise d'otages...

Dimanche matin, j'apprends la libération de Florence Aubenas et Hussein Anoun. Je me réjouis, comme beaucoup.
Peu de temps après, me vient une réflexion (que j'ai un peu retrouvée dans un post de Chapi) :

J'ai l'impression qu'on nous a installé pendant cinq mois dans une sorte de "routine" de cette prise d'otages. Il y a eu un phénomène d'entrainement, puisque l'enlèvement a juste succédé à la libération de Chesnot-Malbrunot. Pour eux, la mobilisation avait déjà été forte, mais là, elle a dépassé tout ce qui avait été entrepris jusqu'ici. Comme si, sur la lancée des trois premiers (avec leur guide), on était déjà prêt à continuer à se battre pour la libération des deux nouveaux otages.
En soi, cette mobilisation, cette réactivité sont plutôt bons. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a une surenchère de la mobilisation. L'évènementiel prend vite le dessus. On prévoit longtemps à l'avance de se retrouver autour d'un orchestre, de personnalités, d'un concours ou d'un lâcher de ballons pour marquer le terrible décompte des jours de détention. En lisant Libé lundi, j'ai pu voir que certaines manifestations de soutien étaient en place pour le 160ème jour tout proche, mais aussi jusqu'au symbolique 200ème jour ! Comment faire autrement ?... Et pourtant, il est bien cynique de s'inscrire dans une telle récurrence de l'évènement, dans une telle anticipation de l'avenir, surtout dans un contexte aussi tragique.
Je ne pense pas, bien sûr, que ceux qui se sont mobilisés - et en premier lieu le comité de soutien - ne souhaitaient pas vraiment la libération des otages, mais tout cela s'inscrit dans une démarche médiatique qui m'effraie par tout ce qu'elle retire d'humain à la prise d'otage elle-même.
A la fois, on s'habitue à voir défiler - à la télé ou dans les journaux - les jours autour de ces deux visages passifs d'otages, à entendre une nouvelle voix égrener - à la radio - les jours passés en captivité. A la fois, les évènements ponctuels - qui devraient éviter ce phénomène d'habitude - ne luttent finalement pas contre la banalisation de l'émotion, puisqu'ils soulignent encore davantage le temps qui file et peuvent renforcer le sentiment d'inutilité de tout geste symbolique de mobilisation... Paradoxe que notre société ultra-médiatisée ne peut plus empêcher, toute occupée qu'elle est à encourager/favoriser/encenser l'éphémère, le fragile, et à zapper/boycotter/bannir le durable, le solide, ce qui pourra pourtant s'inscrire dans une histoire, une culture, une civilisation.

14/06/05 - 13:19

Mon état d'esprit présent...

13/06/2005

13/06/05 - 00:39

Bonne nuit...

Nous ne nous jetterons pas l'un sur l'autre pour répondre à un désir débordant avant de rejoindre Morphée.
Nous ne nous embrasserons pas tendrement après la jouissance.
Vous ne vous approcherez pas en pleine nuit pour vous blottir contre moi.
Je ne vous réveillerai pas au petit matin pour reprendre place au creux de vos bras.
Mais que la nuit vous soit quand même douce, mon petit !

10/06/2005

10/06/05 - 22:14

Fais-moi une place

Fais-moi une place
Au fond d'ta bulle
Et si j't'agace
Si j'suis trop nul
Je deviendrai
Tout pâle, tout muet, tout p'tit
Pour que tu m'oublies

Fais-moi une place
Au fond d'ton cœur
Pour que j t'embrasse
Lorsque tu pleures
Je deviendrai
Tout fou, tout clown, gentil
Pour qu' tu souries

J'veux q't'aies jamais mal
Q't'aies jamais froid
Et tout m'est égal
Tout, à part toi
Je t'aime

Fais-moi une place
Dans ton av'nir
Pour que j'ressasse
Moins mes souvenirs
Je s'rais jamais
Eteint hautain lointain
Pour qu'tu sois bien

Fais-moi une place
Dans tes urgences
Dans tes audaces
Dans ta confiance
Je s'rai jamais
Distant, distrait, cruel
Pour q' tu sois belle

J'veux pas q' tu t'ennuies
J'veux pas q' t'aies peur
J'voudrais q' tu oublies
L'goût du malheur
Je t'aime

Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
À pas d'géant
Je me ferai
Tout neuf, tout beau, tout ça...
Pour être à toi

(Chanson de Julien Clerc)

10/06/05 - 11:22

Cinéma


LAST DAYS (+)

