26/02/2007Bayrou...On peut être séduit par la volonté de rassemblement large portée par le candidat UDF. On peut trouver, comme lui, que la République a besoin de vaincre les clivages politiques pour affronter la crise institutionnelle, sociale et économique à laquelle elle est confrontée. On peut croire que ce gouvernement pluri-partite qu'il appelle de ses voeux puisse ramener à la politique des citoyens blasés.
Néanmoins, en l'état actuel de notre constitution et des modes de scrutin, ce voeu est un peu vain, car un tel gouvernement de coalition ou d'union nationale ne se joue pas réellement au moment de l'élection présidentielle, à moins d'assumer qu'aucun véritable gouvernement ne pourra se former et agir avant une sérieuse révision constitutionnelle.
Lors de son grand oral sur TF1 ce soir, François Bayrou a insisté sur deux éléments, parmi d'autres propositions de son programme électoral : la création de deux emplois sans charges pendant cinq ans par entreprise et la maîtrise de la dette publique.
Sur la création de deux emplois exonérés de charges sociales (hors de 10% pour les retraites), je m'interroge sur le sens réel de cette proposition. Je n'ai trouvé aucune précision à ce sujet sur son site... Quand il dit sans charges, il pense à une exonération entièrement compensée par l'Etat ou à des emplois réellement sans charges salariales et patronales ? Parce que dans le premier cas, si sa proposition rencontre l'enthousiasme des entrepreneurs, il pourrait vite en coûter très cher à l'Etat (environ 10.000 euros de charges par an pour un Smic, multiplié par le nombre d'emplois ainsi aidés...), dans le second cas, il est tout de même scandaleux d'oser proposer aujourd'hui aux salariés français des emplois qui ne leur offriraient aucun droit social, faute de cotisations sociales (ni chômage, ni congés payés, ni assurance maladie) !
Sur la dette publique, il est important et sain que les candidats à l'élection présidentielle ne fasse plus comme si on pouvait tout promettre, tout mettre en oeuvre, sans se soucier de la maîtrise de la dépense de l'argent public. Bayrou a ici défendu un raisonnement dangereux à mes yeux. Il a ainsi lancé que si l'Etat n'était pas endetté, chaque salarié aurait plus d'argent sur sa fiche de paie à la fin de l'année (de l'ordre de 2000 euros par an pour un smicard...). Mais comment peut-on faire un raccourci si grossier et démagogique quand on prétend sensibiliser les citoyens français à la maîtrise du budget de l'Etat ? Prétend-il que l'argent économisé dans le budget de l'Etat serait reversé aux travailleurs ? La confusion des genres en ce domaine est bien dangereuse ! Quizz présidentiel...Pour aider nos pauvres candidats à répondre aux questions pièges de journalistes mal intentionnés, je leur offre ici les chiffres de la fonction publique, au cas où on en vienne à leur demander ces chiffres...
Il faut d'abord rappeller qu'il n'y a pas une mais bien trois fonctions publiques : la fonction publique de l'Etat, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière.
Les derniers effectifs disponibles remontent à début 2004.
A cette date, il y avait :
- 2 543 351 agents de la fonction publique de l'Etat (soit 51% du total),
- 1 522 143 agents de la fonction publique territoriale (30%),
- 966 340 agents de la fonction publique hospitalière (19%).
Le total s'élevait donc à 5 031 834.
Voilà.
On aimerait des chiffres plus récents, mais ça permettra quand même à Ségolène, François, Nicolas, Jean-Marie, Marie-George, Arlette, Olivier, Philippe, José, Dominique, Corine... de ne pas répondre à côté de la plaque ! Cinéma français...Intervention de Pascale Ferran (réalisatrice) sur la situation économique et sociale du cinéma français, lors de la cérémonie des César 2007 - samedi 24 février 2007 :
Nous sommes nombreux dans cette salle à être comédien, technicien ou réalisateur de cinéma.
