29/04/2007

29/04/07 - 17:20

Victimisation...

Qui sera dupe de la nouvelle stratégie de campagne de Nicolas Sarkozy qui essaie de se faire passer pour une victime ?
Victime de la haine des autres, victime des attaques gratuites et répétées contre sa personne... Il serait la cible de tous ceux qui n'appartiennent pas à son camp.
Chaque critique formulée sur son projet politique devient avec lui une attaque personnelle. Chaque commentaire d'une de ses déclarations devient une vengeance personnelle.
Quand Ségolène Royal qualifie, il y a quelques semaines, son amalgame d'immigration et d'identité nationale d'ignoble, il retourne cette critique des idées, cette réaction sur le fond, en une attaque personnelle de sa rivale, qui le qualifierait ainsi lui d'ignoble. Ce n'est pourtant pas sa personnalité qu'elle critiquait mais bien les idées contenues dans cette proposition.
Quand François Bayrou et Ségolène Royal se rencontrent en toute transparence pour échanger avec intelligence et ouverture d'esprit sur l'état de la France et leurs propositions réciproques pour améliorer la situation du pays et de ses citoyens, il est victime de leur complot anti-Sarko. Ce n'est pourtant pas autour de sa personne que la discussion a eu lieu, mais bien autour de la vision politique de chacun.
Quand il est qualifié de dangereux par tant d'opposants, ce n'est pas tant sa personnalité qui est ainsi pointée du doigt, mais surtout son projet politique, qui continue de diviser, d'opposer les Français entre eux.
Finalement, heureusement que les critiques sur ses idées sont ainsi formulées par tant de gens du centre à l'extrême-gauche, ça lui fournit un sujet pour ses meetings et ses interviews !
Son camp n'est pourtant pas exempt d'attaques "sous la ceinture" à l'encontre de la candidate de gauche, avec son permanent procès en incompétence !
La dernière ligne droite de cette élection mérite mieux que cet exercice en victimisation auquel s'essaie le candidat de droite.
Les deux candidats doivent finir de rassembler autour de leur projet, de leurs propositions politiques, de leur vision pour le pays, de leur manière d'appréhender l'exercice du pouvoir !

28/04/2007

28/04/07 - 14:13

Discussion...

Le débat, la discussion, qui a eu lieu entre Ségolène Royal et François Bayrou a été un temps fort de la démocratie française. Certains reprochent à cette rencontre d'être emblématique des magouilles électoralistes de couloirs. C'est en fait tout l'inverse. Il s'agissait bien d'offrir aux citoyens-électeurs une discussion sereine et constructive entre des personnalités politiques d'horizons différents mais qui pouvaient avancer avec intelligence sur tous les sujets au centre de cette campagne pour l'élection présidentielle. Il s'agissait que chacun puisse entendre les convergences et les divergences entre la candidate de la gauche, qualifiée pour le second tour de cette élection, et le candidat centriste, arrivé troisième, qui ne participe pas à ce second tour, mais qui, rassemblant tout de même près de 7 millions de suffrages, peut continuer à apporter son propre regard sur le débat qui a lieu entre les deux finalistes. Il ne s'agissait pas, comme ils l'ont d'emblée rappelé, d'opérer un ralliement, une alliance, de donner une consigne de vote.
Il est quand même intéressant de pouvoir assister à une telle discussion. Non pas comme le débat qui aura lieu mercredi prochain entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux candidats pour lesquels les Français devront voter dans huit jours. Le débat ne se situe évidemment pas au même niveau, l'enjeu n'est pas le même. Une telle rencontre publique entre le candidat UMP et celui qui n'est arrivé que troisième aurait d'ailleurs été aussi intéressante.
On a pu y voir ce qui était commun à Bayrou et Royal : la démocratie réformée, le fonctionnement des institutions, l'éducation, de nombreux points de la politique européenne ou de sécurité, certains éléments de la politique sociale... On a aussi pu constater que la politique économique souhaitée par Bayrou n'est pas la même que celle que prône Royal, le premier voulant moins d'interventions de la puissance publique, la seconde voulant la renforcer quand c'est nécessaire mais avec aussi une plus grande responsabilisation des individus et des partenaires privés...
Finalement, les points de convergence semblent plus forts que les divergences, même si celles-ci existent bel et bien. La convergence d'analyse et de méthode sur de nombreux points essentiels existe sans doute davantage qu'avec Nicolas Sarkozy. L'essentiel étant de constater que les valeurs fondamentales de notre société sont sensiblement les mêmes ici, alors qu'elles ne le seraient sans doute pas tout à fait là. La méthode politique n'est surtout pas la même avec celui dont on a déjà pu voir depuis cinq ans qu'il ne fait que renforcer les affrontements, les clivages et les communautarismes dans notre société, et ira certainement encore plus loin sur cette voie s'il dispose des pleins pouvoirs !

27/04/2007

26/04/2007

26/04/07 - 22:50

Immigration...

