30/01/2006

30/01/06 - 15:03

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26/01/2006

26/01/06 - 10:51

Dvdthèque...

Suite à une grosse commande chez Cdiscount (qui - ô miracle - est arrivée en seulement une semaine...) ma collection de Dvd a fait un nouveau bon en avant et comptabilise maintenant 88 films (sans compter la dizaine de concerts et deux coffrets de série).
Bon, ça fait quand même 4 ans et demi que j'en achète...

25/01/2006

25/01/06 - 10:28

Cauchemars...

Réveillé en sursaut au petit matin par un rêve-cauchemar où je m'apprêtais à frapper une amie, ou même à lui tirer dessus, je ne sais plus. Cette amie se fait opérer des yeux aujourd'hui... Le réveil brutal fut la seule manière d'éviter le drame...
Du mal à me rendormir après ça.
Et finalement, alors que je retrouvais le sommeil, je replongeai dans un rêve étrange, presque un cauchemar pour moi : je me retrouvai dans un appartement, une pièce, avec plusieurs personnes, quand nous remarquions soudain qu'une grosse araignée parcourait la chevelure d'une personne que je devais connaître. Puis ce furent d'autres araignées que nous pouvions voir sur un des murs. Pris de panique, nous nous regroupions et l'une des personnes présentes fit ce commentaire : "Il y a treize araignées !" Affirmation numéraire qui me réveilla de nouveau, avec une sensation désagréable...
Ouf.
Epuisé par ces histoires...

22/01/2006

22/01/06 - 20:22

Questionnaire...