C’est l’alliance de nos forces, de nos talents et de nos singularités qui fabrique chaque film que produit le cinéma français.
Par ailleurs, nous avons un statut commun: nous sommes intermittents du spectacle.
Certains d’entre nous sont indemnisés, d’autres non; soit parce qu’ils n’ont pas travaillé suffisamment d’heures, soit, à l’inverse, parce que leurs salaires sont trop élevés pour être indemnisés dans les périodes non-travaillées.
C’est un statut unique au monde. Pendant longtemps, il était remarquable parce qu’il réussissait, tout en prenant en compte la spécificité de nos métiers, à atténuer un peu, un tout petit peu, la très grande disparité de revenus dans les milieux artistiques. C’était alors un système mutualisé. Ils produisaient une forme très concrète de solidarité entre les différents acteurs de la chaîne de fabrication d’un film, et aussi entre les générations.
Depuis des années, le MEDEF s’acharne à mettre à mal ce statut, en s’attaquant par tous les moyens possibles à la philosophie qui a présidé à sa fondation.
Aujourd’hui, il y est presque arrivé. De réformes en nouveau protocole, il est arrivé à transformer un système mutualisé en système capitalisé. Et cela change tout. Cela veut dire, par exemple, que le montant des indemnités n’est plus calculé sur la base de la fonction de son bénéficiaire mais exclusivement sur le montant de son salaire. Et plus ce salaire est haut, plus haut sera le montant de ses indemnités.
Et on en arrive à une absurdité complète du système où, sous couvert de résorber un déficit, on exclut les plus pauvres pour mieux indemniser les plus riches.
Or, au même moment exactement, à un autre bout de la chaîne de fabrication des films, d’autres causes produisent les mêmes effets. Je veux parler du système de financement des films qui aboutit d’un côté à des films de plus en plus riches et de l’autre à des films extrêmement pauvres.
Cette fracture est récente dans l’histoire du cinéma français.
Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, ce qu’on appelait les films du milieu - justement parce qu’ils n’étaient ni très riches ni très pauvres - étaient même une sorte de marque de fabrique de ce que le cinéma français produisait de meilleur.
Leurs auteurs - de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais - avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s’adressaient et la plus grande ambition pour l’art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions.
Or, ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s’emploient très méthodiquement à faire disparaître.
En assimilant les films à vocation artistique aux films pauvres et les films de divertissement aux films riches, en cloisonnant les deux catégories, en rendant quasi impossible pour un cinéaste d’aujourd’hui le passage d’une catégorie à une autre, le système actuel trahit l’héritage des plus grands cinéastes français. Et leur volonté acharnée de ne jamais dissocier création cinématographique, point de vue personnel et adresse au plus grand nombre. Ce faisant, il défait, maille après maille, le goût des spectateurs; alors même que, pendant des décennies, le public français était considéré comme le plus curieux, le plus exigeant, le plus cinéphile du monde.
Ici comme ailleurs, la violence économique commence par tirer vers le bas le goût du public puis cherche à nous opposer. Elle n’est pas loin d’y arriver.
Les deux systèmes de solidarité - entre les films eux-mêmes et entre ceux qui les font -, ces deux systèmes qui faisaient tenir ensemble le cinéma français sont au bord de la rupture.
Alors peut-être est-il temps de nous réveiller.
Peut-être est-il temps de nous dire que notre amour individuel pour le cinéma, aussi puissant soit-il, n’y suffira pas.
Peut-être est-il temps de se battre, très méthodiquement nous aussi, pour refonder des systèmes de solidarité mis à mal et restaurer les conditions de production et de distribution de films qui, tout en donnant à voir la complexité du monde, allient ambition artistique et plaisir du spectacle.
Nous n’y arriverons pas, bien sûr, sans une forme de volonté politique d’où qu’elle vienne. Or, sur de tels sujets, force nous est de constater que celle-ci est désespérément muette.