"Imaginez que les 451 millions d'enfants d'Afrique s'inscrivent à l'école en France, comme la législation leur permet, et que tous leurs parents et grands-parents puissent alors être régularisés, comme le propose Madame Royal... imaginez l'état de notre pays et de notre pacte social !"
Ne cherchez pas plus longtemps qui a dit ça et quand :
Nicolas Sarkozy, ce soir en direct sur France 2.
Une nouvelle preuve du respect pour les idées et les propositions de la candidate finaliste avec lui de cette élection présidentielle, alors qu'elle ne dit pas cela du tout.
Une bien belle vision du monde et des êtres humains, qui - on le sait bien - n'attendent qu'une chose de l'autre côté de la Méditerrannée : pouvoir s'installer ici par centaines de millions !...

26/04/07 - 10:41

Tribun...

On entend dire et redire que Ségolène Royal ne serait pas un bon tribun, qu'elle serait mauvaise à l'oral, qu'elle n'a pas de charisme face à un public...
J'invite déjà ceux qui avancent cela à se rendre à l'un de ses meetings (il en reste trois ou quatre d'ici le second tour) pour constater que ce n'est pas vraiment le cas. Il ne faudrait pas faire de généralité d'un extrait télévisé de trente secondes maximum.
On compare aussi depuis dimanche la décontraction-conviction d'un Sarkozy grand gagnant de ce premier tour et le discours coincé-rigide de Ségolène Royal arrivée en seconde position. Les personnalités ne sont pas les mêmes, les circonstances en vue du deuxième tour ne le sont pas non plus pour chacun.
Je me permets d'ajouter ce que certains refusent d'admettre depuis de nombreux mois et qui constitue pourtant une nouveauté, un fait inhabituel : un des deux candidats est une femme, comme chacun l'a remarqué, et c'est la première fois qu'une femme accède dans notre République à ce niveau de compétition politique. Aussi ne faut-il pas oublier (comme l'ont rappelé récemment d'éminents politologues et sociologues) que nous n'avons pas vraiment de référent collectif de la parole féminine à ce niveau de débat public.
Pour un homme, on lui prêtera immédiatement un ton gaullien, une allure mitterrandienne, ou tout autre comparaison... Et pour une femme ? Pas vraiment de référent, de comparatif. Dans notre pays en tout cas, on n'a pas. Comment savoir à l'avance ce que la parole d'une femme en ces circonstances exceptionnelles de la vie démocratique de notre pays va produire sur les spectateurs-auditeurs ? Comment anticiper la manière dont cette femme politique va faire passer la solennité de certains instants cruciaux, l'émotion qui l'empare alors ?... Qu'on ne cherche pas à comparer ce qui n'est pas comparable.
Le discours de dimanche soir n'était peut-être pas le meilleur, mais n'oublions pas que Ségolène Royal s'adressait là pour la première fois directement aux Français - non pas dans une émission télévisée, non pas dans une interview radio ou écrite, non pas dans un meeting partisan... Je crois qu'elle a eu raison d'adopter une certaine gravité dans ce discours, vu l'enjeu de rassembler son camp et bien au-delà (ce qu'elle ne fait pas si mal). Je crois que les Français n'attendent pas spécialement de clins d'oeil ou de complaisance dans ces moments solennels, où il faut prendre la mesure de l'histoire qui s'écrit instantanément.
Quant au talent de tribun (sans retirer ma correction première qui appelait les médisants à venir constater par eux-mêmes cela en direct dans les jours à venir) j'ajouterai simplement qu'il est préférable de voir un candidat tribun, c'est rassurant pour ses partisans, pour les plus convaincus, finalement... mais un Président de la République a-t-il vraiment besoin d'être tribun comme lors d'une campagne électorale ?
Le premier personnage de la Nation n'a-t-il pas plutôt à user d'autres armes de persuasion auprès de la population qu'il gouverne, des autres dirigeants qu'il rencontre, des assemblées officielles qu'il cotoie, des forces vives avec lesquelles il dialogue ?...

25/04/2007

25/04/07 - 12:03

Monsieur Sarkozy...

Non, si vous n'existiez pas, nous ne vous aurions certainement pas inventé !
Non, la gauche ne s'en prend pas en premier à votre personne, mais bien à vos idées, à votre projet présidentiel, à vos propositions pour la France, qu'elle juge dangereuses !
Non, vous n'êtes pas le centre du monde ou de ce pays, tout ne tourne pas autour de vous !
Non, la campagne de Ségolène Royal n'est pas qu'une campagne négative contre vous, mais aussi une campagne positive pour relever la France, la rendre plus juste et plus forte !
Non, il n'y a pas que la gauche qui attaque le candidat de droite, la droite ne se gêne pas non plus pour attaquer la candidate de gauche et tenter de la discréditer !

23/04/2007

23/04/07 - 19:54

Bilan comptable...

