29/09/2007Ségolène...Elle prouve une fois de plus ici, par cette réaction, que son seul réflexe est la victimisation.
Elle avoue n'avoir pas lu le livre et se contente de réagir aux quelques phrases que la presse s'est empressée de sortir de leur contexte. Preuve que le contenu réel de ce livre - qui appelle pourtant positivement à la rénovation du parti et à ne pas reproduire les erreurs du passé (celles de Royal, de Jospin lui-même, d'autres responsables socialistes ou plus collectivement) - ne l'intéresse pas trop, pour elle-même ou pour le Parti Socialiste, alors qu'elle aurait sans doute des choses à y apprendre... 25/09/2007L'impasse...Le livre de Lionel Jospin - qui a déclenché avant sa parution une telle agitation médiatico-politique, alors que bien peu de ceux qui en parlaient l'avaient lu - ce livre relate une vision politique forte qui devrait être portée à la connaissance de chaque socialiste !
Il ne s'agit pas (comme on l'a trop entendu) d'un pamphlet contre Ségolène Royal, d'un réglement de comptes du candidat éliminé du second tour de l'élection de 2002.
Lionel Jospin y analyse les faits, le déroulement de la campagne et surtout les raisons qui ont d'abord poussé les socialistes à investir comme candidate celle qui était donnée gagnante dans les sondages bien que n'incarnant pas de ligne politique claire et cohérente (en elle-même et avec le parti qui la choisissait).
L'ancien Premier Ministre revient sur son propre échec, son retrait de la vie politique le soir-même de ce 21 avril. Il reparle avec plus de recul de cette dispersion de la gauche plurielle. Il revient sur cette élection de 2007 que la gauche devait gagner. L'histoire l'annonçait. Pourtant Ségolène Royal, intronisée sur sa seule personnalité, n'a pas réussi.
Là où certains y lisent du machisme, il avoue au contraire que sa victoire en tant que femme aurait été une belle chose pour la politique française. Mais cet argument d'une féminité ne suffit pas en soi et c'est ce qu'il décortique avec méthode. Il dénonce la volonté de ne pas faire avec le parti dont elle était d'abord la candidate à cette élection, cette volonté de faire cavalier seul, de ne devoir rendre de comptes à personne, de ne pas s'appuyer sur un appareil politique et une base militante qui ont pourtant constitué la force des candidats socialistes de tous temps. Il pointe ses approximations, ses erreurs jamais avouées, ses propositions hasardeuses...
Mais il rappelle surtout qu'un leader politique peut gagner sur des fondamentaux politiques, pas sur sa seule personnalité ou sur ce qui l'unirait - soi-disant - aux électeurs. En escamotant le débat politique de fond avec son adversaire principal, en ne concentrant l'attention des observateurs que sur sa personnalité, elle leur a permis de mettre davantage en lumière ses contradictions, son manque de charisme et finalement le doute de beaucoup de gens à la voir diriger le pays.
Lionel Jospin dresse donc le constat d'une impasse provoquée par la candidature de Ségolène Royal et le manque de réactivité des dirigeants socialistes, en poussant notamment à l'affirmation d'une ligne politique claire et cohérente, fidèle aux fondamentaux de la gauche.
Une fois ce constat établi, il peut se concentrer non plus sur la candidate perdante, mais sur la prospective pour une rénovation du Parti Socialiste. Là encore, certains l'accusent de vouloir soit opérer un retour sur le devant de la scène, soit indiquer ses préférences pour les choix de personne qui devront se faire dans l'avenir. Or, l'ancien Premier Secrétaire du PS par deux fois se borne à analyser l'état du parti, à dresser le tableau politique du pays, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, pour mieux cerner les voies possibles pour cette rénovation, cette renaissance.
A aucun moment, il ne se pose comme un recours possible ou comme un vieil aigri qui voudrait garder une influence. Il termine au contraire son livre par un très beau passage de relais à la "génération montante" qui va devoir prendre davantage de responsabilités dans les mois à venir. Il appelle de ses voeux un travail de fond sur les idées et les orientations en même temps qu'un rassemblement au-delà des limites actuelles du Parti Socialiste.
Un appel à se remettre au travail pour construire l'avenir de la gauche.
Une belle contribution de cet homme d'expérience ! 21/09/2007Franchise..." La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l'incertitude du lendemain, de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d'infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d'eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment, la menace de la misère. (...) Envisagée sous cet angle, la sécurité sociale appelle l'aménagement d'une vaste organisation nationale d'entraide obligatoire qui ne peut atteindre sa pleine efficacité que si elle présente un caractère de très grande généralité à la fois quant aux personnes qu'elle englobe et quant aux risques qu'elle couvre. Le but final à atteindre est la réalisation d'un plan qui couvre l'ensemble de la population du pays contre l'ensemble des facteurs d'insécurité. "
Extraits de l'Ordonnance du 4 octobre 1945
Notre système de Sécurité Sociale continue de prendre des coups avec le nouveau projet de franchise médicale, qui sera bientôt présenté au Parlement.
Le gouvernement prévoit de faire payer à toute personne (hors CMU et enfants) une franchise (50 centimes par boîte de médicaments ou par acte paramédical, 2 Euros par transport sanitaire...). L'ensemble des franchises serait plafonné à 50 Euros par an.
Cette mesure, d'abord injuste pour de nombreuses personnes qui peinent déjà à financer leurs soins, est surtout scandaleuse car elle ouvre la voie à une privatisation forcée, non pas de la Sécurité Sociale elle-même, mais du financement des soins. D'autant que ces franchises ne seraient sans doute pas prises en charge par les mutuelles.
Présentée pendant la campagne, cette mesure avait été expliquée par le candidat Sarkozy comme l'équivalent des franchises d'assurances privées. Or, l'Assurance Maladie de la Sécurité Sociale française n'est justement pas une assurance privée à but commercial ! C'est un système solidaire qui doit permettre à chacun de pouvoir accéder aux soins nécessaires en fonction de son état de santé et non de ses moyens financiers.
Annoncée ces jours-ci, cette mesure est justifiée par le Président Sarkozy comme la contre-partie nécessaire à l'amélioration de la recherche et des soins contre le cancer, Alzheimer et les soins paliatifs. Or, on voit bien ici que les efforts de recherche et de soins annoncés ne seront pas vraiment couverts par ces nouveaux revenus et qu'il y a sans doute là plutôt une question idéologique.
Bien sûr, on a déjà, depuis 2005, une franchise de 1 Euro sur toute consultation médicale, elle aussi plafonnée à un cumul de 50 Euros par an et par personne.
Mais est-ce pour autant justifié et juste de continuer sur cette voie-là ? Non ! C'est une remise en cause fondamentale de notre système de Sécurité Sociale solidaire !
Il s'agit pour la majorité présidentielle de "responsabiliser le patient". Ben oui, on sait bien que la très grande majorité des Français abuse du système de soins et des prises en charge de la Sécurité Sociale ! Après les déremboursements de médicaments parfois contestables, la scandaleuse hausse du forfait hospitalier, ces nouvelles mesures viendront alourdir le "ticket modérateur" - cette part des frais médicaux qui reste à la charge de l'assuré. C'est tout le système de solidarité sans prise en compte des revenus qui est mise à mal.
Tout cela résonne bien étrangement à l'heure de la projection en salles du dernier film de Michael Moore, Sicko.
Usant d'une certaine caricature sur le cas français, le réalisateur pamphlétiste dresse néanmoins là un sévère portrait du système de santé américain. On y voit que chaque individu n'a qu'à s'adresser aux nombreuses assurances privées pour se garantir une prise en charge partielle des soins médicaux. On y voit que malgré des cotisations parfois lourdes auprès de ces assurances, une partie des soins en est arbitrairement exclue pour de très nombreuses personnes. Le système repose donc avant tout sur la capacité économique individuelle à financer ses soins et/ou à cotiser à ces assurances (ce que 46 millions d'Américains - dont 9 millions d'enfants - ne peuvent faire !). Mais, ce qui est encore plus pervers, les sociétés d'assurance n'hésitent pas à rejeter des dossiers jugés trop coûteux (comme de nouveaux soins sur une personne atteinte d'un cancer) par simple souci de rentabilité ! Résultat : des milliers de personnes ne se soignent pas et d'autres s'endettent pour rester en bonne santé, allant jusqu'à la faillite personnelle !...
On en est pas là, bien sûr.
Mais n'oublions jamais pourquoi notre système de Sécurité Sociale a été fondé, dans quels buts. N'oublions pas que de nombreuses personnes n'auront pas les moyens de rajouter à leurs dépenses de santé, alors que la moyenne nationale de ce "reste à charge" par personne et par an s'élève à 400 Euros !
Même les personnes atteintes de maladies lourdes, aux soins coûteux, seront concernées par ces mesures injustes. Une belle preuve de cynisme, s'il en manquait ! 20/09/2007Porte-parole...En plus de David Martinon, porte-parole de l'Elysée omniprésent, de Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement qui cherche sa place, voilà que certains journalistes, économistes, intellectuels ou grands patrons veulent, eux aussi, assumer la promotion de l'action gouvernementale, et plus particulièrement de tout ce que fait de bien notre cher Président.
A-t-on vraiment besoin qu'un Jacques Marseille ou un Gérard Carreyrou (pour ne citer que les plus récentes interventions) tentent de nous convaincre que ce qu'entrepris Nicolas Sarkozy est génial ? N'en faites pas trop, les gars ! Daniel Pearl...

