28/10/2005Cinéma
8 FEMMES (++++)
Revu par hasard avant-hier dans le cadre du 20ème anniversaire du festival du film court à Brest. Film quasiment culte pour moi. Découverte marquante pour mon mari.
Comédie grinçante. Comédie "musicale", sans l'être vraiment. Comédie noire aussi. Ces huit femmes, figures d'une même tribu, qui s'affrontent sur les lieux du crime, du meurtre supposé du mari, du gendre, du père, du frère, qui se déchirent pour mieux accuser l'autre, la mère, la soeur, la belle-soeur ou la fille. Figures féminines servies par de grandes personnalités du cinéma français : Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Danielle Darrieux, Emmanuelle Béart, Ludivine Sagnier, Firmine Richard et la toujours médiocre Viriginie Ledoyen. Toutes apportent leur singularité dans cette belle entreprise collective qui rend hommage à sa façon aux femmes, aux femmes de cinéma, au cinéma. Clins d'oeil à Truffaut. Clins d'oeil à ce cinéma théâtral (le scénario s'inspire d'ailleurs d'une pièce anglaise) où un seul décor accueille toute l'action, tous les rebondissements de l'intrigue.
Certaines répliques méritent de devenir cultes. Certaines prestations sont magistrales, comme Isabelle Huppert, plus déjantée et drôle que jamais ; comme Emmanuelle Béart, insolente et espiègle à souhait ; comme Fanny Ardant, sulfureuse et sensuelle à merveille ! Mais aucune actrice n'écrase les autres, elles se portent toutes, se soutiennent, s'enrichissent mutuellement...
Et puis, il y a la touche particulière de François Ozon. Son grain de folie, ses délires de créateur. Le kitsch est bien présent. Dans le décor et les costumes (on pense aux personnages de Cluedo et ce n'est pas innocent pour cette intrigue policière). Dans le choix des chansons interprétées par les actrices elles-mêmes. Dans les chorégraphies (minimalistes) qui les accompagnent. Dans la musique d'accompagnement. Dans l'histoire elle-même. Mais c'est tout cela qui me fait aimer ce film (comme d'autres ont pu le trouver ringard) !
Notaires, avocats...Je ne sais pas ce qui se passe,
mais depuis quelques semaines
on entend plein de publicités radio
pour les notaires ou les avocats !
Celle pour nos chers avocats me fait bien rire,
car je ne peux m'empêcher de transformer
dans mon oreille et dans ma tête
"Les avocats, pour avancer dans un monde de droit"
en
"Les avocats, pour avancer dans un monde de droite" !!27/10/2005Rentrer...Bon, c'est pas tout, mais il est plus de 22h30 et il faudrait peut-être que je songe à rentrer à la maison, moi. Sinon ma tête va exploser et mon chéri va faire la tête...
Ah... prendre quelques jours de vacances, ça oblige à courir juste avant pour tout boucler et ça stresse plus que nécessaire, en fait ! Cinéma
LES NOCES FUNEBRES (+++)
On retrouve tout l'univers déjanté de Tim Burton.
Esthétiquement, c'est un chef d'oeuvre, avec cette captation image par image de marionnettes saisissantes de détails, de variétés d'expressions... Les figures qui viennent hanter cette fable semblent autant être inspirées de légendes slaves (d'après ce que j'ai appris) que des délires personnels, quasi obsessionnels, du maître, et également des interprètes choisis pour donner une voix aux personnages, souvent des fidèles de la tribu.
Le candide Johnny Depp, la sulfureuse Helena Bonham Carter, le majestueux Christopher Lee, et j'en passe...
On retrouve donc les thèmes fétiches de Burton : la mort, le surnaturel, l'empire des morts, comme dans Sleepy Hollow, mais surtout aussi déjanté que dans Beetlejuice. On retrouve ce contraste entre un quasi noir et blanc du quotidien morose et un déchaînement de couleurs vives de l'univers fantasmé (comme dans Charlie...).
L'univers de Tim Burton dérange autant qu'il fascine. Sa propre fascination pour la mort peut participer à nous évader, loin de petites vies ordinaires, autant qu'il peut éclairer cette issue fatale sous une lumière bien plus festive et délirante, propice à nous la faire mieux accepter.
