26/03/2006

18/03/2006

18/03/06 - 12:45

Tout va très bien, Madame la Marquise...

A part quelques tensions personnelles et professionnelles,
A part une toux persistante depuis deux semaines qui m'épuise,
A part ma voiture qui n'arrête pas de tomber en panne et de me coûter une fortune,
A part mon compte en banque qui dégringole,
A part ma banque qui me change de conseillère sans me prévenir...

Tout va très bien, Madame la Marquise !...

Bon, en même temps je relativise en pensant
que 3000 personnes meurent du Sida chaque jour dans le monde,
que la présence américaine coûte 6 Milliards de Dollars par jour aux USA,
alors qu'il faudrait 10 Milliards de Dollars pour que les 3,5 Milliards d'humains qui n'ont pas accès à l'eau potable puissent enfin l'obtenir,
que l'on massacre le Code du Travail et la dignité des travailleurs avec les nouveaux contrats ultra-précaires,
que les grands groupes industriels et commerciaux ont battu des records de bénéfice en 2005 et continuent de délocaliser et licencier à tour de bras...

Tout va très bien !...

15/03/2006

15/03/06 - 21:22

Yuna...

Il y a un an,
j'annonçais ici-même
la naissance de ma nièce

Yuna.
Yuna
Un évènement qui faisait de moi
(et encore aujourd'hui)
un oncle heureux.

Depuis, la petite Yuna
a bien grandi
et a fêté son premier anniversaire
avec toute sa famille.


(Le principal intérêt pour elle fut la quantité de papier cadeau
que ses mains s'empressaient d'arracher avec force...)

08/03/2006

08/03/06 - 18:32

Femmes, je vous aime...

07/03/2006

07/03/06 - 13:01

Poisse...

Il y a d'abord eu le train en retard, dimanche soir (...).
Le lundi réservait encore d'autres déboires :
ma voiture est tombée en panne à 20h (d'abord en rade d'essence - bon, ça c'est ma faute - puis elle ne redémarrait plus du tout même avec de l'essence dans le réservoir),
il n'y avait que deux participantes à mon atelier hebdomadaire du soir,
en rentrant à 0h40, ma machine à laver était elle aussi en panne, arrêtée en plein cycle de lavage, avec de l'eau savonneuse au milieu du linge et sans contact électrique...
Du coup, la matinée de ce mardi a été l'occasion de passer voir mon garagiste, d'aller à la laverie faire une machine de remplacement et appeler un réparateur.
Allez, ça ira mieux demain !

07/03/06 - 00:05

Cinéma - FEVRIER 2006


LES BRONZÉS 3 (-)
Bon. Inutile de rentrer dans le détail. On aurait pu se passer de cette mauvaise comédie. Ils réchauffent une ambiance et des complicités de 30 ans, qui ont marqué au moins deux générations... mais... pschitt... le soufflé retombe. Tout cela pue le fric, l'attrape-nigaud (je parle aussi pour moi, du coup). Rien de scandaleux quand même, mais une belle arnaque....


FAUTEUILS D'ORCHESTRE (++)
Critique déjà publiée le 16/02/06


LE NOUVEAU MONDE (+++)
Terrence Malick fait partie des grands réalisateurs aussi enigmatiques que talentueux. Un véritable artiste, qui propose au spectateur son regard sur le monde. Cette vision du réalisateur est pleine de poésie, de mystère. Sous des abords un peu "carte postale", son image marque un sens de la lumière, du cadre, des couleurs, des profondeurs de champ, de l'espace, du temps... Ses images me bouleversent souvent. Le réalisateur se fait rare (puisqu'il n'a réalisé que quatre films, dont celui-ci, en plus de trente ans de carrière). Mais chaque oeuvre est empreinte de la même poésie, du même souffle.
Déjà, la Ligne rouge offrait une vision de la guerre, d'une bataille sur une île du Pacifique dans les dernières semaines de la Seconde Guerre Mondiale, comme on en avait jamais vu. La rudesse des combats, leur véracité, leur crudité, était aussi pregnante pour le spectateur que les questionnement métaphysiques de jeunes soldats sur fond d'images de nature à couper le souffle. Pas seulement pour leur aspect contemplatif, mais parce que Malick sait rappeler à l'humain assis dans son fauteuil qu'il est justement humain, que l'on peut revenir à l'essentiel dans nos contacts avec autrui.
Dans ce Nouveau Monde, la découverte de territoires inconnus du Sud-Est des futurs Etats-Unis, la rencontre avec un peuple servent de cadre à une histoire... d'humanité. Les monologues, que le réalisateur-scénariste affectionne, livrent tous les bouleversements qui touchent les personnages de cette fable. Car en même temps que les Anglais découvrent ces terres, John Smith - un officier qui dérange - découvre la beauté et l'amour d'une femme, une jeune femme du peuple qu'ils colonisent, la fille d'un chef. Le guerrier, que Colin Farrel interprète avec toute sa fougue, est alors frappé par l'amour, envoûté par cette femme qui lui a presque sauvé la vie. Ses yeux, d'abord si durs, si violents, se voilent et s'adoucissent, presque incrédules de redécouvrir la simplicité de la vie, des sentiments, de la beauté...
Cette histoire est celle d'une double découverte, mais aussi celle d'un double deuil. Deuil de la colonisation, qui a écrasé par la force militaire et économique une civilisation, une culture, pour mieux asseoir sa domination. Deuil des deux coeurs qui s'y sont rencontrés mais que la vie ne peut laisser tranquilles et insouciants. Ici, dans un hymne à la bonté et à la beauté, la force méditative des images résonne dans l'engagement humaniste de l'artiste.