Le film Un coeur invaincu est une adaptation cinématographique du poignant témoignage écrit de Marianne Pearl, femme du journaliste américain, Daniel Pearl, sauvagement assassiné au Pakistan en février 2002.
Le film de Michael Winterbottom retrace - comme elle l'a fait elle-même dans son témoignage littéraire - les longs jours de cette insoutenable attente de Marianne Pearl à ne pas savoir où est son mari, s'il a été enlevé, puis pourquoi, dans quel but, en quel lieu, par qui... Pour finalement apprendre qu'on l'a égorgé.
Cette exécution inommable avait marqué l'opinion occidentale (peut-être même au-delà) par la barbarie qu'elle exprimait. Un journaliste qui enquête sur des réseaux terroristes est enlevé, détenu comme moyen de pression sur les Etats-Unis pour les faire reculer dans leur lutte anti-terroriste en Afghanistan et à travers le monde... Un journaliste américain qui avait le tort d'être juif pour certains et méritait pour cela un châtiment exemplaire.
Le crime se voulait choquant, horrifiant. La femme de Daniel Pearl (alors enceinte d'un petit garçon que son père voulait appeler Adam) témoigne ici de sa force, de sa résistance à ne pas céder à la barbarie, à ne pas laisser gagner les bourreaux de son mari en leur montrant quelque faiblesse. Elle poursuit son propre chemin de journaliste et fait grandir son fils sans père quelque part en France...
Hommage à Daniel Pearl, à tous les journalistes qui prennent des risques à travers le monde pour défendre la liberté d'information des peuples et leu propre liberté d'expression.19/09/2007Fonction publique...Le Président veut opérer une "révolution culturelle" au sein de la Fonction publique.
Et quelle révolution !
En proposant aux fonctionnaires de pouvoir quitter leur poste avant la retraite contre un "pécul" ; en mettant en place une alternative au statut de fonctionnaire d'Etat avec un contrat de droit privé qui serait proposé à tout nouvel arrivant ; en réaffirmant une logique comptable des effectifs tendant vers une forte diminution ; en revendiquant la mise en place d'une individualisation des rémunérations... Nicolas Sarkozy opère bien un début de privatisation de la Fonction publique dans ses modalités d'emploi ! 18/09/2007Sexisme...Reprenant son bon vieux refrain de victime du sexisme, Ségolène Royal s'est risquée à rapprocher la discrimination dont elle accusait ses détracteurs post-défaite (dont Lionel Jospin) du racisme...
Alors rappelons-lui gentiment les deux définitions :
Sexisme
Substantif masculin
Attitude discriminatoire adoptée à l'encontre du sexe opposé (principalement par les hommes qui s'attribuent le meilleur rôle dans le couple et la société, aux dépens des femmes reléguées au second plan, exploitées comme objet de plaisir, etc.).
Racisme
Substantif masculin
1. Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies. En particulier : Doctrine politique fondée sur le droit pour une race (dite pure et supérieure) d'en dominer d'autres, et sur le devoir de soumettre les intérêts des individus à ceux de la race.
2. Attitude d'hostilité pouvant aller jusqu'à la violence, et de mépris envers des individus appartenant à une race, à une ethnie différente généralement ressentie comme inférieure. Droite...Rebond sur un commentaire de Mr Croco sur le blog d'Antoine :
"Quand on lit René Rémond on voit bien que la notion même de droite homogène n'a pas de sens. Et je ne pense pas que les catégories aient beaucoup de sens en la matière, ne serait-ce que parce que les problèmes changent radicalement et que les thèmes de prédilection passent d'un camp à l'autre. Qui était hostile à la colonisation à la fin du XIXe siècle? La droite nationaliste ? Qui a défendu mordicus l'Algérie française? La droite nationaliste. Quel rapport entre le général de Gaulle Pompidou, Giscard et Sarkozy ? aucun, il me semble, à part une étiquette : "de droite". Ce ne sont pas les mêmes idées, ce ne sont pas les mêmes défis, ce n'est pas le même contexte, et même ce ne sont pas les mêmes couches sociales qui bossent avec eux."
Historiquement, il n'y a pas une seule droite en France. Il y en a même de nombreuses tendances : libérale, nationaliste, conservatrice, souverainiste, populiste, démocrate-chrétienne ou radicale...
Mais si l'on parle de la droite aujourd'hui en France, on peut sans doute la remettre au singulier. Car Nicolas Sarkozy a réussi à réunifier les droites, à redonner une unité politique sur des questions fondamentales, à gommer les divergences qui justifièrent jusqu'ici de multiples candidatures à droite pour la seule élection présidentielle. Cette fois-ci, il n'y avait qu'un candidat de la droite "républicaine" (en opposition à l'extrême-droite), qui rassemblait tout son camp, toutes les tendances, tous les courants qui ont auparavant convergé vers le parti unique qu'il a repris en mains.
Même les centristes (chrétiens-démocrates, ex-UDF) se sont divisés sur cette question d'une réunification de la droite française, les uns rejoignant le camp présidentiel majoritaire, les autres tentant d'affirmer une position centriste plus forte, que l'affirmation d'une telle droite unifiée permettrait de revoir émerger...
Bref, au-delà des propositions, du programme et de la personnalité de Sarkozy, ce qui lui a permis de gagner cette élection, c'est bien l'unité de la droite qu'il a réussi à incarner, ce rassemblement derrière sa personne qu'il a su opérer.
La gauche n'a pas la même histoire. Et là, pour le coup, il faudrait plutôt parler des gauches françaises, avec ses multiples courants encore bien affirmés - bien que certains soient aujourd'hui moins influents. Ségolène d'Arc...Quelle réplique trouve-t-elle aux "attaques littéraires" depuis le Québec où elle est en voyage ?
"Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."
Parole tirée tout droit de la Bible. Belle référence et qui arrive là bien étrangement...
Et de rajouter : "Si j'étais Jeanne d'Arc, ils m'auraient déjà brûlée vive !"
Rien que ça ! Bravo pour la citation biblique et la référence historico-mystique, mais faut peut-être trouver d'autres moyens d'avancer que de vous victimiser et faire de tels emprunts hors-sujet, Madame l'ex-candidate ! Attaque...Tous ces journalistes qui tentent de faire du show d'actualité à la moindre occasion montrent une fois de plus leur déontologie en exploitant, à longueur de journaux écrits, télévisuels ou radiodiffusés, la pseudo-info du jour selon laquelle le livre à paraître de Lionel Jospin L'impasse serait d'une violence inouïe contre Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle.
Hormis un journaliste de Libé qui s'est procuré ledit bouquin samedi et a du le parcourir en diagonale en moins de 24 heures pour pondre une page et faire la une de son canard, aucun des nombreux journalistes ou éditorialistes qui en a parlé toute cette journée n'a pu se le procurer.
On asssite donc au résumé du résumé d'un résumé. Un journaliste parle de ce qu'un journaliste a rapidement lu d'un livre. Mieux : un journaliste interviewe un homme politique sur sa réaction à ce qu'un autre journaliste a rapporté du livre qu'il a vaguement lu... Voilà un beau travail d'analyse !
Le tout en reprenant, bien entendu, les passages les plus "croustillants", les plus scandaleux, les plus sensationnels, pour bien montrer qu'on se castagne dans ce camp-ci, qu'on s'écharpe à longueur de rayonnage de librairie !...