A force d'entendre tout et n'importe quoi en matière de chiffres, je vais tenter une petite clarification objective :

- Non, la gauche n'a pas stagné à cette élection par rapport à la précédente.
Si on isole la candidate socialiste, son score augmente de 40% par rapport à celui de Jospin, Taubira et Chevènement réunis en 2002, passant de 6,8 à 9,5 millions d'électeurs (2,7 millions de hausse).
Le vote pour l'ensemble des candidats de gauche (des socialistes à l'extrême-gauche, en passant par les verts et les communistes) gagne 1,2 millions d'électeurs entre 2002 et 2007, malgré une chute de l'électorat à la gauche du PS (-28%, passant de 5,4 à 3,9 millions).
Et encore, ne sont pas comptabilisés dans ce total des votants à gauche ceux qui ont suivi Bayrou tout en se disant venir de gauche (ce qui porterait alors cette augmentation à 4,6 millions...).

- Oui, l'UDF représente la hausse la plus frappante.
Les électeurs de Bayrou étaient 1,9 millions en 2002, ils sont 6,8 cette année. Soit 260% de hausse !
Mais n'oublions pas que son électorat se dit autant de sensibilité de gauche que de droite (selon les très sérieuses enquêtes "sortie des urnes"). Il a rassemblé les déçus des deux grands partis qui se seraient peut-être majoritairement abstenus. C'est bien ce qui en fait le troisième homme, ce qui fait sa force aujourd'hui.
(On reviendra plus bas sur les conséquences du comportement de cet électorat qui se retrouve sans candidat "naturel" au second tour...).

- Oui, la droite "classique" (UMP) progresse également sensiblement.
La droite affichait en 2002 un score historiquement faible - même en cumulant Chirac, Madelin, Boutin et Lepage, mais en sortant Bayrou du compte - avec 7,6 millions d'électeurs.
En 2007, Sarkozy, candidat unique de l'UMP passe directement à 11,4 millions. Une hausse de 50%, qui semble autant due à l'augmentation de votants qu'à la baisse des votes en faveur du FN... non sans y voir un rapprochement idéologique déjà dénoncé par certains...

- Oui, l'extrême-droite recule un peu.
Le Pen et Villiers rassemblent 900 000 électeurs de moins cette année (4,6 millions) que Le Pen et Mégret en 2002 (5,5 millions). 16% de votants en moins pour l'extrême-droite, entre le premier tour de 2002 qui avait vu se qualifier le candidat du FN et la même élection cette année.
C'est déjà ça, même si c'est encore beaucoup trop et que cet électorat n'a sans doute pas renoncé aux idées, reprises pour certaines par le candidat UMP...

- Non, le second tour n'est pas déjà joué !
Plusieurs éléments restent mouvants et détermineront le résultat du second tour.
Alors que la participation a battu le record (en nombre de votants) pour ce premier tour, avec 36,7 millions d'électeurs ayant exprimé leur vote, le second tour pourrait voir une augmentation de l'abstention par rapport au premier tour - ce qui serait une première historique.
En effet, comment se comporteront les électeurs d'extrême-droite ? Qui choisiront les électeurs de Bayrou ?
Si l'on cumule simplement les votes pour la gauche (avec le PS, toute la gauche du PS et la moitié du vote centriste), on obtient 16,9 millions d'électeurs qui pourraient se reporter sur Ségolène Royal.
Si l'on cumule simplement les votes pour la droite (avec l'UMP, la moitié de l'UDF et tout le FN et le CPNT), on obtient 19,8 millions d'électeurs qui pourraient se reporter sur Nicolas Sarkozy.
C'est ce que faisaient hier soir comme projection certains instituts de sondages, en plaçant Sarkozy devant Royal à 54% contre 46%.
Mais ce calcul n'est sans doute pas satisfaisant, car un peu grossier. Tout en restant dans l'arithmétique (ce qui est discutable), essayons d'affiner un peu le mode de calcul.
Les électeurs de Bayrou ne se répartiront sans doute pas à 50-50 sur les candidats finalistes. Ne seraient-ils pas plutôt un tiers à suivre Sarkozy, un tiers à revenir vers Royal et un tiers à s'abstenir ou voter blanc ?...
De la même manière, on peut douter que tous les électeurs de Le Pen rejoignent aussi facilement le candidat UMP au second tour. On peut plutôt envisager une moitié à voter pour lui et l'autre à s'abstenir ou voter blanc.
Dans cet hypothèse, l'abstention ou le vote blanc augmentent, avec 32,1 millions de suffrages exprimés) et l'écart se resserre entre les deux candidats, à 51% contre 49% des votes exprimés. Nicolas Sarkozy cumulerait ainsi 16,4 millions de bulletins de vote portant son nom, alors que Ségolène Royal profiterait de 15,7 millions de suffrages en sa faveur.
On voit bien ici les limites d'un tel raisonnement purement mathématique. La réalité de l'électorat est différente (même si on retrouve souvent ces grands courants migratoires entre deux tours d'une élection...).
Néanmoins, ce petit réajustement du calcul de projection au second tour (qui n'est pas fait que pour m'arranger, mais semble mieux convenir objectivement) a le mérite de ramener les reports potentiels à des valeurs identiques à celles de 1981. Lors du premier tour de cette élection présidentielle historique pour la gauche, Mitterrand arriva en seconde position derrière Giscard (7,5 millions contre 8,2 millions d'électeurs). Les cumuls à droite représentaient 14,8 millions de reports possibles, alors qu'à gauche ils ne représentaient que 14,2 millions, soit un avantage au Président sortant (51% contre 49%).
Pourtant, au second tour de cette élection, c'est le candidat de la gauche qui l'emporta avec près de 52% des suffrages, soit 15,7 millions de Français !
Une dynamique de campagne au second tour peut donc inverser les tendances !