Mais rassurons-nous. Il reste 55 jours aux candidats à l’élection présidentielle pour oser prononcer le mot «culture».
24/02/2007 #12...
#11...
#10...
#9...
#8...
#7...
#6...
#5...
#4...
#3...
#2...
#1...
Cinéma...
A l'occasion du grand week-end cinéma (César et Oscars), je vous propose quelques petits clins d'oeil à des films, personnages ou acteurs célèbres du 7ème art... sous forme de petits personnages façon South Park...23/02/2007Militantisme...L'inconvénient de la majorité des militants, c'est qu'ils en oublient un peu trop la réalité du citoyen-électeur, ses doutes, ses peurs, ses hésitations, ses élans, ses rétractations, ses errements...
Le militant de base en vient presque à faire campagne pour se rassurer, pour se donner bonne conscience, par auto-satisfaction, plutôt qu'aller réellement aux devants de son voisin, ami ou parent électeur-non-encarté pour le convaincre avec ses arguments de fond, le programme de son candidat sous le bras...
Le militant de base ne comprend pas bien les évolutions d'une campagne électorale, il ne voit pas vraiment venir les dérives ou les dangers, il ne comprend pas bien ce qui se joue dans les médias, dans les sondages, dans l'opinion. Ou alors il en tient trop compte et n'agit, ne réfléchit plus qu'en fonction de ce que ça lui dit de faire...
En même temps, je ne crache pas sur la base militante des partis (à commencer par le mien) puisque c'est aussi cette base qui donne plus de légitimité aux candidats (locaux ou nationaux), qui assoit une action politique de terrain. Cette base militante peut être un bon porte-parole des idées d'un parti ou de son représentant. 21/02/2007Chiffrage...Méhaignerie ne va peut-être pas tarder à rendre son tablier de Mr Finances de l'UMP, comme Besson avant lui au sein du PS (ce qui est déplorable), vu ce qu'a déclaré (en off) son candidat de "patron" à propos de sa critique du chiffrage du programme électoral... 20/02/2007Opinion...Suspendre Alain Duhamel en raison de son positionnement public en faveur d'un des candidats à l'élection présidentielle, ça peut se discuter, mais on peut quand même souhaiter une relative impartialité de la part des journalistes...
Mais apprendre aujourd'hui qu'Alain Duhamel est remplacé sur l'antenne de RTL en alternance par Franz-Olivier Giesbert et Serge July, deux de ses confrères éditorialistes encore plus politisés que lui, encore plus officiellement en faveur d'un des deux grands partis, c'est scandaleux ! Citation...
" Moi je fais des ébats participatifs ! "
(S., mon ex)
Audimat...Ségolène Royal a eu sa revanche à l'audimat : 8,9 millions de téléspectateurs de moyenne ont suivi sa prestation lundi soir sur TF1 dans "J'ai une question à vous poser". Soit 700000 personnes de plus que pour Nicolas Sarkozy le 5 février dernier.
Double humiliation pour Sarkozy qui avait parié que lui atteindrait les 10 millions : bernique, son pic d'audience a tout juste frôlé les 9,7 millions de personnes tandis que lundi, Royal a touché jusqu'à 10,6 millions de téléspectateurs à 21h33.
(extraits d'un article de ce jour de Libération) Royal...Le principe de cette émission participative de TF1 est racoleur et donne trop de place aux petites questions matérielles quotidiennes des citoyens-intervenants... ce qui fausse encore une fois le débat, en occultant la partie fondamentale de l'échéance à venir : un projet pour le pays, une vision pour la décennie à venir, une personnalité et des convictions pour porter un projet et donner un élan à la France.
Malgré ce défaut d'origine de l'émission proposée par la première chaîne de télévision, on peut voir qui est largué, qui est pragmatique, qui est convaincant, qui est ridicule, qui est hors-sujet, qui est pertinent... (Attribuez ces qualificatifs au candidat que vous voulez).