Pour ma part, j'attendrai d'avoir lu ces pages de l'ancien Premier Ministre, la semaine prochaine, pour me prononcer sur ce qui est outrancier aux yeux de certains. 17/09/2007Internet...Après 17 jours d'attente, dont 12 jours dans le nouvel appartement, notre nouvelle connexion internet est enfin opérationnelle depuis ce matin !
Un délai bien trop important, alors même qu'on restait chez le même fournisseur d'accès et qu'on déménageait dans la même ville... Un délai technique inexplicable à nos yeux et qui m'aura permis de connaître par coeur la musique d'attente de F. T. et quelques noms d'interlocuteurs plus zêlés que d'autres... Un long délai qui méritera bien un long courrier à la direction de l'ancienne entreprise publique, pour résumer ce que nous avons subi à l'occasion de ce simple déménagement d'une ligne dégroupée - comme des milliers de personnes, apparemment. 15/09/2007Définition...Débile
adjectif (latin debilis)
1. Faible de constitution, qui manque de vigueur. Enfant débile. Santé débile.
2. Familier Stupide.
nom
1. Vieilli. Débile mental ou débile : sujet atteint de débilité mentale.
2. Familier Imbécile, idiot.
Il est est déjà étonnant que la Ministre de l'Intérieur qualifie le dernier attentat corse de "stupide", en utilisant ce mot "débile"... mais l'emploi du langage familier pour qualifier un acte terroriste sur le territoire national devient même ici complètement déplacé !
(Source Dictionnaire Larousse) 14/09/2007Sous vos applaudissements...Avec le départ de Jacques Martin, c'est une partie de mon enfance qui s'en va. Tous ces dimanches où nous n'étions pas en week-end à la campagne et où la journée était rythmée par la télévision, les devoirs, quelques jeux, le bain et les repas... Côté télévision, ça a été pendant longtemps Dimanche Martin, émission populaire que j'ai fini par trouver très "beauf" et qui a du participer à ma détestation de ce dernier jour de la semaine... 12/09/2007Immigration...Le nouveau Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Codéveloppement, Brice Hortefeux, a convoqué cet après-midi vingt préfets pour les rappeler à l'ordre. Ceux-ci n'ont en effet pas assez reconduit d'immigrés clandestins à la frontière. Le Président de la République a demandé que soit atteint l'objectif de 25.000 expulsions de sans-papiers au cours de cette année 2007. Il faut donc agir pour que cet objectif soit atteint, que la parole présidentielle soit respectée, que les engagements soient tenus.
Quelle belle République, qui fixe de tels quotas, non seulement de régularisation mais aussi d'expulsion des personnes en situation irrégulière ! 11/09/2007Anniversaire...Nous fêtons aujourd'hui le premier anniversaire du Salon de discussion de GA !
Ce chat a permis à de nombreuses personnes de se rencontrer, de discuter de tout et de rien, de se montrer ou d'observer, de passer des nuits entières à déconner, à rire... un espace d'échanges, de rencontres, souvent convivial...
Bon anniversaire à tous les utilisateurs ! Télécoms...Il est beau ce monde de 2007 où l'on vous fait poireauter trois semaines pour obtenir la mise en service d'une ligne dégroupée suite à un simple déménagement dans la même ville ! 10/09/2007Gaffes...Entre un Premier Ministre qui livre les soi-disants regrets de son homologue espagnol d'avoir régularisé de trop nombreux immigrés dans son pays - ce que celui-ci a formellement démenti tout en dénonçant que des discussions entre gouvernants ne devraient pas être ainsi rapportées -, un Ministre des Affaires Etrangères qui dérape dans l'ingérence diplomatique vis-à-vis du chef du gouvernement irakien en suggérant son départ - et doit ensuite présenter ses regrets pour ne pas laisser s'amplifier l'incident diplomatique -, une Ministre de l'Economie qui parle d'un "plan de rigueur" pour la fonction publique - et se fait corriger par Matignon en précisant que la rigueur sera dans la gestion mais pas dans la politique salariale, pour ne pas laisser couver un début de crise -, une Ministre du Logement et de la Ville qui suggère de prendre une partie des Milliards d'Euros de liquidités injectés ces derniers jours par la Banque Centrale Européenne, afin de pouvoir mettre en place le Dividende Universel d'environ 300 Euros mensuels pour tout Français - et se ridiculise une fois de plus, ici avec un non-sens économique criant -, une Secrétaire d'Etat chargée des Affaires Etrangères et des Droits de l'Homme qui se rend auprès de squatters en banlieue parisienne pour les défendre et dénoncer le positionnement républicain de la Mairie qui avait légitimement sollicité auprès du Préfet leur expulsion des HLM squattés - et se retrouve pointée du doigt par ses propres collègues Ministres et convoquée à Matignon pour s'expliquer de cette bavure politique -...
le gouvernement actuel aurait-il quelques problèmes dans ce qui est pourtant le fer de lance de la politique du nouveau Président : la communication ? 09/09/2007Rentrée...Véritable reprise demain matin avec un atelier matinal (il va falloir se réhabituer puisque ce sera le cas tous les lundis).
Rentrée au bureau aussi, même si je suis déjà venu jeudi pour une réunion et vendredi rapidement, mais déménagement oblige, ça s'est un peu décalé...
En cette rentrée pleine de changements, j'attends encore la confirmation d'un élément professionnel intéressant (mais qui tarde à se mettre en place) et je vais devoir trancher pour un projet personnel d'intérêt général (mais j'en reparlerai en temps voulu)... 08/09/2007Omni...Ah, ce Président qui se veut omniprésent, omnipotent, omniscient !
Omniprésent, puisqu'on le voit partout, tout le temps, en toutes circonstances. Le défilé sur le perron de l'Elysée est continu. Il faut voir le Président, le rencontrer, puisque c'est de lui que tout dépend. Il occupe l'espace médiatique quasi-continuellement.
Omnipotent, puisqu'il se veut indispensable, personnellement incontournable. Tout doit passer par lui, tout dépend de son bon vouloir, de sa volonté, de ses intentions.
Omniscient, puisqu'il se prétend expert en justice, éducation, économie, social, diplomatie... Sans doute bien entouré par les nombreux conseillers de l'Elysée, il ne se garde pas de faire la leçon. Comme en demandant avec une certaine provocation plus de clémence pour les patrons-voyons. Comme en redéfinissant avec une certaine outrecuidance le projet éducatif républicain dans sa lettre aux éducateurs. Comme en privilégiant avec une certaine effronterie ceux qui ont déjà de quoi vivre aisément dans ses premières mesures fiscales. Comme en lançant avec une certaine indence sa guerre aux chômeurs-fraudeurs en y assimilant les chômeurs qui refusent plus de deux offres d'emploi successives. Comme en s'aventurant avec une certaine imprudence à menacer l'Iran qui se nucléarise de représailles...
Il existe pourtant un Premier Ministre, un gouvernement, un Parlement et des milliers d'experts dans ce pays.
Un seul homme incarnerait le savoir, le pouvoir et l'action ?... 06/09/2007Vacances (9)...Jours 15 et 16 :
- La ferté-Bernard
Le hasard de la vie avait fait qu'Alex était originaire de cette ville sarthoise à côté de laquelle ma famille avait une maison. Depuis, ma soeur s'est installée dans cette même ville avec son mari et sa fille. Les petits séjours ici nous permettent donc de faire d'une pierre deux coups en visitant à la fois les parents d'Alex et ma soeur.
Je retrouve avec beaucoup de plaisir ma nièce adorée, Yuna, qui continue de bien grandir, qui parle depuis quelques semaines et en profite pour m'appeler régulièrement avec tendresse "tonton".
 