Alors, une conclusion un peu plus subjective au regard de ce flot de chiffres :
Il faut y croire, il faut défendre un projet contre un autre, expliquer, convaincre, ne pas renoncer, ne pas se laisser gagner par l'analyse de base qui pousserait certains à baisser les bras, s'estimant déjà vaincus !

22/04/2007

22/04/07 - 23:54

Second tour...

Voilà une première étape de franchie. Celle de la qualification d'un candidat de gauche pour le second tour de l'élection présidentielle. Après la catastrophe de 2002, une vraie dynamique de second tour va pouvoir se mettre en oeuvre. Un véritable débat d'idées, projet contre projet. Nous aurons l'occasion d'y revenir.
Les scores des trois principaux candidats sont impressionnants. Il y a sans aucun doute l'effet "vote utile" post-21-avril. Il y a aussi certainement une profonde volonté de changer l'exercice du pouvoir, comme le montre entre autres le formidable taux de participation.
Ségolène Royal rassemble une large partie de la gauche derrière elle dès ce premier tour avec plus de 9 millions d'électeurs. Nicolas Sarkozy dépasse les 11 millions d'électeurs, ce qui est aussi historique pour la droite et pour ce scrutin présidentiel (et inquiétant, mais je m'emporte...).
Avec plus de 6 millions d'électeurs rassemblés derrière sa candidature pour différentes raisons, François Bayrou représente maintenant une force politique plus légitime et dont l'électorat (visiblement moitié de gauche, moitié de droite) devra finalement choisir (ou pas, mais cette troisième voie n'est pas souhaitable) pour l'une ou l'autre des candidats finalistes.
Deux petites semaines de confrontation, de débat, de conviction, de rêves...

21/04/2007

21/04/07 - 15:06

21 avril 2002...

Je me souviens avoir fait le dépouillement d'un bureau de vote à Brest où S. était assesseur jusqu'à 19h45...
Je me souviens être rentré rapidement en voiture avec S. et nous étonner d'entendre sur France Info les journalistes parler de grand bouleversement politique...
Je me souviens avoir fébrilement allumé la télé et voir la mine défaite de Pujadas sur la 2 qui annonçait à 19h57 qu'il fallait encore attendre 3 minutes avant de découvrir ce que tout le monde considèrerait bientôt comme un cataclysme...
Je me souviens de mon coeur battant très vite et fort, de ma main moite dans celle crispée de S. à 19h59 et 59 secondes...
Je me souviens de notre cri d'effroi à 20h pile, découvrant la silhouette de Le Pen à côté de celle de Chirac pour annoncer les candidats du second tour de l'élection Présidentielle...
Je me souviens de notre incrédulité, de notre abattement...
Je me souviens de S. partant subitement, voulant être seul dans les rues pour pleurer...
Je me souviens avoir eu les larmes aux yeux toute la soirée et le lendemain en retrouvant les collègues, les amis...

(Rediffusion d'un post de novembre 2005...)

20/04/2007

20/04/07 - 19:59

Prévisions...


Je ne crois pas manquer de respect envers cette échéance électorale de premier ordre en livrant ici mes prévisions de résultats pour ce premier tour de l'élection présidentielle :

- Royal 27%
- Sarkozy 25%
- Le Pen 16%
- Bayrou 14,5%
- Besancenot 4,5%
- Bové 3%
- Laguiller 2,5%
- Buffet 2,5%
- Voynet 2%
- De Villiers 1,5%
- Nihous 1%
- Schivardi 0,5%


Que certains rigolent en attendant dimanche, mais je crois que la surprise ne viendra pas forcément d'où ils croient...

19/04/2007

19/04/07 - 21:55

Ensemble...

C'est tout de même extraordinaire qu'un certain candidat ose prendre comme slogan de campagne "Ensemble tout devient possible", quand tout ce qu'il propose repose justement sur l'individualisme, le chacun-pour-soi, le communautarisme... !
On ne lui a donc pas donner la définition du mot Ensemble ?

18/04/2007

18/04/07 - 12:44

21 avril...


Avant, on votait au premier tour d'abord selon ses convictions profondes, on votait surtout pour le candidat le plus proche de ses idées politiques, même si celui-ci ne représentait pas un gros score potentiel et n'avait aucune chance de se qualifier pour le second tour. On reportait ensuite, au second tour, son vote sur celui des deux candidats qui était le plus proche de son camp politique et qu'on voyait le mieux occuper le poste de Président de la République.