Ce soir, était venu le tour de Ségolène Royal. Elle retrouvait là un exercice auquel elle s'est prêtée de nombreuses fois dans sa récente phase participative de la pré-campagne. Ecouter les constats des Français, leurs idées, leurs questions... Répondre avec ses propres idées, reprendre à son compte les contributions de chacun quand elles s'avèrent intéressantes, répondre aux interrogations avec son projet... C'est ce qui s'est passé une bonne partie de la soirée sur le petit écran. Là sur les questions de salaire et de pouvoir d'achat, là sur l'éducation et la santé, là sur les entreprises et l'agriculture...
Mais la candidate socialiste n'a pas répondu favorablement à toutes les demandes ou les attentes - comme on commence déjà à le lire ici ou ailleurs. Faisant preuve de beaucoup d'écoute et de respect, elle a su voir dans certaines interventions de justes constats des difficultés que rencontrent la plupart des citoyens de ce pays. Mais ses réponses n'allaient pas toujours dans le sens de ce qu'attendaient ses interlocuteurs. Tout n'est pas tout le temps du ressort de l'Etat et elle a su le rappeler sur quelques points, faisant référence notamment à la prépondérance du dialogue social et de la politique salariale ou environnementale des entreprises, ou réaffirmant sa volonté de pousser la décentralisation plus loin dans certains domaines, donnant pour cela de vrais moyens aux Régions...
Le plus important, à mes yeux, réside dans ces deux ou trois moments où elle a su faire preuve de tenacité, de force et de conviction. Comme lorsque cette femme agée la bouscule un peu sur sa légitimité, son parcours politique et les difficultés qu'elle rencontre dans ce milieu médiatico-politique particulièrement machiste. Elle a défendu sa position, sa conviction à être la mieux placée pour donner ce nouvel élan à la France, pour changer en profondeur notre société et ses institutions. Elle a défendu qu'il est sans doute temps pour la France d'élire une femme Présidente. Elle a défendu sa méthode nouvelle de dialogue et d'écoute des citoyens, d'aller-retour incessant entre ses idées, son projet et les réactions de ceux auxquels il est destiné... Ou comme lorsqu'un jeune homme lui a demandé de préciser le destin de François Hollande en cas de victoire et qu'elle a justement rappelé que cette élection ne devait pas être gadgetisée et ramenée à de telles questions périphériques... Preum's...C'est un hasard, mais ça tombe bien ! 17/02/2007Docteur...j'ai mal à la tête, la nuque engourdie, des frissons me parcourent le dos, j'ai le fond du palais un peu pris par ce rhume nocturne qui m'a réveillé trop tôt... 15/02/2007Piaf...
Une vie tourmentée. Une vie déchirée. Une vie naufragée.
La môme ballotée entre les parents absents. La môme déjà solitaire.
Toute sa courte vie, elle se construira un monde imaginaire.
Une vie pleine de solitude, de manque et d'alcool.
Beaucoup de monde a entouré Edith pourtant.
Beaucoup de monde l'a chouchouté, l'a admiré.
Beaucoup de monde a voulu en faire une star.
Mais elle a fait son chemin tortueux seule à bord.
Des figures l'entourent, l'influencent. En bien ou en mal.
Allant de déboires en drames, de déceptions en malheurs...
On en oublie presque les bonheurs, les réussites.
Alors que sa première réussite fut sa voix et le talent qui allait avec.
Elle s'élève et rechute presque aussitôt. A 40 ans, elle en paraît 60.
Les morts qui ont jalonné sa vie la hantent jusqu'au bout. De Marcel à Marcelle...
Bravant sa santé de moineau (de piaf), elle monte sur scène tant qu'elle peut. C'est sa raison d'être. Chanter. Faire rêver. Emouvoir avec ses propres émotions. Avec ses propres souvenirs.
Les larmes au bord des yeux ou roulant sur les joues pendant une bonne moitié du film, je me suis laissé emporté par toute l'émotion de cette vie bouleversante.