Nous profitons de ces quelques jours pour nous reposer après les journées passées sur la route, le séjour barcelonais dense et l'escale vichyssoise délirante. Grasses matinées et siestes. Petites balades et repas en famille...
Jour 17 :
La Ferté-Bernard-Brest (440 km)
Dernier jour de vraies vacances. Avant de rentrer, nous passons une nouvelle fois chercher Yuna à la halte-garderie. Elle entrera bientôt à l'école maternelle à mi-temps. De l'avoir vue m'a fait du bien. Nous emportons Circé, notre petite chatte, au milieu de tous nos bagages.
Il reste ce dernier trajet que je connais bien. Il y a plus de deux ans, je l'ai fait régulièrement pendant une période, pour visiter mon nouvel amour...
Les derniers kilomètres de cet ultime voyage seront angoissant avec la menace d'une éventuelle panne sèche. Il n'aurait pas fallu que ça arrive, comme point final des vacances. Finalement, nous arrivons à bon port, à Brest pour retrouver avec plaisir le petit appartement qui ne sera bientôt plus le nôtre.Vacances (8)...Jour 12 :
- Béziers-Vichy (400 km)
On avait bien prévu de faire un tout petit tour dans le centre-ville avant de partir en fin de matinée. Mais certainement pas de rester contraints et forcés jusqu'à plus de midi. Contraints par une voiture que son conducteur avait eu la bonne idée de garer à 2 mm derrière la mienne, déjà collée à une barrière devant (pour pouvoir décharger le coffre la veille au soir), alors qu'elle avait plus d'un mètre pour reculer... Résultat, je klaxonne un peu et nous allons faire notre petite promenade. En revenant près d'une heure plus tard, rien n'avait changé. Re-klaxon, toujours aucune réaction. Certains habitants de la rue sortent sur leur balcon ou dans la rue pour se préoccuper de notre problème. Même la gérante de l'hôtel ne sait pas à qui appartient le véhicule en cause. J'appelle la police nationale qui - après s'être renvoyé la balle avec la police municipale - et pour répondre à mon insistance agacée, daigne prendre la plaque d'immatriculation de la voiture mal garée... Une demie-heure plus tard, une petite bonne femme se ramène la gueule enfarinée et s'excuse de me gêner - elle n'avait pas eu le temps de bien se garer !
Après ce retard imprévu, nous prenons enfin la route et récupérons rapidement l'autoroute qui nous amènera directement en Auvergne. Cette autoroute A75, il faut le savoir, est la plus haute d'Europe avec une altitude moyenne de 700 mètres et des passages récurrents au-dessus de 800 mètres et même le plus haut col autoroutier de France à 1121 mètres. Autant dire que, partant de la plaine languedocienne, ça monte, ça monte, pour arriver sur les plateaux du Larzac. On arrive ainsi au Viaduc de Millau, que nous avions déjà emprunté dans notre petit tour de France à l'été 2005. Une réalisation humaine qui reste impressionnante pour moi et méritait bien un nouveau petit arrêt...