26/10/2005Kolkhoz libéral...
Sous des airs communistes, n'y a-t-il pas un danger libéral de fusion-concentration dans cette entreprise d'un blog collectif ?
Je fais un peu de provoc, exprès...
Il y a certaines personnes
dont on a envie de saluer
le passage ici... ^^Palm > Blog...Pour quelqu'un qui n'a plus trop le temps ou la tête à venir ici, en ce moment, savoir que je peux poster sur mon blog de n'importe où avec mon Palm devrait me laisser indifférent... mais la technologie continue à m'émerveiller !
(quand ça marche... hum, hum...) Essai...bon, là j'écris depuis mon palm chez moi et je verrais le résultat dans une heure au bureau ! 25/10/2005Le tango de l'amour et de la mortLe monde est une femme
Dont on voit la photo
Un jour sur les journaux
Mais quand elle vous poursuit
Au détour de la nuit
Elle passe incognito
Vous, ne soyez pas surpris
Qu'elle vous tire dans le dos
Dans le dos
L'amour est une femme
Qui tue celui qu'elle aime
Avec la même main
Qui caresse si bien
Avec le même bras
Qui vous serrait si fort
Avec le même bras
Qui vous disait
Je t'adore
Je t'adore
La mort est une femme
Qui danse avec l'amour
Cet éternel tango
Où chacun tour à tour
Rend dingue son partenaire
Cet éternel tango
Qui vous envoie en l'air
Ou bien 6 pieds sous terre
Viens danser viens mort
Ce tango au sang chaud
Est-ce l'amour ou la mort
Qui sera le macho ?
(Chanson de Diane Dufresne) 24/10/2005Se souvenir...1. Je me souviens de vacances à la mer sans mes parents, à Saint-Palais, à l'âge de trois ans. Avec une tante très gentille qui s'extasiait devant ce neveu bien bavard...
2. Je me souviens de m'être engueulé avec mon père le jour de Noël 1998, en plein repas, avec virulence. Plus tard, j'établirai un lien de cause à effet entre le visionnage de Festen la veille au cinéma et cet état de tension, de colère (bien que je n'ai pas eu à reprocher à mon père les comportements décriés dans le film...)
3. Je me souviens de tous ces jeux, ces fêtes, ces repas, ces promenades, ces petits accidents, ces fruits cueillis, ces insectes observés, ces nuages admirés, ces fleurs par milliers... de la maison de campagne que l'on vient de vendre après 29 ans de propriété familiale...
4. Je me souviens que cette maison de campagne est dans un petit village de l'Orne, à quelques kilomètres de la ville dont mon homme est originaire (heureux hasard)...
5. Je me souviens de la première fois où j'ai vu le visage de mon homme sur internet, via sa webcam, en février 2005 ; de ce regard que certains trouvent triste mais qui m'a tout de suite touché, bouleversé...
6. Je me souviens de la première fois où j'ai connu le corps d'un homme. De cette première fois provoquée, car tardive, qui me reste en mémoire comme une formalité, sans grande émotion, sans réel plaisir, sans amour...
7. Je me souviens de ces dizaines de colonies de vacances où mes parents m'ont envoyé enfant et adolescent. Séjours enrichissants, formateurs, sociabilisants... Séjours à la mer ou à la montagne...
8. Je me souviens de ce réveillon de l'an 2000 que nous avions préparé avec soin. Séjour au Mexique, soirée de fête entre amis, les pieds dans le Pacifique, à sabrer le champagne (que je ne bois pas) ramené spécialement dans nos bagages...
9. Je me souviens de cette gorgée de champagne bue pour mes 20 ans, alors que les cinquante invités surprise me suppliaient de le faire depuis 20 minutes...
10. Je me souviens de gros pansements à mes genoux et mes coudes, suite à une chute à vélo, et d'une cicatrice au coude droit qui n'a jamais disparu...
11. Je me souviens de la colère de mon orthodontiste lorsque ma mère lui demanda de m'enlever les bagues qu'elle m'avait posées deux semaines auparavant, afin que je puisse jouer un enfant de 1950 dans un court-métrage...