L'interprétation de Marion Cotillard est admirable (alors que je n'aime pas trop cette actrice). Elle incarne Edith Piaf de la jeunesse sulfureuse à la déchéance physique finale... Au service de la vedette qu'elle fait revivre sous nos yeux avec émotion.
L'impressionnante brochette de seconds rôles apporte aussi de l'authenticité à ce récit biographique filmé avec amour par Olivier Dahan, hanté par les refrains envoûtants de la Piaf...14/02/2007Deux ans...
Deux ans
de blog sur GA...
Deux ans
de vie parfois décrite ici...
Deux ans
de débats sur tout et n'importe quoi...
Deux ans
de rencontres aussi...
Bon, j'ai loupé la date (9 février) mais je le poste quand même avec du retard...13/02/2007Mado...Regarder le concert de Madonna à la télé, c'est bien.
Regarder le concert de Madonna à la télé
en faisant de la soupe de poireaux, c'est mieux ! Questions à la une...D'après ce qu'on a pu entendre hier soir sur la une, il y a encore des gens pour penser que c'est bien de payer moins d'impôt sur le revenu !
Ils n'ont donc pas vu que les baisses d'impôt de ces dernières années n'ont pas été significatives pour 90% des personnes qui en ont bénéficié (à peine quelques dizaines d'euros), qu'elles n'ont représenté une hausse de pouvoir d'achat que pour les classes aisées, et surtout qu'elles ont ôté à l'Etat quelques petites marges de manoeuvre dont on a toujours besoin par-ci par-là... ? 12/02/2007Programme contre programme...C'est marrant (et assez affligeant en même temps) de constater qu'une fois de plus on essaie de résumer le programme de la candidate socialiste à une dizaine de mesures coûteuses, alors qu'il contient cent propositions concrètes, dont la plupart sont de l'ordre de l'incitation ou de la réglementation sans dépense supplémentaire de l'Etat... et que de nouvelles recettes ou économies du budget de l'Etat sont évoquées...
Le candidat UMP présenterait-il donc un programme sans aucune dépense nouvelle pour l'Etat ou sans une baisse de certaines recettes ? 11/02/2007Sarko-citation..."La fonction présidentielle ne doit pas être abaissée à des comportements sectaires, intolérants..."
(Il parle pour lui, là, n'est-ce pas...) Tonnerre de Brest...Une gigantesque déflagration au milieu de la nuit.
Une explosion qui fait vibrer les fenêtres, qui résonne à travers les rues venteuses.
Un coup de tonnerre qui réveille tous les dormeurs de la Cité du Ponant.
A 4 heures du matin, la foudre n'est pas tombé bien loin et le réveil fut brutal... RDA...
Quand un homme est chargé de surveiller ses concitoyens et qu'il le fait avec un grand dévouement envers sa hierarchie politique, on ne s'attend pas à ce que ce même homme retrouve suffisamment d'humanité pour dissimuler une partie de la réalité subversive de la vie des personnes qu'il espionne, comme pour mieux les sauver du piège qu'il était chargé de poser. La conscience humaine dépasse finalement la conscience politique.
L'histoire est de plus en plus captivante, que celle de ces Allemands de l'Est qui ne se connaissent pas et dont les vies se frôlent pendant plusieurs mois. Les comportements des uns ou des autres influent sur leur avenir. Les destins s'entremêlent dans un jeu de faux-semblants, de dissimulations...
La réalisation de La vie des autres est méticuleuse ; l'interprétation sensible.
La grande histoire rejoint la petite, comme une bouffée d'air salvatrice dans ce pays corseté par un protectionnisme et une suspicion généralisée.
Un beau travail de retour analytique sur l'histoire. Un regard sans jugement excessivement sévère ni complaisance sur le passé, sur l'héritage de tout un pays...08/02/2007Travail...Heureusement que Lionel Jospin est là pour rappeler (comme il l'a fait ce matin sur RTL) que, contrairement à ce que prétend le candidat UMP, les Français ne pourront jamais choisir de travailler plus pour gagner plus !