Si je reste sur ma première impression, pas très bonne : « lente agonie d'une idole du rock des années 90 au fond d'un bois ».
Si je fais un petit effort de cinéphile, je trouve certaines qualités à ce film :
- La bande-son, plus marquante que les morceaux de musique eux-mêmes, mais qui reste dans un "esprit" musical, tout en nous infiltrant dans l'esprit tourmenté.
- La silhouette pleine de stupeur et d'apathie de Pitt/Cobain. Une sorte de mutisme, d'autisme qui l'éloigne chaque seconde un peu plus de ce monde, et à laquelle on peut s'attacher.
- Le découpage et les repetitas qui deviennent une sorte de marque de fabrique de Gus Van Sant (même si j'y trouve moins d'intérêt ici que dans Elephant).
- Un flottement, un malaise, une pesanteur, une ambiance camée, sans qu'il soit ouvertement question de drogue.
- Une ambiance parfois lourde (plutôt cotonneuse), mais jamais mordide. Parfois même, quelques tranches d'humour, de dérision...

09/06/2005

09/06/05 - 16:13


L'amûûûûûr est un bouquet
d'ultra-violettes !...

09/06/05 - 15:06

Cinéma


SIN CITY (+++)

Expérience très forte que de plonger dans cette ville, dans ce monde, dans cet univers. Sombre et flamboyant. Par ce mélange de noir et blanc et de couleurs criardes qui viennent ponctuer l'image. Par l'ambiance nocturne et humide, par les destins qui s'y croisent, qui s'entre-choquent. Je ne connaissais pas cette bande-dessinée, ses personnages, ses codes, ses histoires. J'ai plongé dedans, comme en apnée dans un univers intense qui vous emporte avec folie. Folie policière, criminelle, sensuelle, visuelle.
Les couleurs qui ponctuent l'image opèrent comme des zooms sur telle action, tel comportement, tel personnage. Toute l'esthétique du film semble s'inspirer de l'oeuvre graphique originale, au service d'une intrigue complexe, manichéenne, parfois caricaturale, car c'est de B.D. qu'il s'agit.
Les pérégrinations des héros sont prenantes, mystérieuses, servies par une exceptionnelle brochette d'acteurs. Mickey Rourke propose ici une performance aussi inédite que grandiose. Bruce Willis, Benicio Del Toro ou Elijah Wood parviennent encore à nous surprendre. Et d'autres moins connus crèvent l'écran : le jaune et méconnaissable Nick Stahl, l'armée et tonitruante Devon Aoki, le ténébreux et charmant Clive Owen...
Une grande fresque qui a réussi à me transporter dans un univers peu familier, dans un registre qui ne m'intéresse pas trop au cinéma, et qui, là, fontionne à 200% !

08/06/2005

08/06/05 - 21:27

Come as you are

Come as you are, as you were,
As I want you to be
As a friend, as a friend,
As an old enemy
Take your time, hurry up
The choice is yours, don't be late
Take a rest as a friend as an old memory,
Memory, memory, memory.
Come dowsed in mud, soaked in bleach
As I want you to be
As a trend, as a friend, as an old memory,
Memory, memory, memory
And I swear that I don't have a gun
No I don't have a gun,
No I don't have a gun,

Memory, memory, memory, memory
(No I don't have a gun)

And I swear that I don't have a gun
No I don't have a gun,
No I don't have a gun,
No I don't have a gun,
No I don't have a gun

(Chanson de Nirvana)

08/06/05 - 21:26

Message personnel :

« Merde pour demain ! »

07/06/2005

07/06/05 - 19:06

Scarborough Fair canticle

Are you going to Scarborough Fair
Parsley, sage, rosemary and thyme
Remember me to one who lives there
She once was a true love of mine

Tell her to make me a cambric shirt
Parsley, sage, rosemary and thyme
Without no seams nor needle work
Then she'll be a true love of mine

On the side of a hill in the deep forest green
Tracing of sparrow on snowcrested brown
Blankets and bedclothes the child of the mountain
Sleeps unaware of the clarion call

Tell her to find me an acre of land
Parsley, sage, rosemary and thyme
Between the salt water and the sea strand
Then she'll be a true love of mine

On the side of a hill a sprinkling of leaves
Washes the grave with silvery tears
A soldier cleans and polishes a gun
Sleeps unaware of the clarion call

Tell her to reap it with a sickle of leather
Parsley, sage, rosemary and thyme
And to gather it all in a bunch of heather
Then she'll be a true love of mine

War bellows lazing in scarlet batallions
Generals order their soldiers to kill
And to fight for a cause they've long ago forgotten

Are you going to Scarborough Fair
Parsley, sage, rosemary and thyme
Remember me to one who lives there
She once was a true love of mine

(Chanson de Paul Simon et Art Garfunkel)

06/06/2005

06/06/05 - 19:11

Cinéma - MAI 2005


LEMMING (+++)
Critique déjà publiée le 17/05/05


STAR WARS, EPISODE III
LE REVANCHE DES SITHS
(+++)
(film vu deux fois)
Critique déjà publiée le 19/05/05

06/06/05 - 18:03

5 juin 2004

Lorsqu'une rupture se fait sentir pendant plusieurs semaines, il est difficile de déterminer une date précise. Comme je suis très attaché aux dates, j'en ai choisi une. Celle qui paraissait être le point de non-retour. J'aurais pu choisir celle où j'ai réalisé que ça se terminait, celle où j'ai quitté l'appartement commun... j'ai pris celle où l'annonce d'une autre liaison fut fatale, où plus rien ne semblait réversible.