12. Je me souviens de Bertrand, collègue, ami, puis frère de substitution, parti bien trop tôt, en mars 1997...
13. Je me souviens du Max Linder, magnifique cinéma parisien, dont Bertrand m'avait parlé avant que je n'y mette les pieds, et que je n'ai connu qu'après son départ...
14. Je me souviens avoir pleuré toutes les larmes de mon corps à la fin d'E.T. avec une amie, camarade de classe en CP...
15. Je me souviens de Luke Skywalker, Superman et Indiana Jones...
16. Je me souviens de Casimir, Dorothée et Chantal Goya...
17. Je me souviens de lectures à (deux) voix hautes...
18. Je me souviens du troisième étage de la Tour Eiffel que je voulais voir s'éteindre chaque soir à 1 heure du matin, depuis une petite fenêtre au fond de ma chambre...
19. Je me souviens de Mireille Perrier, actrice regardant notamment la Tour Eiffel s'éteindre, mais surtout ma première prof de théâtre de 1984 à 86...
20. Je me souviens de mon émotion indescriptible le soir de la création de ma première mise en scène en 1995... création que l'on compare souvent à un accouchement...
21. Je me souviens de mon bonheur à savoir que j'allais devenir tonton, et du bonheur encore plus grand à découvrir cette petite crevette à la clinique en mars 2005...
22. Je me souviens de mes arrières-grands-parents que j'ai eu la chance et le bonheur de connaître toute mon enfance...
23. Je me souviens de vaches que mon grand-père appelait "maïs", et inversement, juste pour jouer à m'agacer...
24. Je me souviens de ces moments où l'on croit que la vie a tranché, que telle chose est définitive, que tout espoir est perdu... et où, finalement, on parvient encore à être surpris par un renversement de situation...
25. Je me souviens du bonheur de retrouver son corps après une période d'absence...
26. Je me souviens de mes agendas de certaines années où je prenais soin de noter toute ma vie, toute occupation (même le nombre d'heures de sommeil, parfois)...
27. Je me souviens de cette déprime passagère en juin 2000, en me retrouvant seul dans cette ville de province où j'avais décidé de venir travailler et vivre...
28. Je me souviens de mon premier séjour à Ouessant... au bout du monde...
29. Je me souviens que j'ai bientôt 29 ans et que 29 est mon nombre fétiche... S'habiller...
Petite pensée pour un singe
qui réapprend à s'habiller...
Le voilà équipé
pour le monde
aller rencontrer...Nager...
Petite pensée pour un chapi
qui réapprend à nager...
pour aller chercher
son croco débordé
sous l'eau...
Manger...Ce midi je me suis tapé un italien et un tunisien !
(J'ai réalisé ça en disant à la boulangère "Une formule avec un italien (sandwich), une bouteille d'eau et un tunisien (viennoiserie)" !) Entraînement...Traversant une période où l'écriture sur ce blog ne représente plus une nécessité, où l'envie de m'y exprimer n'est plus aussi forte, j'ai récemment pris conscience que ce blog bénéficie, plus ou moins, d'un phénomène d'entraînement, basculant parfois dans l'addiction.
Ainsi, moins j'écris ici, moins j'ai envie d'écrire.
Comme cela existe pour d'autres activités de notre quotidien : moins je dors, moins j'ai besoin de dormir / moins je mange, moins j'ai envie de manger / moins je parle, moins j'ai besoin de parler / moins je fais l'amour, moins j'ai envie de faire l'amour / moins je voyage, moins j'ai besoin de voyager / moins je vois du monde, moins j'ai besoin de voir du monde / moins je regarde la télévision, moins j'ai envie de la regarder / moins j'écoute de la musique, moins j'ai envie d'en écouter...
Bien sûr, tout cela a ses limites et reste discutable. Car on peut quand même admettre qu'un manque se fera sentir lors de certaines de ces inactivités, que tout cela n'est pas définitif, évoluant au fil du temps... 19/10/2005Tournée...Ne pas écrire ici ne me dispense pas totalement de donner des nouvelles.
Tout va bien, même si la fatigue due à de longues journées se fait sentir.
La tournée bat son plein, je pars donc en camion à Pamiers (près de Foix).
Mr Paco va bien, dans son nouvel appartement brestois.
A bientôt !