Ce viaduc à haubans de 2460 mètres de long passe au-dessus du Tarn grâce à ses 7 piles, donc l'une détient le record du monde de hauteur avec ses 245 mètres. Il a été construit en un temps record : trois ans ! En plus d'être impressionnant et pas désagréable à regarder comme à emprunter, cet ouvrage d'art est surtout très utile puisqu'il permet à l'autoroute de filer sans l'infernale descente à Millau qui était la règle pendant des décennies.
Nous continuons notre route pour redescendre vers Clermont puis Vichy. Passant les cols lozériens et les gorges de l'Allier, nous arrivons aux abords de la capitale auvergnate recouverte par un ciel menaçant et poursuivons jusqu'à l'embranchement autoroutier vers Vichy.
Nous retrouvons celui qui nous accueille dans sa ville en début de soirée : Fred (Mr God).

Nous dînons chez lui en la très bonne compagnie de ses parents. Nous pénétrons dans son antre. On y découvre une famille unie où l'humour et l'auto-dérision sont de mise. Un repas à la bonne franquette avec les produits du jardin et une bonne ambiance : une rencontre naturelle, qui récompense cette journée de voyage !
Jour 13 :
- Vichy-Montluçon-Vichy (180 km)
C'est le grand jour de notre découverte de Bonetcha sur scène ! Nous avions envisagé cette escale auvergnate sur notre remontée d'Espagne, non seulement parce qu'elle nous permettait de rencontrer Fred, mais aussi parce qu'elle coïncidait avec un concert programmé au Week-end de la chanson française à Montluçon.
A la mi-journée, nous nous mettons en route pour Montluçon avec tous les membres du groupe. Fred trouve sa place dans ma petite voiture assortie à ses cheveux et son téléphone portable...
Une fois sur place, le groupe doit décharger le matériel, faire balance et réglages et se préparer. Nous assistons à quelques étapes de cette préparation mais allons également faire un tour vers l'autre scène du festival, sur laquelle joue, entre autres, Kandid, avec sa petite voix intimiste et ses mélodies sensibles.
A 19h, nous retrouvons Bonetcha pour son entrée en scène. Le concert commence devant les quelques spectateurs déjà présents. D'autres arrivent vite attirés par les décibels qui résonnent dans le centre-ville.
Notre attente n'est pas déçue. Nous sommes emportés par les mélodies du premier album et celles pas encore découvertes.

La voix de Fred emplit l'espace et porte avec toute sa force l'acidité ou la tendresse des textes chantés. On apprécie l'ambiance conviviale qui s'instaure par la présence du groupe. On applaudit et on chantonne. On en viendrait presque à se lever pour chanter et danser avec eux, mais finalement on en profite bien assis et ça ne nous empêche pas de les apprécier et de les soutenir...
Le concert nous a emportés, dans les derniers rayons de cette soirée estivale. Je crois néanmoins que le spectacle en devenir du groupe leur permettra sans doute d'affirmer encore davantage une esthétique et un univers singuliers que j'ai hâte de voir pleinement s'exprimer sur scène, au-delà de la qualité musicale déjà présente !