Depuis le traumatisme de 2002, on anticipe dès le premier tour sur ce choix final. On se demande, bien avant que ce choix se présente concrètement, qui battra qui, qui aura le plus de chances de se retrouver "en finale". Certains privilégiant même cette question de la capacité de vaincre à celle de la capacité à gouverner !
L'électeur est aujourd'hui davantage un pronostiqueur, un stratège, qui a perdu un peu de sa candeur, de son utopie, encore permises il y a peu au premier tour, mais aujourd'hui jugées incompatibles avec le bon terme de ce rendez-vous républicain de premier ordre...

17/04/2007

17/04/07 - 19:23

Exclusion...

Voilà c'est fait !
Comme ça, elle sera contente, la grosse mémère de Mr Népo.
Et on ne passera pas tout le printemps là-dessus...

16/04/2007

16/04/07 - 20:45

Premier tour...


Après les appels du pied de Michel Rocard et Bernard Kouchner pour une alliance PS-UDF (chacun des deux ne disant pas tout à fait la même chose, d'ailleurs), Lionel Jospin se prononce contre cette idée, jugée par lui inopportune et non pertinente. L'ancien Premier Ministre de la gauche plurielle rappelle que c'est avant tout le rassemblement de la gauche et non pas l'ouverture au centre qui ont permis à un Président et des gouvernements de gauche de diriger le pays.
Ségolène Royal a rappelé que le rassemblement aurait lieu avec qui veut entre les deux tours, derrière sa candidature et son Pacte présidentiel.
François Bayrou admet à son tour qu'aucun accord d'alliance n'est envisageable avant le premier tour d'une élection présidentielle. Nous verrons donc dès dimanche soir si le candidat centriste, s'il n'est pas qualifié pour le second tour, suit Ségolène Royal et donne une consigne claire pour son élection en se rassemblant derrière son programme, ou si - comme le dit justement Mr Show - on verra réapparaître son vrai visage à travers un repositionnement implicite à droite (lui qui n'a jamais été vraiment à gauche - y compris dans son programme...).

15/04/2007

15/04/07 - 16:35

Voiture...


Fiat Panda
Nouvelle acquisition. Première voiture neuve que j'achète.
On ose la couleur et on part pour quelques années de crédit. ^^
(Je serai livré le 2 juillet...)

12/04/2007

12/04/07 - 11:49

Eliminations...

Ca n'a l'air de rien. C'est la chronique ordinaire d'une émission de télévision populaire somme toute assez banale.
Pourtant hier soir, en zappant à la fin de cette émission (La nouvelle star), on découvre les quatre candidats que le public n'a pas soutenu. Au cours de cette soirée, le public devait choisir ses neuf favoris (sur 13) et le jury en rattraper un dizième en toute fin d'émission. C'est à ce moment crucial que nous arrivons.
Ce qui frappe d'abord en tombant sur cette image des quatre éliminés, c'est leur couleur. Ils sont tous noirs ou métisses. On pense d'abord à une coïncidence.
Le jury a l'air nerveux, très surpris et désarçonné par cette sanction du public qui semble aller à l'encontre de leur propre jugement artistique. Certains membres de ce jury et par la suite d'autres candidats plébiscités se diront également troublés par cette "coloration" du quatuor sanctionné.
On pense très vite que sous une apparence banale, ce vote d'un public majoritairement adolescent dans un jeu télévisé, qui semble bien insignifiant au sein de toute une société, pourrait être le signe avant-coureur d'un nouveau score élevé de l'extrême-droite. On pense vite que ce vote pourrait en annoncer un prochain, autrement plus significatif, dans les urnes politiques dès la semaine prochaine. On pense qu'il y a peut-être là une nouvelle preuve que les communautarismes progressent, renforcés par les discours de quelques autres candidats...
Mais tout cela n'est que de la télé, hein...

11/04/2007

11/04/07 - 17:18

Débat...

Faut-il débattre avec des racistes, des antisémites, des xénophobes ?
La question revient régulièrement dans notre démocratie, dans la sphère politique comme dans la blogosphère. Elle mérite d'être posée dès lors que les idées de ces personnes représentent un danger pour la République.
Faut-il accepter la confrontation d'idées ou refuser tout dialogue ?
Faut-il écouter les arguments qui pourraient être avancés ou les considérer d'avance comme irrecevables ?

Jacques Chirac a refusé le débat d'entre-deux-tours avec Jean-Marie Le Pen en 2002. D'abord parce qu'il savait son adversaire un très bon orateur. Ensuite parce qu'il ne voulait pas tolérer un libre échange d'idées politiques avec le représentant de courants de pensée qu'il considère comme anti-républicains et anti-démocratiques. A-t-il eu raison ?

Quand un internaute balance ici-même des posts à caractère xénophobe ou antisémite, certains montent au créneau, le bombardent de commentaires insultants, d'autres essaient de contrer ces propos condamnables par le dialogue, d'autres en appelent à son expulsion du site, d'autres ignorent simplement ces déclarations... Lequel a tort, lequel a raison dans sa réaction ?

11/04/07 - 11:27

EADS - suite...