1/ Une fois, ma mère a été agressée par un couple qui était en train de faire la fête en bas de chez nous, alors qu'elle leur demandait de bouger leur voiture pour pouvoir sortir la nôtre et aller faire des courses. L'homme l'a bousculée, parce qu'il voulait pas se faire chier à aller bouger sa caisse. Ma mère s'est défendue, et là c'est la femme qui lui a foutu une gifle. Finalement, ils ont bougé leur voiture et on est partis. Au lieu d'aller faire les courses, on est allé chercher mon père qui était au billard, comme chaque dimanche à cette époque, avant d'aller chez les flics. Je devais avoir 13 ans, et je me suis énervé contre mon père qui voulait pas se faire chier à accompagner ma mère faire sa déposition chez les flics. Je l'ai détesté. Sans doute parce qu'il s'agissait de l'honneur de ma mère et que lui ne respectait pas ça, à ce moment-là, à mes yeux. Finalement, je l'ai tellement embêté, qu'il est venu avec nous au commissariat...
2/ Je n'ai jamais couché avec une femme, et je ne crois pas que ça arrive. Je peux trouver une femme belle, mais le corps féminin ne m'est jamais désirable...
3/ Quand j'avais 5 ans, je suis passé à la télévision dans l'émission "Aujourd'hui la vie" sur les enfants qui voulaient devenir clown. L'émission avait été enregistrée début décembre 1982 à l'Ecole du Cirque Fratellini, avec plusieurs enfants d'âges et d'ambitions différents, et plusieurs artistes de cirque qui parlaient de leur métier. Cette émission m'a convaincu de ne pas devenir clown, car cela me semblait trop difficile, trop physique...
4/ Le collège c'était le passage de l'enfance à l'adolescence. La première fois que j'ai entendu le terme "jute", parce qu'un gars de troisième avait éjaculé dans un lavabo des toilettes. Le premier combat militant, contre la Guerrre du Golfe. Nous étions plusieurs enfants de cocos à porter un badge jaune fluo avec la phrase de Prévert "Quelle connerie la guerre". Le principal du collège nous a convoqués pour nous demander de ne pas les porter dans l'enceinte de l'établissement. Nous avons refusé. Il a convoqué nos parents et les a menacés de nous expulser trois jours. Je ne me souviens plus comment ça s'est terminé. Je sais que les manifs anti-guerre ont pris de l'ampleur...
5/ Je n'oublierais jamais Géraldine m'annonçant au Mexique que Bertrand était mort. Son émotion, car elle le connaissait un peu, et sa gêne à devoir accomplir cette difficile mission...
6/ Une fois j'ai rencontré... mais pas qu'une fois...
7/ Il y a ce type que je connais et qui arrive à dormir plus de 15 heures d'affilée. Ca me fascine. Et en même temps, ça m'angoisse un peu. Je trouve dommage de passer autant de temps à ne pas profiter du monde, de la vie... Alors je le secoue régulièrement...
8/ Une fois, dans un bar je me suis senti bien. Mais c'est rare...
9/ A midi, en général je travaille devant mon ordi et je décale mon repas au début de l'après-midi... et il m'arrive de le rater complètement...
10/ La nuit dernière, on a commencé à regarder les bonus du coffret super-collector de Titanic. (Oui, taxez-moi de ringard ou de romantique, je m'en fous) Et au milieu des bonus, on a découvert avec amusement que le sous-marin miniature envoyé par l'équipe de Cameron dans l'épave du Titanic en 1995 s'appellait Snoopdog !
11/ Si seulement j'avais plus de temps. Je cours souvent après le temps. J'ai souvent la sensation que les journées sont trop courtes. Et je speede tout le monde autour de moi...
12/ La prochaine fois que j'irais à l'église/synagogue/mosquée/autre, ce sera soit pour visiter un beau monument, soit pour une cérémonie d'enterrement ou de mariage...
13/ J'aime bien être seul à mon bureau. Rester après que les autres soient partis ou venir en dehors des horaires "officiels" d'ouverture...
14/ Quand je tourne ma tête à gauche, dans mon lit, je réfléchis trop... mais je peux voir mon chéri...
15/ Quand je tourne ma tête à droite, dans mon lit, j'arrive à m'apaiser et à m'endormir tranquillement...
16/ Tu sais que je mens rarement... et je crois que ça se voit, en plus...
17/ A la fac, je faisais pas grand chose. Je me souviens être rentré d'une semaine de ski avec la trace des lunettes pour un partiel sur Nana, que je n'avais même pas lu (en Lettres Modernes !) et n'avoir rempli qu'une demie-page avant de repartir...
18/ Si j'étais un personnage de série TV, je travaillerais au Cook County Hospital. Mais, genre à l'accueil... parce que je pourrais sans doute pas être médecin ou aide-soignant...
19/ Le même jour l'an prochain, je serai sans doute en vacances, après une année 2006 bien chargée...
20/ Le pseudo qui m'irait mieux c'est... aucun, je crois... c'est parfait comme ça...
21/ J'ai du mal à comprendre les gens qui ne s'intéressent pas du tout à la politique. Comme si c'était un gros mot ou quelque chose d'honteux, de dérangeant. La politique est tellement indispensable, fait tellement partie de notre vie, puisqu'elle la conditionne... La politique n'est pas à confondre avec les hommes politiques. Il faut s'investir en politique, avoir une conscience politique. Sinon, les fanatismes ont un boulevard et les dérives, même au sein d'une démocratie, sont possibles, car hors du contrôle des citoyens-électeurs...
22/ Si je retourne à l'école un jour... Tiens, je fais trois petits stages sur Flash dans les trois mois à venir. C'est un peu l'école. Surtout pour moi qui l'ai quittée il y a dix ans...
23/ Tu sais que je t'aime bien parce que tu es doux, cultivé, intelligent, beau, sensible, posé...
24/ Si je gagne un prix, la première personne que je remercierais serait ma mère, je crois, pour m'avoir laissé emprunter les chemins de vie que je voulais...
25/ J'espère que la gauche sera capable de présenter un projet, un programme et un candidat intéressants et crédibles au premier tour de l'élection présidentielle...
26/ Suivez mon conseil : bougez-vous !
27/ Le meilleur des petits-déj c'est sans doute celui qu'on a le temps de prendre, avec une personne chère, qui ne cherche pas forcément à converser dès le matin...
28/ La chanson que j'adore mais que je n'ai pas : ???
29/ Si vous visitez ma ville natale je vous suggère de vous arrêter dans le centre-ville pour contempler les bâtiments polygonaux dessinés et construits par Renaudie, architecte novateur des 70's...
30/ Pourquoi personne ne dit ce qu'il y a après la mort ?...
31/ Si vous passez la nuit chez moi, vous serez tranquille, au rez-de-chaussée d'un immeuble du centre de cette grande ville qui plonge dans l'océan...
32/ Le monde peut très bien se passer de moi. Et pourtant, je ne tiens pas à ce que le monde se passe de moi. C'est d'ailleurs ce qui est à l'origine de ma peur de la mort. La peur que le monde continue à tourner, à vivre, à avancer, sans moi. Non pas que je me croie indispensable à ce monde, mais plutôt parce que je ne supporte pas l'idée de ne plus en être témoin...
33/ Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutôt que de sauter à l'élastique...
34/ Le mieux c'est de faire ce qu'on veut dans la vie. Encore faut-il savoir ce que l'on veut...
35/ Eh, au fait, il faisait super beau aujourd'hui à Brest, et nous nous sommes promenés sur la plage et sur le grand Pont de l'Iroise, pour contempler la Rade de Brest sous le soleil presque printanier de ce dimanche de janvier...