Après le concert, nous dînons avec trois fans du groupe. Un repas sympathique, bien que le restaurateur indien qui nous accueillait en terrasse ne fasse aucun effort pour le rendre encore meilleur, accumulant retards à répétitions et erreurs de facturation. Mais nous retrouvons Fred (sans ses camarades musiciens rentrés plus tôt), pour finir la soirée en beauté et avec quelques boissons sur la place du concert, maintenant désertée. Le mouvement de la voiture qui nous ramènera à Vichy au milieu de la nuit n'arrangera pas l'état de mes passagers...
Jour 14 :
- Vichy-La Ferté-Bernard (370 km)
Dernier repas dans la maison de Fred, qui se lève pour nous. Nous goûtons au nouveau festin préparé par ses parents. Nous évoquons le concert de la veille et d'autres sujets. Encore une fois, l'ambiance est détendue et naturelle, l'humeur est joyeuse et spontanée. Nous les remercions pour leur accueil et prévoyons de revoir Fred pour différentes raisons assez rapidement...
Il est temps de reprendre la route pour rentrer dans la Sarthe orientale, le pays natal d'Alex. Encore de l'autoroute et puis quelques petites routes départementales entre le Loir-et-Cher et la Sarthe.
Nous arrivons en début de soirée chez ses parents. Nous retrouvons la petite Circé laissée en garde deux semaines auparavant.
A suivre...04/09/2007Vacances (7)...Jour 10 :
- Barcelone-Sitges-Barcelone (90 km)
Décidés à profiter pleinement de cette journée à Sitges, soit une quarantaine de kilomètres au Sud de Barcelone, nous nous levons bien plus tôt que d'habitude pour faire la route et arriver dans la matinée. Mais la pluie accueille notre réveil et l'orage grondant sur les hauteurs de la ville n'annonce rien de bon... Nous sortons pourtant la voiture de son parking. Non sans mal, puisque ce parking là ne prend toujours pas la carte bancaire et qu'il a fallu négocier avec ma banque un dépassement de plafond de retrait - après avoir tenté de gueuler en espagnol (ou presque) sur le pauvre employé à la caisse.
Nous finissons par prendre la route et arrivons sous une forte pluie au bord de la plage à Sitges à 11h. Il ne nous reste plus qu'à attendre que ça passe. Alex se rendort pendant que j'écoute France Intersur les grandes ondes... On attend ce miracle météorologique qui parait pourtant bien improbable à cet instant.
Mais à midi pile, le miracle a bien lieu. Les nuages se désagrègent et laissent apparaître un beau et généreux soleil !
Il est temps de visiter la digue qui nous fait face depuis une heure, de remonter la promenade et de scruter les différentes petites plages qui se succèdent d'un bout à l'autre de la ville.

Mais là, nous réalisons que nous n'avons emmené ni maillots de bain ni serviette de plage et que le farniente s'annonce mal en ces conditions. Le remède se paiera au prix fort : achats de dernière minute dans des échoppes touristiques (comme tout ici) et crème solaire en prime.
Nous pouvons maintenant prendre place sur la plage. En plein cagniard puisqu'il est 13h30. Il faut être fou quand on n'a pas trop profité du soleil pendant le reste de l'été, que les peaux ne sont pas habituées... Nous jouons au grille-pain (mais sans excès) et surtout profitons d'une mer relativement chaude dans laquelle il fait bon se détendre et s'agiter pendant quelques dizaines de minutes !

Un peu plus tard, nous visitons la vieille ville de Sitges, avec son église et ses vieux hôtels particuliers charmants. Nous marquons une pause à une terrasse de bar dans la rue principale. Et pendant que nous cherchons un peu d'inspiration pour écrire à famille et amis, nous voyons défiler des brochettes entières d'homosexuels plus ou moins jeunes qui ont visiblement l'habitude d'arpenter ce pavé chaque jour en quête d'un regard ou mieux d'une "prise"... La moyenne d'âge doit être aux alentours de 45 ans et j'avoue que cette concentration dans cette sorte de "Saint-Tropez espagnol pour pédés" ne m'enchante guère... La ville est en effet devenue au fil des décennies (depuis son âge d'or dans les années 60) un "spot gay", comme en atteste le monument installé sur une digue pour la défense des droits des homosexuels, que nous avions aperçu le matin-même.

Après un dernier bain (moi seulement) dans les derniers rayons de soleil (à 20h) sur une plage désertée, nous rentrons à Barcelone par la route côtière (alors que nous avions pris l'autoroute le matin sous la pluie). Les rayons qui dorent encore la mer ne gâchent rien à la carte postale que nous pouvons contempler pendant le parcours. La route sinueuse à souhait surplombe la falaise qui tombe à pic dans l'eau. Un décor estival qui termine bien cette escapade côtière !
De retour à Barcelone, et après avoir rangé la voiture dans un autre parking, nous tentons notre chance dans un restaurant du Barri Gotic assez courtisé. Nous ne sommes pas déçus de pouvoir y trouver une table libre. La carte ravit nos papilles dans un cadre tendance mais sobre.
Une dernière virée par la Rambla, cette avenue qui traverse le centre-ville de haut en bas, internationalement connue, et qui ne désemplit jamais, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. On y trouve des vendeurs de bière sauvages (qui se transforment en vendeurs de parapluie dans les deux minutes qui suivent le début d'une averse), des échoppes de cartes postales et souvenirs, des "artistes" de rue (mimes, statues vivantes, hip-hop, musiciens), des dessinateurs de caricatures... bref, tout ce qui mérite de figurer sur un tel site touristique toujours très fréquenté par des dizaines de nationalités différentes !

Un dernier verre à Plaça Reial et une dernière nuit dans notre pension...
Jour 11 :
- Barcelone
Dernière matinée dans la capitale catalane. Comme rien de précis n'est prévu pour ce soir en France, nous pouvons bien prendre le temps de traîner encore un peu ici... On fait les bagages, on les range dans la voiture, et puis on s'accorde une dernière tournée des boutiques de chaussures, pour que je puisse enfin trouver ce que je cherche : une paire de chaussures à ramener de Barcelone (comme je l'avais fait il y a 5 ans). Ce sera bien le cas et même une paire en plus pour une amie.
Nous n'avions pas pu visiter les vieilles rues de la Barcelonetta (téléphérique fermé dans un épisode précédent), c'est ce que nous réparons en partie en y faisant un tour en voiture, histoire de se mettre en appétit pour la prochaine fois et de savoir qu'il nous reste ce quartier à réellement découvrir...
J'avais voulu commencer le séjour par le Parc Güell, pour profiter d'une belle vue sur toute la ville. J'ai voulu grimper à Tibidabo pour nous offrir un dernier clin d'oeil (grimaçant) à Barcelone !