Où l'on apprend maintenant que Noël Forgeard, ancien PDG d'Airbus, a touché une prime de départ de 6 millions d'Euros en 2006 (six mois de préavis + deux ans de salaire en indemnités de départ), comme son contrat le mentionnait, et qu'il touchera en 2007 et 2008 vingt-quatre indemnités mensuelles de non-concurrence de plus de 100.000 Euros chacunes (2,4 millions). Soit un total de 8,4 millions d'Euros de "parachute doré" pour ce pauvre patron remercié...

Il serait quand même temps de remettre à plat les contrats exhorbitants de ces grands patrons !
Comment justifier de telles sommes, malgré la responsabilité de ce poste dirigeant ?
D'autant que les erreurs managériales de Forgeard et son équipe ont mené tout droit au fiasco industriel qu'on connait et à la proposition d'un plan de redressement ("Power 8") établit sur la base de 10.000 licenciements !

10/04/2007

10/04/07 - 13:13

Lettres...

Je viens de réaliser que les trois candidats qu'on place en tête des sondages depuis plusieurs semaines ont en commun dans leur patronyme la lettre Y.
Cela est assez rare et original pour être souligné.

En poursuivant ce petit jeu des lettres communes, je découvre que d'autres lettres leur sont communes : le A, le O et le R.

Ségolène Royal porte donc en son nom la synthèse républicaine, en assemblant ces quatre lettres R O Y A, auxquelles elle ajoute sa particularité, sa touche féminine avec le L final...


(Ce n'est pas cette raison qui me fait me prononcer pour la candidate socialiste)

09/04/2007

09/04/07 - 15:57

Brèves de campagne...


- Lancement de la campagne officielle ce jour. Alors que la campagne médiatique a commencé depuis plus d'un an pour les deux principaux candidats, qu'on publie sondage sur sondage depuis l'automne et que la campagne "active" a commencé depuis près de deux mois pour ceux qui se sont lancés dans cette course à l'Elysée, l'entrée dans les deux dernières semaines voit se durcir les règles d'exposition médiatique. Chacun des douze candidats aura maintenant droit au même temps de parole et de présence à l'antenne sur les télés et radios. Les fameux spots de campagne sont aussi diffusés depuis ce matin, selon l'ordre déterminé par tirage au sort. Enfin, les panneaux électoraux à proximité des bureaux de vote vont recevoir tout au long de la semaine les affiches officielles de chaque candidat.

- L'alliance pour la planète, regroupant plusieurs associations écologistes et ONG, a évalué les programmes des candidats à l'élection présidentielle en matière écologique. Alors que Dominique Voynet ne décolle pas trop dans les intentions de vote et s'inquiète que l'écologie ne soit plus du tout au centre des préoccupations des électeurs à l'approche du scrutin, on ne sera pas surpris de constater que le programme des Verts figure en première position, avec une note de 17,5/20. Plus étonnantes sont les places suivantes : Royal et Bové à 16/20, Besancenot à 13,5/20, Bayrou à 13/20, Buffet 9,5/20, Sarkozy à 8,5/20, Villiers à 7/20, Laguiller, Le Pen et Nihous à 6/20 et Schivardi sans note car estimé non-evaluable sur ce point.

- Voulant éviter toute expansion de la polémique née de ses propos sur le caractère inné de comportements violents comme la pédophilie ou le suicide (encore une fois, on appréciera un tel rapprochement...), Nicolas Sarkozy fait une nouvelle fois une belle démonstration du travail d'intériorisation auquel il s'est préparé depuis plusieurs mois, enfilant son nouveau costume de quinquagénaire calme, à la voix grave, au ton posé, presque paternaliste, pour ne pas continuer à effrayer les électeurs qui le trouvaient, pour beaucoup, trop sanguin, nerveux et arrogant... Combien n'écoutent que la tonalité sans entendre le fond ?

07/04/2007

07/04/07 - 14:23

Violences...

C'est vrai qu'il est totalement justifié que des policiers frappent des jeunes...
Même si ceux-là sont violents et ont des antécédents judiciaires, il est inadmissible que des fonctionnaires chargés de maintenir l'ordre public - aussi difficile soit leur tâche - cèdent à la facilité de brutalités sur ces personnes !
Il y a quand même une différence entre contenir un individu violent et lui envoyer un coup de poing au visage ou un coup de pied dans le thorax...

06/04/2007

06/04/07 - 20:08

Brèves de campagne...


- Nicolas Sarkozy a prouvé une fois de plus la pertinence et le fondement de son raisonnement... Lors d'un entretien avec Michel Onfray le mois dernier, l'ex Ministre de l'Intérieur a déclaré que, d'après lui, on naissait pédophile ou suicidaire, que ces problèmes (qu'on ne peut que s'émouvoir à voir ainsi rapprochés) étaient déterminés génétiquement, que ces comportements violents ou dépressifs ne dépendaient pas de l'environnement de la personne, mais étaient surtout innés...