(Allez, maintenant que j'ai répondu à ce questionnaire transmis par Mr Paco, je passe le relais à Mr Croco et Mr Népo)

20/01/2006

20/01/06 - 13:34

Cinéma


BROKEBACK MOUNTAIN (++++)

Comme on le sait pour l'avoir lu ou entendu depuis quelques semaines, ce film, si on le résume, est l'histoire d'amour entre deux cow-boys. Le nouveau film d'Ang Lee, qui a déjà cartonné aux Golden Globes, part favori pour plusieurs catégories des prochains oscars. Soit. Mais l'essentiel n'est pas exactement là.
L'essentiel est dans ce qui se dégage de cette histoire. Dans la manière dont les acteurs la servent, dans la manière dont le réalisateur nous la raconte.
Deux jeunes hommes se découvrent en gardant des moutons dans les montagnes. A peine âgés de vingt ans, ils partagent cet isolement et cette intimité pendant plusieurs semaines. Des liens se créent. Un lien. Secret. Une affection particulière les lie l'un à l'autre. L'attirance semble aussi forte que la méfiance. Car chacun tient à sa liberté, à sa solitude. Leur comportement animal ne facilite pas le contact, la parole. Pourtant, les corps vont finir par se rencontrer, par se trouver. Se défendant d'une homosexualité latente, chaque garçon va pourtant resté bouleversé par cette expérience.
Là où l'histoire devient bouleversante, c'est en suivant ces deux hommes pendant vingt ans. En s'attachant à nous faire partager leur éloignement, leurs retrouvailles, leurs doutes ou leurs évidences. Durant vingt ans, alors que chacun se construit une petite vie, une petite famille, le lien secret ne disparaît pas. Il subsiste, survit, traverse le temps, les épreuves, se renforce même en chacun. Jusqu'à devenir une raison de vivre. Seul espace de liberté, où l'on ne fait plus semblant, où l'on s'abandonne à la simplicité de ses sentiments, où le coeur peut enfin battre naturellement et sans tabou, les Brokeback Mountains sont témoins de cette histoire d'amour. Les excursions en montagne sont l'occasion de se retrouver, de retrouver l'autre et de se retrouver soi. De retrouver, de rééprouver ces premiers émois adolescents. Sans avoir besoin de mots, sans nommer ce qui les attache l'un à l'autre.
Ang Lee filme la montagne, les paysages, les bêtes, les hommes, les corps, les regards, les émotions... à fleur de peau, lentement, comme cette histoire se déroule au fil du temps. Il faut ce temps, ce rythme, pour partager cette histoire, pour la comprendre. L'oeil de la caméra se veut charnel. Il caresse les corps des acteurs, il plonge au coeur de leurs émotions. Jake Gyllenhaal, avec son grand regard qui trahit ses sentiments. Heath Ledger, avec son visage fermé qui n'articule pas et ne livre pas facilement ce qu'il ressent. Tous deux bouleversants. Tous deux unis dans l'évocation de cet amour particulier.
Brokeback Mountain est une histoire d'amour universelle. C'est l'histoire d'amour avec un grand A. C'est l'histoire de l'amour qui traverse le temps, qui resiste aux naufrages de la vie, aux chemins qui s'écartent, aux convenances de la société. Une histoire bouleversante, qui vous marque, vous hante au-delà du siège dans la salle obscure. Une histoire qui ne parle pas d'homosexualité. Une histoire d'Amour.