Du haut de ses 500 mètres, ce pic qui domine la cité offre un panorama irremplaçable sur toute la côte et nous permet d'admirer une dernière fois cette ville passionnante !
Tout en haut du pic se dresse la Baslique du Sacré Coeur
et un parc d'attractions qui attire les familles...
Depuis 2002 et mon premier voyage à Barcelone, j'ai pris l'habitude de dire que cette ville m'attire, que je m'y sens bien, que j'aimerai y vivre, que j'y aurai sans doute un appartement un jour... Même si ce sont des voyages touristiques jusqu'à présent et qu'ils ne donnent pas un aperçu réel de ce qu'est la vie quotidienne ici, je peux réaffirmer après ce second voyage plus long que l'histoire entre Barcelone et moi n'est pas terminée, loin de là !

- Barcelone-Béziers (330 km)
Pour rentrer, nous empruntons d'abord l'autoroute, puis, entre Figueres et Perpignan, les petites routes de la côte. Une nouvelle occasion d'admirer le paysage escarpé, de prendre le temps de s'attarder dans ces sinuosités côtières alors appréciables... comme pour mieux retarder le départ d'Espagne.
On passe la frontière après une courte halte à Portbou (sans intérêt, mais avec une légendaire gare de correspondance entre les deux réseaux ferrés). On subit des embouteillages (inexplicables mais apparemment coutumiers en cette saison) à Banyuls et on rejoint l'autoroute pour finir le voyage plus rapidement jusqu'à Béziers.
Le problème, c'est que nous n'avons réservé aucun hébergement. Ce que je ne fais presque jamais. Pensant naïvement que la période était plus calme et que nous pourrions trouver une chambre dans une des nombreuses chaînes hôtelières bon marché. Nous réalisons vite que ce ne sera pas le cas et que nous risquons fort de finir la nuit dans la voiture, mal câlés dans les sièges...
Une ultime tentative en centre-ville et nous tombons miraculeusement sur un petit hôtel qui a subi une salvatrice annulation de dernière minute et qui peut donc nous accueillir. Ouf !
Demain, il faudra repartir pour remonter vers l'Auvergne et vers d'autres aventures...
A suivre...03/09/2007Vacances (6)...Jour 9 :
- Barcelone (5ème jour)
Nous avons décidé de prolonger notre séjour. Au lieu de partir aujourd'hui, comme prévu initialement, nous resterons encore deux jours, pour profiter pleinement de la ville et même faire un tour un peu en dehors...
Aujourd'hui, nous terminons notre petit voyage dans le Barri Gotic et devons retrouver Montjuïc. Après avoir flâné dans quelques boutiques de fringues et de chaussures, nous entrons dans le CCCB (Centre de Culture Contemporaine de Barcelone). Dans un bâtiment ancien, la ville a ouvert ce centre pluridisciplinaire à l'expérimentation artistique et créative, au débat et à la réflexion à travers la programmation d'expositions, de débats et conférences...
Nous découvrons l'exposition temporaire, "Frontières", qui traite des phénomènes géopolitiques, ethnologiques, culturels et économiques de migrations des populations. De la création des frontières entre les états - qui n'ont jamais été aussi nombreuses sur la planète - aux frontières idéologiques ou matérielles que les hommes s'imposent entre eux (apartheid, surveillance, libertés, accès à l'eau ou aux technologies...) en passant par des témoignages d'immigrés clandestins, cette exposition assez forte questionne notre monde, l'histoire passée comme l'actualité.

En sortant, nous allons manger au Marché de la Boqueria voisin. Autour des nombreux primeurs, poissonniers ou bouchers, plusieurs petits restaurants proposent des plats du jour à partir des produits frais du marché. C'est là que nous trouverons de quoi nous nourrir ce midi (malgré une longue attente).
Déjà la fin de l'après-midi. Par le petit funiculaire, nous grimpons sur les hauteurs de Montjuïc pour aller visiter la Fondation Miro.
Dans ce bâtiment moderne ouvert en 1975 (un des rares musées ouvert du vivant de l'artiste concerné) sont regroupées les collections qui retracent toute la carrière de Joan Miro, de ses tableaux de jeunesse aux oeuvres plus grandioses de sa maturité. Certaines oeuvres laissent voyager l'esprit, d'autres sont moins évocatrices...
En passant par le Stade Olympique de 1992, nous rejoignons le Château de Montjuïc qui domine toute la ville à 170 mètres d'altitude. La forteresse construite au XVIIIème siècle accueille aujourd'hui le Musée Militaire (que nous ne visitons pas).
Les nuages arrivent par l'Ouest, derrière les montagnes. D'ici, on domine toute la zone portuaire...
Au pied du Château, côté mer, un polder dédié aux activités maritimes de marchandises accueille des milliers de containers.
Côté ville, la vue est magnifique ! On retrouve les grands axes de la ville, les principaux monuments, on peut scruter chaque parcelle de la cité jusqu'aux montagnes...
Ca valait bien deux petits portraits. Eh oui, on y était !
Malheureusement, le vent ne nous permettra pas d'emprunter le vieux téléphérique qui traverse le port en reliant Montjuïc à la Barcelonetta. On termine la descente à pied et sous les premières gouttes de ce nouvel orage, on salue Christophe Colomb qui nous montre la route des Indes (mais ce sera pour plus tard, hein...).
Entre deux averses, nous trouvons une table dans un petit restaurant très couru (Origen 99,9%) qui propose des produits régionaux mis au goût du jour dans une carte de plats originaux.
En sortant, la pluie a cessé et nous terminons la journée par une rapide balade au Port olympique. Rien à dire sur cette monstruosité, si ce n'est qu'on y trouve le pire en restaurants, bars et boîtes pour touristes. On repart vite et on rentre en contournant le Parc de la Ciutadella.
A suivre...Vacances (5)...Jour 8 :
- Barcelone (4ème jour)
On se met en route tranquillement pour concentrer cette journée dans le centre-ville. Il faut maintenant jongler avec les jours de fermeture des musées (soit le lundi soit le mardi). C'est ce qui nous fait entrer aujourd'hui au MACBA, le Musée d'Art Contemporain de Barcelone.