On sait bien que ce sont les patrons (je suis bien placé pour le savoir) qui sont en mesure de proposer plus de travail ou plus de salaire à leurs salariés.
Qui peut prétendre, sans avoir honte d'un tel mépris des travailleurs, que tout employé ou même cadre peut aller demander à son employeur de travailler plus pour gagner plus... et surtout que ce dernier va y répondre favorablement, que cela peut se généraliser à l'ensemble du monde du travail, à l'échelle de tout le pays ?
Qu'on arrête de se moquer du monde !! 05/02/2007Jour...Je n'ai pas osé lui redemander la date précise. Je savais depuis plusieurs jours que ça approchait.
Je n'ai pas voulu demander confirmation. Comme pour ne pas risquer de raviver une douleur déjà sans doute renforcée à l'approche de cette échéance.
Il pense à lui le reste du temps, mais un "anniversaire" marque toujours plus le temps qui passe, la vie qui défile, l'absence qui dure encore et encore...
Je ne peux qu'être là, modestement, et t'emmener près de lui parfois... Voix...Je sais pas si c'est ma pharyngo-trachéite en marche ou mon explication musclée avec le personnel de mon opérateur téléphonique de bon matin... mais ma voix est bien cassée... Un dimanche en bord de mer...01/02/2007La mère...David a invité sa mère à dîner. Pendant le repas elle remarque que Julien, la personne avec qui son fils partage un appartement, est charmant. Elle observe la façon dont David et Julien se comportent l'un envers l'autre et se demande s'il n'y a pas quelque chose de plus entre eux...
David, devine ses pensées :
- Je sais à quoi tu penses, mais je t'assure que Julien et moi ne faisons que partager l'appartement.
Une semaine plus tard, Julien dit à David :
- Depuis que ta mère est venue dîner, je ne trouve plus la louche en argent. Est-il possible qu'elle l'aie prise ?
David lui répond :
- Je ne pense pas, mais je vais lui écrire un mail pour être sûr.
" Chère Maman, Je ne dis pas que tu as pris la louche et je ne dis pas que tu n'as pas pris la louche, mais il n'en reste pas moins vrai que la louche a disparu depuis que tu es venue dîner. Bisous, David. "
David reçoit un mail de sa mère :
" Cher David, Je ne dis pas que tu couches avec Julien et je ne dis pas que tu ne couches pas avec Julien, mais il n'en reste pas moins vrai que si Julien dormait dans son lit, il aurait trouvé la louche depuis longtemps. Bisous, Maman. "
Projet...Ce qui devient vraiment pénible, c'est d'entendre dire qu'on connaîtra le programme de la candidate socialiste seulement le 11 février... et que c'est pour combler ce vide de fond, d'idées et de propositions, que les socialistes s'agitent sur la moindre polémique annexe (comme les RG ou le scooter...).
C'est malhonnête de prétendre qu'il n'y a pas de propositions !
Le projet socialiste, qui sert de base au programme de la candidate en cours de finition, a été le premier projet en vue de l'élection présidentielle à être élaboré puis ratifié à une large majorité des adhérents du parti, le 1er juin dernier. Il y a tout juste sept mois !
Alors, oui, la candidate socialiste adapte ce projet en programme, notamment à la suite des nombreux débats participatifs des dernières semaines, s'approprie certaines propositions ou idées y figurant, en ajoute d'autres... En bref, elle donne des priorités à son action future.
Les polémiques visées par ces perfides commentaires sont parties de la presse, dans un exercice mêlant démocratie de l'information et investigation pinailleuse. Les réactions des socialistes - comme de tous les autres partis, de gauche comme du centre droit - sont légitimes, tant la position du futur ex-Ministre de l'Intérieur devient dangereuse, non pas pour lui (qui use bien de la victimisation, avec son nouveau ton paternaliste calme), mais pour la démocratie et la République !  |