- Depuis qu'il a figuré au second tour de 2002 et que Nicolas Sarkozy va parfois plus loin que lui, Jean-Marie Le Pen est décomplexé. On l'entend moins actuellement qu'en certaines périodes, mais il n'en est pas moins dangereux. Son discours a tendance à se lisser un peu. Il parle plus maintenant des étrangers-tout-court que des Français d'origine étrangère, qui lui ont pourtant servi d'exemple pendant longtemps. Aujourd'hui en déplacement à Argenteuil, il a pu ironiser sur sa capacité à venir là où l'ancien Ministre ne vient plus, craignant de déclencher des émeutes. On voit alors le candidat FN sûr de lui, de figurer une nouvelle fois au second tour, d'autant plus à l'aise que quelques habitants de la cité de banlieue qu'il visite viennent spontanément le saluer. Au même moment, d'autres badauds saluent sa fille avec le sourire sur un marché d'Aulnay. Un candidat et un électorat bien décomplexés...

- Azouz Begag - démissionné avant-hier du gouvernement UMP - sortira la semaine prochaine (soit dix jours avant le premier tour) un livre-pamphlet sur Nicolas Sarkozy. Il y relaterait notamment des incidents avec certains autres ministres proches du Président de l'UMP et les menaces portées à son encontre par ce dernier. Alors que le Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances avait déclaré à l'automne 2005 lors d'une visite en banlieue marseillaise qu'il ne s'appelait pas "Azouz Sarkozy" - en rapport aux méthodes et aux déclarations jugées provocatrices du Ministre de l'Intérieur, il se serait peu après fait violemment prendre à partie, menacé et insulté au téléphone par Nicolas Sarkozy...

- Ségolène Royal a confirmé aujourd'hui son intention de mettre en place un Contrat Première Chance, bien que cette mesure fut critiquée, notamment par les syndicats étudiants. Ces derniers s'étaient dits émus de l'appelation trop proche du feu-Contrat Première Embauche de Villepin, craignant que le principe de ce contrat spécifique soit le même. La candidate socialiste a apporté les précisions qu'il fallait : ce contrat est à destination des jeunes non qualifiés, les régions prendront en charge l'intégralité de son salaire et des cotisations sociales pendant un an. L'entreprise ne pourra accueillir qu'un jeune à la fois par ce dispositif et devra rembourser les aides perçues en cas de rupture abusive avant les 18 premiers mois du contrat, qui pourra être un contrat d'apprentissage, de professionnalisation ou à durée indéterminée...

05/04/2007

05/04/07 - 14:27

Brèves de campagne...


- Deux mails envoyés au PS et à France 5 mentionnent une menace d'attentat contre Nicolas Sarkozy à l'occasion de son déplacement d'aujourd'hui à Lyon. Pas de revendication, pas de provenance identifiée de cette information...

- Frédéric Nihous poursuit sa campagne de candidat de Chasse, Pêche, Nature et Traditions en renforçant son opposition frontale aux Verts et à leur candidate Dominique Voynet, qu'ils trouvent trop dogmatiques et répressifs dans leur appréhension de l'écologie, et trop proches du pouvoir politique des grands partis, donc corrompus.

- François Bayrou voit sa position se tasser un peu davantage à chaque sondage, chaque jour, mais continue à croire en sa chance de figurer dans le duo de tête qui poursuivra sa campagne jusqu'au second tour du 6 mai. Il considère le PS et l'UMP comme "des étoiles mortes" du spectre politique français. On peut quand même se demander pourquoi un candidat qui propose soi-disant une alliance au-delà des clivages politiques classiques s'acharne ainsi à s'opposer aux deux principaux candidats.

- Nicolas Sarkozy continue de refuser systématiquement tout débat entre candidats. Le cas le plus récent est la fin de non-recevoir en réponse à la proposition de débat sur internet entre les quatre principaux candidats, proposition formulée par François Bayrou et acceptée par Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen. Un bien bel exemple de démocratie !

04/04/2007

04/04/07 - 13:56

Bonetcha*...

Il reste peu de temps à ceux qui n'ont pas encore commandé le second album du groupe pour le faire et ainsi soutenir de jeunes talents qui s'auto-produisent et ont besoin de notre soutien !
C'est ici que ça se passe...

04/04/07 - 11:17

Police...

Une petite pierre au débat animé qui a agité certains (dont moi) sur le salon ce week-end :
Le syndicat majoritaire de la Police Nationale (UNSA Police) appelait hier à la grève pour dénoncer la gestion comptable de la sécurité qui leur est imposée depuis quelques années et qui - selon eux - contribue à déteriorer leur image au sein de la société française et à tendre davantage leurs relations avec les citoyens !
Encore une fois - comme j'avais tenté de le défendre lors de cet échange - aucune réaction de violence n'est acceptable ou excusable d'un côté comme de l'autre, mais ne nous étonnons pas que certaines dérives répressives aboutissent à un tel clivage entre les forces de l'ordre et certaines catégories de la population, qu'il serait malvenu de réduire aux seuls voyous !
Une partie des policiers a réaffirmé hier, à l'occasion de ce mouvement social, que toute politique répressive doit s'équilibrer par une politique sociale cohérente et que leur mission de maintien de l'ordre ne devrait pas les couper d'un contact "humain" de proximité avec la population...