Il y a un an, S. me quittait.
Après quatre ans ensemble, d'amour partagé - dont trois ans de vie commune, sous le même toit.
Il me quittait, car son amour avait disparu. Son désir également.
Il mettait un terme à cette relation qui battait de l'aile depuis plusieurs semaines, plusieurs mois.
J'avais moi-même senti approcher ce terme. Je l'avais redouté. J'avais tenté de colmater, de sauver ce qui pouvait encore l'être. Cette ultime tentative avait sans doute précipité la fin.
Après plusieurs échanges oraux et écrits sur le sujet, cette lettre du 5 juin venait mettre un point final en me révélant qu'il avait rencontré quelqu'un d'autre une fois que son coeur était "disponible", qu'il ne nous voyait plus ensemble, malgré l'immense respect que nous avions encore l'un pour l'autre, malgré l'affection qui subsistait.
Bien sûr, pour moi qui n'en était pas au même point, la rupture fut douloureuse, bouleversante.

Le temps fait son travail. Il permet de guérir certaines blessures, de combler certains manques. Les rencontres ont permis aussi de tourner la page, de reconstruire.
Assez tôt, nous avons continué à nous voir régulièrement, pour raisons professionnelles d'abord et parce que l'amitié pouvait succéder à l'amour, que nous le souhaitions tous les deux.
Ce premier amour que nous avons partagé est un lien souterrain qui ne disparaîtra pas totalement, bien que le sentiment amoureux pour l'autre n'existe plus. Nous gardons de l'estime et de l'affection l'un pour l'autre, chargés de cette tranche de vie partagée.

03/06/2005

03/06/05 - 23:35

Check-up (5)

« Les gouvernements les plus compétents créent les pires individus. Aucun gouvernement ne peut exister sans priver les gens de leur responsabilité morale. »

("Check-up" d'Edward Bond)

03/06/05 - 23:33

Résiste

Si on t'organise une vie bien dirigée
Où tu t'oublieras vite
Si on te fait danser sur une musique sans âme
Comme un amour qu'on quitte
Si tu réalises que la vie n'est pas là
Que le matin tu te lèves
Sans savoir où tu vas

Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n'est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste

Tant de libertés pour si peu de bonheur
Est-ce que ça vaut la peine
Si on veut t'amener à renier tes erreurs
C'est pas pour ça qu'on t'aime
Si tu réalises que l'amour n'est pas là
Que le soir tu te couches
Sans aucun rêve en toi

Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n'est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste

Danse pour le début du monde
Danse pour tous ceux qui ont peur
Danse pour les milliers de cœurs
Qui ont droit au bonheur...
Résiste
Résiste
Résiste

Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n'est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste...

(Chanson de France Gall)

03/06/05 - 23:32

Check-up (4)

« Les politiciens sont des corbeaux qui picorent des cailloux. »

("Check-up" d'Edward Bond)

03/06/05 - 21:43

L'école est finie

Donne-moi ta main et prends la mienne
La cloche a sonné ça signifie
La rue est à nous que la joie vienne
Mais oui Mais oui l'école est finie

Nous irons danser ce soir peut-être
Ou bien chahuter tous entre amis
Rien que d'y penser j'en perds la tête
Mais oui Mais oui l'école est finie

Donne-moi ta main et prends la mienne
La cloche a sonné ça signifie
La rue est à nous que la joie vienne
Mais oui Mais oui l'école est finie

J'ai bientôt dix-sept ans un cœur tout neuf
Et des yeux d'ange
Toi tu en as dix-huit mais tu en fais dix-neuf
C'est ça la chance

Donne-moi ta main et prends la mienne
La cloche a sonné ça signifie
La rue est à nous que la joie vienne
Mais oui Mais oui l'école est finie

Donne-moi ta main et prends la mienne
Nous avons pour nous toute la nuit
On s'amusera quoi qu'il advienne
Mais oui Mais oui l'école est finie

Au petit matin devant un crème
Nous pourrons parler de notre vie
Laissons au tableau tous nos problèmes
Mais oui Mais oui l'école est finie.

(Chanson de Sheila)

02/06/2005

02/06/05 - 20:32

Amûûûûûûûûûûûûûûûr !!

 

depuis le 16/02/05

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