18/01/2006

18/01/06 - 09:08

Parlementaire...

Entendu ce trait d'humour d'un député socialiste, dans un résumé de la rentrée parlementaire, à propos des nouveaux contrats présentés lundi par le gouvernement :
"Monsieur le Premier Ministre, ce n'est pas parce que votre Ministre de l'Intérieur, Monsieur Sarkozy, ajoute chaque jour une nouvelle page au Code Pénal, que vous devez chaque jour supprimer une page du Code du Travail !"

17/01/2006

17/01/06 - 20:34

Machines...

Epuisé par toutes ces machines qui ne fonctionnent jamais comme il faut, quand il faut...
Epuisé de devoir passer des heures à tenter de trouver des solutions aux problèmes techniques sur les hotlines des fournisseurs...
Les machines parviennent à nous asservir, en nous rendant dépendant de leur fonctionnement... Elles finiront par avoir notre peau...

16/01/2006

16/01/06 - 18:21

Rayon...

En ouvrant les yeux, ce matin.
En ouvrant les yeux, une petite tache de lumière juste à côté.
En ouvrant les yeux, un rayon d'une origine inconnue.
Par un tout petit trou dans les volets, la lune venait nous saluer.
Par un tout petit trou dans les volets, la ville se réveillait.
Par un tout petit trou dans les volets, un rayon de lune.
Eclairait un bout de drap.
Eclairait un morceau d'épaule juste à côté de moi.
Eclairait ce lit où nous dormions et dont je devais m'extirper.
Cette lumière blanche, presque bleue, venait nous chatouiller.
Cette lumière blanche, presque bleue, saluait mon réveil.
Cette lumière blanche, presque bleue, se posait tendrement sur celui qui resterait en veille...

16/01/06 - 18:03

Cinéma


ANIMAL (+++)

Des dérives de la manipulation génétique rapportée à l'homme. Ou comment un jeune chercheur, plutôt que répondre à l'instinct primitif de vengeance personnelle, va tout mettre en oeuvre pour trouver un moyen scientifique d'éradiquer la violence humaine. Tout un programme.
Un brillant film européen. Un scénario et une première réalisation d'une jeune artiste à suivre, Roselyne Bosch. Esthétique futuriste mais réaliste pour ce thriller d'anticipation qui prend pour décors les bâtiments modernes de plusieurs villes européennes. Les labos, prisons et forêts sont ceux d'aujourd'hui.
On suit le chercheur prometteur dans ses expérimentations scientifiques, dans ses jeux humains, dans sa chute... car on ne joue pas impunément avec la science. Pourtant il ne s'agit pas de jeu pour lui. D'un réglement de compte, peut-être. D'un défi personnel, sans doute. D'une manière de se mettre lui-même à l'épreuve, sûrement.
L'animal en chaque humain ne demande qu'à ressortir, à s'exprimer. L'instinct est là, près à reprendre le dessus. Certains y sombrent, en passant à l'acte (criminel souvent). D'autres sont tentés d'y goûter... c'est la quête du séduisant Andreas Wilson, perdus entre ses actes (scientifiques ou sentimentaux) et leurs conséquences.
Quelques courtes scènes sont à la limite de sonner faux, mais la scénariste-réalisatrice joue sur le fil. Elle fait jouer ses acteurs avec humour et retenue, comme pour mieux nous balader dans cette course aux limites humaines.

10/01/2006

10/01/06 - 20:13

Déménagement...