(Je sens que certains vont re-bondir sur leur siège...)

03/04/2007

03/04/07 - 19:37

574,8 km/h...


Beau record !

03/04/07 - 11:32

Brèves de campagne...


- C'est marrant de voir comment Nicolas Sarkozy fait tout pour qu'on ne lui colle pas l'étiquette du sortant, lui qui a participé aux trois gouvernements de ce quinquennat. Pas de bilan qui lui soit imputable. Il joue depuis le début de la campagne sur la rupture, allant même jusqu'à affirmer qu'il ne fera surtout pas de la politique comme Chirac - qui fut pourtant son mentor pendant deux décennies... Mais Sarkozy, ancien Ministre de l'Intérieur et (plus brièvement) de l'Economie, porte évidemment dans sa candidature le bilan (pour le meilleur et pour le pire) du gouvernement et de la majorité sortants.

- Dans le domaine culturel, de nombreuses nominations ont eu lieu ces derniers mois. La semaine dernière encore, le dernier directeur d'un grand établissement culturel public (la BNF) a été remplacé au profit d'un chiraquien. Le pouvoir sortant place ses (re-)jetons avant la sortie. Tant de hauts fonctionnaires proches du futur-ex-Président risquent de se retrouver sans affectation au lendemain de l'élection... même (ou surtout) si Sarkozy s'installe à l'Elysée ! Du coup, on leur trouve une petite place au chaud pour quelques années, privilégiant ainsi les placements politiciens à l'intérêt du projet culturel de tels établissements publics... Le système a vraiment besoin d'être rénové.

- François Bayrou réclame des débats entre candidats pour confronter les programmes devant les Français. On peut quand même lui rétorquer qu'il faudrait pour cela que chacun ait un programme complet - n'est-ce pas - et que de nombreux débats sont déjà organisés dans les médias nationaux et qu'il ne s'y rend jamais, comme chacun des quatre principaux candidats à cette élection présidentielle !

- Alors que l'on peut (comme je le disais hier) se demander si les trajectoires de François Bayrou et Jean-Marie Le Pen ne vont pas finir par se croiser et ainsi inverser la place de troisième et de quatrième homme, le petit faux-facteur semble poursuivre sa petite progression et affirmer son statut de cinquième homme et de leader de la gauche alternative, en atteignant maintenant les 5% d'intentions de vote.

02/04/2007

02/04/07 - 18:45

Brèves de campagne...


- Marie-George Buffet a rempli Bercy avec 12.000 militants et sympathisants communistes remontés à bloc hier dimanche. Et ce n'est pas un poisson d'avril... A ce public conquis elle a redit que le vote utile n'était pas, à son sens, de se prononcer dès le premier tour en faveur de la candidate socialiste, pourtant seule à pouvoir représenter la gauche au second tour.

- Nicolas Sarkozy sort son bouquin-programme en grande pompe. Il y vante à son tour (après François Bayrou) le principe de la "TVA sociale". Autrement dit : on augmente la TVA sur les produits de consommation et les services afin de financer une partie des dépenses de protection sociale, plutôt que de continuer à le faire par les cotisations sur les salaires. Un cadeau aux entreprises, sous couvert d'impératifs d'exportation, mais pas pour le pouvoir d'achat des salariés, puisqu'ils retrouvent cette baisse de charges dans leur consommation !

- Dominique de Villepin donnait sa vingtième et dernière conférence de presse de Chef de gouvernement. Entouré d'une dizaine de ministres, il a réaffirmé du bout des lèvres son soutien au candidat de son parti. Il a néanmoins dit que son approche du problème de l'immigration n'était pas la même que son ancien Ministre de l'Intérieur : il n'est pas favorable à traiter cette question au sein d'un ministère... Le Premier Ministre semblait avoir tourné la page, comme beaucoup de ses ministres - dont un Jean-François Copé qui baillait d'ennui en fond de classe - et comme l'ensemble des Français, d'ailleurs.

- Olivier Besancenot se maintient en tête des "petits" candidats dans tous les sondages. Plus haut, on voit toujours une petite hausse de Jean-Marie Le Pen et une baisse régulière de François Bayrou... Quand leurs trajectoires vont-elles se rencontrer ?...

02/04/07 - 11:04

Rediffusion...

Il y a une semaine : un petit anniversaire...

01/04/2007

01/04/07 - 03:06

Débat...

Pas toujours facile de se faire comprendre ou de comprendre les autres dans un débat de société, sur un sujet aussi brûlant que la politique de sécurité...
Mais tout cela reste intéressant et enrichissant - du moins si l'on ne rejette pas a priori le point de vue de l'autre.
Les réalités individuelles sont tellement différentes, qu'il serait étrange de trouver un consensus en la matière. Certaines valeurs ne se rejoignent pas forcément entre ceux qui échangent à ce sujet.

 

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Ratatouille7h58 ce samedi-là
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