^^ 17/10/2005En passant...Je tenais à dire que ce que j'ai lu m'a plu, touché...
par le style, le propos...
mais j'en parlerai en particulier à l'intéressé
après l'avoir relu avec encore plus d'attention ! 16/10/2005Blog...Pas le temps d'écrire.
Pas forcément envie non plus.
A bientôt. 13/10/2005Sous-titrage imaginaire d'un post de Mr Chapi
"Alors tant pis pour elle. Alors tant pis pour elle..."
"Salut Chapi, t'as vu, je chante !"
"C'est mon pote, Chapi !"
"C'est cool que t'aies pu venir ! Heureusement que je peux compter sur toi !"
"Eh oui, mesdames, messieurs, mon Chapi, je peux compter sur lui !"
"Ca me fait trop plaisir que tu sois venu jusque sur le plateau !"
"Alors, comme Chapi est là, je vais pouvoir lui faire passer un message encore plus facilement..."
"T'es prêt, tu écoutes attentivement ce que je vais te dire
devant tous ces gens ?..."
"Voilà. Chapi, je l'aime, je l'adore, car il est toujours là pour moi.
Et je voulais lui proposer..."
"... d'aller un peu plus loin... Mon Chapi... hum... tu me fais craquer !"
"Oh... Il rougit, regardez !!"
"T'es vraiment trognon, toi !"12/10/2005Cinéma
BROKEN FLOWERS (+++)
La solitude. La solitude d'un homme qui s'appelle Don et qui s'était pris pour un Don Juan. La solitude d'un homme qui s'est pris des claques sentimentales. La solitude intérieure de cet homme confrontée à l'agitation du monde extérieur.
Un fils existe. Partir à la recherche de ce fils. Partir, presque forcé par l'ami-voisin, à la découverte de l'identité de la mère de ce fils supposé.
L'homme va retrouver ses enseignes femmes, ses enseignes amours. Il va replonger dans son passé, il va venir bousculer leurs vies, à elles, qui ont continué sans lui. Les retrouvailles sont violentes, bouleversantes pour ceux qui les vivent, touchantes pour ceux qui les observent, car pleines de pudeur, de retenue ou de fougue. Toujours à fleur de peau, car la peau ne se souvenait plus du contact avec l'autre.
Les vies ont fait le grand écart. Et ce film pose la question de ce qui continue à nous unir quand l'amour a disparu. Quels liens peuvent survivre à une rupture amoureuse ? Ce fils pourrait en être un. Mais on ne se réalise pas père du jour au lendemain. On n'apprend pas sans quelque vertige qu'un jeune homme de 19 ans est parti à la recherche de son père, de ses origines, qu'il nous cherche...
Bill Murray offre une palette de sentiments, de troubles, de doutes et d'émotions qui trouvent forcément écho en notre sensibilité. Pas besoin d'avoir 50 ans pour cela. Pas besoin de penser être père pour cela. Son personnage ne le concevait pas lui-même. Il n'a pas 50 ans dans sa tête et ne parvient pas à stabiliser sa vie sentimentale. Il ne se pensait pas père à cet instant, peut-être jamais, d'ailleurs.
Jim Jarmush, fidèle aux musiques qui hantent avec tant de justesse chacune de ses oeuvres, mais aussi aux silences indispensables en écho, signe ici un road-movie attachant et déchirant à la fois, car il aborde la place de l'individu dans une société remplie de vide, sous vide.
10/10/2005Coalition...Une grande coalition réunissant les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates en Allemagne, avec la candidate de ces derniers devenant la première chancelière outre-Rhin !
Voilà ce que les politiciens allemands ont trouvé comme solution !
Le contexte n'est évidemment pas le même que chez nous, mais cette solution me semble être la pire pour la crédibilité de l'action politique !!
Les sociaux-démocrates ont tellement recentré leur politique sociale et économique, qu'ils en arrivent à trouver suffisamment de terrains d'entente avec les conservateurs pour siéger ensemble au sein d'une majorité bien artificielle et former ce gouvernement !... 09/10/2005Blogs...Certains font un blog pour parler d'eux, d'autres pour parler de tout le monde sauf d'eux.
Certains montrent leur visage, d'autres se cachent ou ne dévoilent que certaines parties de leur corps.
Certains écrivent sur eux, d'autres sur les autres.