Les bureaux changent de locaux.
Un nouveau lieu de travail beaucoup plus grand et plus près de la mer.
Un nouvel espace à apprivoiser.

08/01/2006

08/01/06 - 19:19

Cinéma - Classement 2005


COLLISION (++++)


MILLION DOLLAR BABY (++++)


LE TEMPS QUI RESTE (++++)


VA, VIS ET DEVIENS (++++)


STAR WARS, EPISODE III
LE REVANCHE DES SITHS
(+++)


THE CONSTANT GARDENER (+++)


RAY (+++)


SIN CITY (+++)


HISTORY OF VIOLENCE (+++)


MANDERLAY (+++)

Je sais que certains ne supportent pas les classements, les notes pour des oeuvres artistiques, alors je leur dédie ce classement 2005 !

06/01/2006

06/01/06 - 12:27

Année chargée...

Certains seraient angoissés de savoir à ce point ce qu'ils feront toute l'année. D'autres seraient rassurés de connaître leur emploi du temps de chaque jour de l'année.
Moi, je suis partagé entre un vertige de voir commencer cette année surchargée, dont je connais déjà par coeur chaque semaine ou presque (enfin, sur le papier, car la pratique peut diverger quand même), ce vertige donc et un sentiment un peu rassurant de ne pas me projeter trop dans l'inconnu.
En fait, je connais déjà le cadre, et tout ce qui va le remplir reste aléatoire... c'est ce qui est passionnant, je crois.

05/01/2006

05/01/06 - 17:47

Jared Leto...


Comme dans de nombreux films avant celui-ci, Jared Leto est craquant dans le nouveau Lord of war d'Andrew Niccol, aux côtés de Nicolas Cage, qui y joue son grand frère. Un regard perçant (que l'on connaît bien depuis l'affiche de Requiem for a dream). Une tronche de gamin mais qui a gagné en maturité, qui s'est burinée au fil du temps. Comme ce n'est pas un mauvais acteur, on ne va pas cacher notre plaisir à le retrouver...

05/01/06 - 10:55

Cinéma


LORD OF WAR (+++)

Encore un film politique en ce début d'année. Quelques jours après The constant gardener, sur les expérimentations médicamenteuses en Afrique, voici un nouveau film choc sur un autre trafic international. Lord of war plonge dans l'univers particulier des trafiquants d'armes.
Nicolas Cage joue un ukrainien immigré aux USA avec ses parents, qui s'oriente au début des années 80 dans le commerce des armes. Pas de question politique pour lui derrière l'engagement commercial avec tel ou tel parti d'un conflit armé. Pas de question stratégique pour servir une cause, pour aider un peuple opprimé à se défendre. Il n'y trouve qu'une opportunité financière, une place à prendre, qui sera, de toute façon, occupée par un autre s'il ne s'y met pas. Embarquant son petit frère à ses côtés (Jared Leto), Yuri le trafiquant va parcourir le monde pendant une vingtaine d'années, se rendant sur le théâtre de nombreuses guerres. Il rencontrera sur sa route d'autres trafiquants internationaux, de grands dictateurs ou militaires et les services d'Interpol, menés par Ethan Hawke, à ses trousses pour saisir un flagrant-délit qui semble bien difficile à trouver. Un parcours forcément clandestin, jonglant avec les legislations internationales et les failles des lois locales, couvrant sa vie de mensonges incessants.
Ce film d'Andrew Niccol, inspiré de témoignages réels de trafiquants, a choisi de se placer du côté des vendeurs d'armes, afin de faire la démonstration du système macro-économique qui régit ce trafic. Epouser le cynisme de ces hommes qui vendent de quoi tuer pour mieux dénoncer le cynisme planétaire autour de cette question. Comme il est rappelé au début du film, 1 personne sur 12 dans le monde possède une arme. Comme il est rappelé à la fin du film, les principaux fournisseurs d'armes dans le monde sont les cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU : Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine et Russie.
Que ce soit à l'occasion de la chute du mur et la libération de millions d'armes de l'ancien bloc soviétique sur le marché mondial, ou auprès des populations d'Afrique sub-saharienne, les sources d'enrichissements sont nombreuses dans ce secteur, et sans doute sans fin. Tout cela n'est pas réjouissant, n'est pas très nouveau non plus. Un cinéma engagé qui réussit à dénoncer tout en mêlant un intérêt artistique par une forme originale et dynamique de récit par l'image, ce cinéma mérite d'être salué, encouragé.