06/03/2006

06/03/06 - 17:00

Retour au bercail...

Tout avait commencé comme un dimanche paisible. Grasse matinée. Les yeux encore embrumés, le plus âgé s'était levé pour aller prendre une douche sous les rayons flamboyants du soleil presque à son zenith. Le plus jeune dormait encore, habitué à s'enrouler encore un peu plus dans la couette quand l'autre se déroule sous l'effet du massage aquatique. Puis il fut temps pour le plus jeune aussi de prendre une petite douche pour bien commencer cette journée. Réveil tranquille et rangement des bagages. Petit-déjeuner très tardif dans le salon ensoleillé d'une maisonnette de banlieue. La mère pose encore quelques questions avant de les raccompagner au métro voisin, avant de les laisser filer vers la capitale et le train du retour.
Mais, auparavant, encore quelques personnes à croiser. Quelques rendez-vous amicaux furtifs. Un couple d'ami pour redonner quelques objets oubliés au Portugal quelques semaines plus tôt et que leur retour permet de retrouver plus rapidement. Discussion amicale et détendue, bien qu'un quiproquo ait plongé les deux visiteurs dans une tension invisible qui passera tout juste pour de la fatigue due au voyage. Il faut déjà repartir, après avoir pris quelques nouvelles de projets professionnels, de la vie familiale, du petit garçon absent mais toujours aussi actif... Il faut maintenant rejoindre une autre amie qui attend dans un bistro de Montmartre avec sa fille. Le temps les presse. Les déplacements en métro semblent interminables ; les couloirs de correspondance trop longs. Enfin ils arrivent, avec leurs trop nombreux bagages, dans ce café bondé. Ils embrassent les deux femmes, la mère et la fille. Ils discutent, parlent de leur voyage à l'étranger, de leurs vies à elles, de leurs problèmes de logement, de boulot, de leurs espoirs. Ils commandent un croque à manger sur le pouce. L'horloge tourne beaucoup trop vite. Ils voudraient rester plus longtemps. Prendre le temps de se poser, là, de bavarder tranquillement. Mais l'expression tant de fois répétée est aujourd'hui exacte : ils ont bien un train à prendre.
Alors il ne faut pas traîner. Déjà, les quelques mètres qui les séparent du quai de la station sont trop longs à parcourir. Puis le trajet - heureusement sans correspondance, cette fois - où chaque seconde sera plus angoissante. Se voyant déjà raté leur train, ils retrouvent espoir en voyant que le métro avance quand même à bonne allure. Mais qu'il est long ce trajet quand on est pressé. Et quelle idée d'avoir proposé ces deux rencontres juste avant un train ! C'est lui tout craché, ça. A vouloir voir un maximum d'amis ou de membres de la famille à chaque passage parisien, ça devient vite un emploi du temps de ministre...
Enfin, la station Montparnasse. Avec ses longs couloirs. Trop longs. Ses escaliers labyrinthiques, ses tapis roulants encombrés, ses touristes égarés et ses promeneurs du dimanche pas pressés... Il ne reste que cinq minutes pour rejoindre le train. Cinq minutes qui paraissent parfois longues, et qui là risquent d'être insuffisantes. Les trop nombreux et lourds bagages les encombrent alors qu'il faudrait courir encore plus vite. Il faudrait presque voler pour attraper ce train. Le numéro du quai est attrapé au vol par le plus âgé qui fonce et perd presque son petit. La sonnerie retentit déjà quand il arrive sur le bon quai, mais l'autre, derrière, n'a pas suivi. Les portes vont se fermer, le train partir... et le plus jeune ne pointe pas le bout de son nez au bout du quai ! Les contrôleurs demandent de ne pas gêner la fermeture des portes. Tout le monde se précipite. Ils ne sont pas les seuls retardataires.
Finalement, il est arrivé juste à temps, s'est presque fait écraser par la porte automatique du dernier wagon. Ils ont réussi à attraper leur train. Ils sont à bout de souffle. Epuisés. Mais ils sont dans le bon train pour revenir chez eux au terme d'un long trajet... Brest est au bout du monde, c'est là qu'on s'en souvient le plus. Et ils ne croient pas si bien penser.
Alors que la première heure est vite passée, grâce à la grande vitesse du train du même nom et à leur nécessaire récupération après l'effort du départ, la gare du Mans leur réserve une mauvaise surprise. Le contrôleur annonce un train "en détresse" devant le leur, qui bloque le trafic et oblige les autorités à détourner leur train vers Nantes, avant de remonter ensuite à Rennes et de récupérer son itinéraire normal. Un retard de 1h30 est à prévoir.
C'est sans compter le délai pour repartir de la gare du Mans à moitié paralysée par cet évènement. C'est sans compter les arrêts bien plus longs que d'ordinaire dans chaque gare. L'ultime soirée de vacances se transforme en pénible retour au bercail. Les minutes passent bien plus lentement que tout à l'heure dans le métro qui leur a quand même permis d'être à l'heure. A l'heure au départ. Car l'arrivée sera bien plus tardive : 0h45. Soit 2h15 de retard. Un bon de dédommagement à remplir, histoire de compenser un peu le désagrément...
Epuisés par un si long chemin de retour, Mr Paco et Mr Fabulous ne réalisent pas tout à fait qu'ils retrouvent quand même leur port d'attache...

 

depuis le 16/02/05

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