Certains parlent d'eux à la première personne. Parfois très crûment, parfois avec pudeur.
Certains parlent d'eux à travers un personnage.
Certains écrivent leurs propres textes, d'autres citent ceux des autres.
Certains parlent d'eux ou de leurs proches à travers des mélodies, des paroles de chansons.
Certains illustrent leurs humeurs par des images originales ou copiées sur la toile.
Certains réagissent à l'actualité, d'autres parlent d'autres époques. Citation du jour..."Le boulot me plait mais me prend tout le temps... et du coup c'est mon copain qui me prend moins..."
(afin de respecter sa vie privée, je laisserai l'auteur de ces mots dans l'anonymat) Narcissik Attitude...
(à la faveur d'un rayon de soleil dans le bureau...)08/10/2005Transhumances...Cette semaine a commencé pour moi une période de tournée assez intensive. Et comme mes autres activités professionnelles à Brest ne s'arrêtent pas (sauf quand je suis à l'autre bout de la France), ça fait des semaines à rallonge... D'ici les vacances de Noël, rares seront les soirées tranquilles dans ma ville. Le reste du temps, nous jouerons notre spectacle de Rennes à Aurillac, de Marseille à Rouen, d'Orléans à Pamiers... Un joli tour de France (enfin, sans le nord-est) et de belles aventures artistiques en perspectives ! RaphaëlQuatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Raphaël,
Je le murmure à mon oreille et chaque lettre m'émerveille,
C'est le tréma qui m'ensorcelle dans le prénom de Raphaël,
Comme il se mêle au "a" au "e", comme il les entremêle au "l", Raphaël...
Il a l'air d'un ange, mais c'est un diable de l'amour,
Du bout des hanches et de son regard de velours,
Quand il se penche, quand il se penche, mes nuits sont blanches,
Et pour toujours... Hmm
J'aime les notes au goût de miel, dans le prénom de Raphaël,
Je les murmure à mon réveil, entre les plumes du sommeil,
Et pour que la journée soit belle, je me parfume à Raphaël...
Peau de chagrin, peintre éternel, archange étrange d'un autre ciel...
Pas de délice, pas d'étincelle, pas de malice sans Raphaël,
Les jours sans lui deviennent ennui, et mes nuits s'ennuient de plus belle.
Pas d'inquiétude, pas de prélude, pas de promesse à l'éternel,
Juste l'amour dans notre lit, juste nos vies en arc-en-ciel, Raphaël...
A l'air d'un sage, et ses paroles sont de velours,
De sa voix grave et de son regard sans détours,
Quand il raconte, quand il invente, je peux l'écouter
Nuit et jour... Hmm
Quatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Raphaël,
Je lui murmure à son oreille, ça le fait rire, comme un soleil.
(Chanson de Carla Bruni) Cinéma - SEPTEMBRE 2005
LA RAVISSEUSE (0)
Film français bien médiocre. Le scénario est assez classique avec cette histoire de nourrice qui trouble un jeune couple aristocratique, mais il aurait pu être mieux exploité, les dialogues auraient pu sonner plus juste, les acteurs auraient pu être mieux dirigés. Anémone, en vieille gouvernante aigrie, est quand même assez juste, mais les jeunes acteurs qui l'entourent (les plus en vogue, d'ailleurs : Isild le Besco, Emilie Dequenne et Grégoire Colin) ne parviennent pas à nous convaincre, à nous toucher dans ce drame intimiste.

DE L'OMBRE A LA LUMIERE (++)
Emouvante biographie de ce champion de boxe pris dans la tourmente économique de l'Amérique des années 20-30. Parallèle intéressant entre les aspirations sportives de haut niveau du boxeur et de son coach, et la réalité d'une population exsangue, frappée de plein fouet par le krach boursier de 29. Le champion parvient à renaître de ses cendres, à remettre ses gants, pour décrocher le titre suprême. Le destin de cet homme, de sa famille, est suivi de près par la compatissante caméra de Ron Howard. Les acteurs, Russel Crowe bien sûr, mais aussi Paul Giamatti, et même Renée Zellweger - bien que plus en retrait que dans d'autres films - servent de tout leur talent le récit du destin hors norme de Jim Braddock et de ses proches. Les uppercuts sont ordonnancés et filmés avec virtuosité. La beauté du geste sportif parvient même à émouvoir celui qui ne supporte pas habituellement la violence de la boxe...