04/01/2006

04/01/06 - 19:43

Rebond canin...

Je ne sais pas pourquoi, mais de voir ces chiens se jetter sur ce pauvre croco (à ne pas confondre avec notre petit croco à nous), une phrase a résonné en moi. Une phrase choc entendue dans la bouche de Mitterrand à l'enterrement de Bérégovoy...

"Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous."

04/01/06 - 18:45

Lifshitz...



Vu ces deux films de Sébastien Lifshitz récemment en vidéo.
Je ne connaissais pas ce réalisateur, son univers.
Presque rien date de 2000, Wild side de 2003.
Un univers tendre et brutal à la fois. Le choc sentimental et sexuel de jeunes gens qui se cherchent, se perdent et se trouvent, dont la sexualité est en chantier, en cheminement...
Une vision crue et pudique de jeunes désemparés. La description intime de relations familiales et amoureuses complexes.
Le premier est plus ingénu, peut-être. Il parle avec sensibilité des blessures de l'adolescence, de ces premières amours estivales où l'identité sexuelle peut se révéler avec bonheur ou douleur. Il parle de ces brisures familiales lourdes à trimbaler.
Le second film est plus cru, peut-être, plus mûr, sans doute. Il parle avec pudeur d'une identité sexuelle en bouleversement, de ce passage d'un sexe à l'autre, d'un corps à l'autre. Il parle des traces que la vie antérieure a laissé, cette vie antérieure qui rattrape le présent, immanquablement.
Lifshitz offre une vision complexe et intime des hommes, des homosexuels, des transexuels, des femmes... Sa caméra osculte les corps et les âmes au plus près de leurs failles, de leurs traumatismes, de leurs souffles... L'image se déroule lentement, avec patience. La lumière sait capter l'air du temps, les saisons, les humeurs. Les musiques accompagnent ce parcours sensible avec retenue, tout en déroulant des notes mélancoliques, douces ou oniriques, qui, parfois, renforcent la sensation de rêve ou, au contraire, nous ramènent davantage dans le quotidien...

01/01/2006

01/01/06 - 15:20

Réveillon...

Un des meilleurs depuis quelques années, je crois. Depuis le passage à l'an 2000 sur une plage du Pacifique, au Mexique.
Très simple, cette fois. Avec mon homme. Chez lui. Tranquillement. A se régaler d'un petit festin plein de saveurs. A regarder des extraits de films. A se regarder.
Et puis, à minuit, se souhaiter une bonne année tendrement, appeler quelques parents et amis chers, envoyer quelques messages...
Finalement, retrouver plus tard dans la nuit mon ex, S. Passer un bon moment, là aussi, cette fois au milieu de la foule, dans un bar animé. Rire et s'amuser, en parlant de ses amours à lui, de notre amour à nous, des gens qui nous frôlaient dans ce lieu bondé, de la musique entendue, des photos prises, de l'année qui nous attend...

 

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Nuit et brouillard de Jean Ferrat

Classements ciné...

2007
Le scaphandre et le papillonLes chansons d'amour
I'm not thereSunshine
L'assassinat de Jesse James99 Francs
Ratatouille7h58 ce samedi-là
DarlingThe bubble

2006
BabelL'homme de sa vie
Lord of warParis je t'aime
Le secret de Brokeback MountainNe le dis à personne
La science des rêvesVol 93
IndigènesThe Queen

2005
CollisionMillion dollar baby
Le temps qui resteVa, vis et deviens
Star Wars - Episode IIIDe battre mon coeur s'est arrêté
RaySin City
History of violenceManderlay