COLLISION (++++)
Critique déjà publiée le 24/09/05
04/10/2005Flash spécial Voisinage...Un charmant jeune homme vient d'emménager au bout de ma rue !... Service garanti...Certains continuent à se lamenter qu'on autorise encore les travailleurs à faire grève et à paralyser le pays tout entier...
Pour votre gouverne, messieurs les démagogues, sachez que cette journée de grève nationale est aussi l'occasion de mettre en pratique pour la première fois le dispositif de Service Garanti à la SNCF et à la RATP. Ce dispositif permet d'informer les usagers, au moins 24 heures avant la grève, de l'état prévisible du trafic. Et les prévisions s'avèrent exactes, fiables, ce qui aura permis au plus grand nombre de prendre ses dispositions !
Alors, arrêtez de pleurnicher !! Pouvoir d'achat...La notion est détaillée et illustrée sur cette page de l'Insee.
D'après Loracle, si mon pouvoir d'achat a diminué d'années en années, c'est simplement que je n'ai pas su me faire augmenter et qu'il suffit pour cela que je change de boîte !
Petits éléments de réponse, abruti :
- je suis mon propre patron, figure-toi, puisque je suis directeur administratif et je suis bien placé pour savoir que ma boîte ne peut pas m'augmenter au même rythme que l'inflation !
- cite-moi les entreprises de moins de 100 salariés qui ont augmenté les salaires au moins de l'équivalent de la hausse des prix à la consommation depuis cinq ans
- les syndicats - sur lesquels tu craches à longueur de blog - jouent, justement, un rôle fondamental dans les négociations salariales à l'intérieur des entreprises (privées et publiques) Démenti officiel...En ce mardi 4 octobre, la connerie de ce type n'est pas en grève ! A la façon de Loracle..."Ces députés qui ne bossent pas pendant 13 semaines de l'année, qui gagnent beaucoup trop d'argent, que l'on voit à la télé seulement 1 heure par semaine à la télé, ça coûte beaucoup trop cher et ça va encore augmenter mes impôts !" 03/10/2005Avant de dormir...Je tenais
à saluer bien bas
tous nos petits camarades
de droite
(entre autres lui, lui, lui et lui)
qui ont illustré
avec ferveur
leur démagogie !Droit de grève...Certains n'hésitent pas à menacer les travailleurs qui expriment leur mécontentement en recourant à la grève !
"Grévistes" n'est pas un emploi !
Beaucoup ont cru en 2003 que "intermittent du spectacle" était un emploi. Mais nous sommes avant tout des artistes. Ce régime spécifique de l'assurance chômage n'est qu'un statut social pour les assedic, pas notre travail.
On retrouve le même amalgame dès qu'on parle des travailleurs en grève.
Ce ne sont pas des grévistes professionnels - je vois déjà Loracle et ses compères réduire certains fonctionnaires à cela.
Ces travailleurs - du public comme du privé - vont marquer un arrêt de travail demain et descendre massivement dans la rue pour défendre les intérêts de tous les travailleurs !
Comme lors des manifestations du printemps 2003 contre la réforme des retraites, comme à chaque fois que l'on menace les acquis sociaux et le code du travail, sans concertation, comme c'est le cas pour le CNE !
Les travailleurs manifesteront, comme les chômeurs et les retraités, puisque eux aussi ont vu leur pouvoir d'achat s'effondrer, sans que les pouvoirs publics ou les grands groupes industriels ne proposent de réelle revalorisation. Non pas pour augmenter le pouvoir d'achat, mais pour le maintenir d'année en année, malgré une inflation de plus de 2% !
On ne doit vraiment pas vivre dans le même monde, si vous ne comprenez pas ça !! Identité Attitude...Vous avez remarqué
que Mr Népo
a mis deux photos de lui
sur son portrait !...
Bon, il a vite changé d'avis... :-( En-joy !...Saluons son retour !! 01/10/2005Mac !...
Me voilà équipé
(au bureau)
d'un tout nouvel ordinateur :
PowerMac G5
une petite bombe technologique ! |