La bâtiment blanc et très moderne tranche au milieu des vieux bâtiments du centre. La clarté de l'édifice (renforcée par le généreux soleil qui nous accompagne) invite à y pénétrer, à y prendre le temps d'une promenade culturelle.
La collection permanente a été récemment réorganisée au rez-de-chaussée, pleine de surprises... Une exposition temporaire occupe les deux étages supérieurs sur le thème "Un théâtre sans théâtre". Certains pensent sans doute que ce thème m'était particulièrement destiné. Comme le titre l'indique, il ne s'agissait pas de théâtre, de spectacle, mais bien de rendre compte des formes esthétiques qui ont interrogé la notion de théâtralité dans les autres arts visuels (peinture, dessin, photo, sculpture, cinéma...). Une expo intéressante mais qui reste en certains aspects, à mon goût, assez hermétique.

En sortant, nous mangeons des plats simples mais savoureux dans un petit resto presque branché juste en face du musée.
Après l'art contemporain, retour à d'autres styles architecturaux, d'autres esthétiques. Nous empruntons les petites ruelles du centre pour aller voir la Cathédrale (ici la Carrer del Bisbe Irurita).
Dans ce dédale de petites rues et de passages du Barri Gotic, notre "guide à distance" nous avait recommandé de prêter attention à la Place Sant Felip Neri. Une placette tout à fait charmante, dont la quiétude contraste avec le tumulte des environs...
Au fil des rues, on découvre certains palais gothiques ou hôtels particuliers...
La Cathédrale de Santa-Eulalia fait partie des monuments les plus visités de la ville. L'édifice n'est pas toujours ouvert et la visite est rarement gratuite, comme nous l'avions remarqué la veille. Là c'est le cas.
Nous entrons par le cloître. Au-dessus d'un groupe d'oies élevées ici, les grands palmiers dissimulent un peu la flèche voisine.
A l'intérieur, la nef est haute et sculptée en chaque endroit dans le style gothique qui marque tout le bâtiment.
Le coeur est un ensemble de bois sculpté particulièrement impressionnant. Mais j'avoue que le style de la Sagrada Familia et les dimensions du projet me font rétrograder cette pourtant belle cathédrale.
Nous traversons ensuite le centre pour gagner le quartier de El Born (tout près de notre pension). C'est là que se dresse la Basilique Santa Maria del Mar. Une des étapes également recommandées par notre "guide à distance".
Cette église gothique est considérée comme l'archétype maximal de l'architecture médiévale catalane. Les lignes sont plus simples, épurées. La hauteur de la nef est surprenante.
Poursuivant notre petit parcours dans le centre, nous arrivons au bas du Passeig Luis Companys, sur lequel a pris place un Arc de Triomphe qui marquait l'entrée de l'Exposition Universelle de 1888.
Nous entrons dans le Parc de la Ciutadella. Principal poumon vert de l'hyper-centre, le parc est agréable et avec ce soleil de nombreuses personnes s'allongent volontiers sur les pelouses.
C'est aussi dans ce parc que se trouvent le Zoo de Barcelone (très cher, comme l'avait déjà signalé Andreu) et le Parlement de Catalogne.
Nous pourrons assister au passage à un petit concert donné par la Jeune Philharmonie de Paris ici-même.
Après un restaurant-brasserie de tapas où nous prenons des plats peu originaux (paëlla et escalope), nous décidons de retourner faire un tour dans les fêtes du quartier de Gràcia (déjà goûtées le premier soir et qui se terminent le lendemain). Nous retrouvons des concerts, animations et décorations à chaque coin de rue et une ferveur populaire communicative...
A suivre...02/09/2007Vacances (4)...Jour 7 :
- Barcelone (3ème jour) et anniversaire d'Alex !
Réveil avec la pluie qui tombe drue dans les ruelles du centre. Les balades en extérieur prévues aujourd'hui tombent à l'eau pour l'instant (c'est le cas de le dire...). Nous allons déjeuner dans une petite pizzeria de la vieille ville, pas loin de la pension.
La grande question du jour est "Que faire un dimanche après-midi à Barcelone quand tous les musées sont fermés ?". Même notre "guide à distance", Andreu, n'en revient pas, mais en cette saison les musées ferment tous à 15h le dimanche. Ce qui ne nous aide pas à trouver comment occuper cette journée pluvieuse.
Finalement, nous décidons de braver la pluie en tentant une virée vers Sant-Pau et la Sagrada. Le ciel ne se calme pas, mais ne nous empêche pas de voir de près les bâtiments fantaisistes de l'Hospital de la Santa Creu i Sant Pau, dessinés par l'architecte Domènech i Montaner.
Le site, inauguré en 1930 et bien qu'en activité médicale constante, est classé au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO, comme le Palais de la musique catalane du même architecte ou les oeuvres de Gaudi.
Justement, devant l'hopital, par l'avenue Gaudi (une des rares rues obliques de la ville, avec la fameuse avenue Diagonal), nous avons une jolie vue sur la Sagrada Familia, oeuvre majeure de Gaudi et symbole de la ville.

La pluie se calme et nous entrons parmi des hordes de touristes dans le seul édifice religieux en chantier, en service religieux et ouvert aux visites en même temps. Heureusement. Car l'oeuvre est magistrale !
Le Temple Expiatori de la Sagrada Familia (de son nom complet) n'est pas encore une cathédrale car le bâtiment n'est pas achevé et donc pas encore sanctifié. Le chantier commencé en 1882 n'est pas encore terminé, loin s'en faut. Alors qu'on annonce la fin probable du chantier vers 2030, la couverture totale de la nef centrale sera effective fin 2008.
Aujourd'hui, huit tours sur les douze devant représenter les apôtres sont terminées et culminent à des hauteurs allant de 98 et 112 mètres.
Elles surplombent les deux façades achevées à ce jour : la façade de la Nativité (seule partie construite du vivant de Gaudi)
et la façade de la Passion et de la Mort (dont les tours ont été achevées en 1976 et l'ensemble à la fin des années 90).
On remarque la différence de style entre les sculptures d'origine et celles de la plus récente façade (dues au sculpteur Subirachs et suscitant une controverse esthétique).
Actuellement, le chantier se concentre sur la troisième et dernière façade, celle de la Gloire, qui servira d'entrée principale une fois le chantier terminé. Les quatre derniers apôtres la domineront. Mais la partie la plus impressionnante du chantier à venir sera la construction des tours restantes, ce qui n'est pas rien : quatre de plus pour les évangélistes (130 mètres), une pour la Vierge Marie (140 mètres) et la tour principale qui dominera l'édifice et toute la ville à 170 mètres de hauteur !
Après avoir contemplé les détails de la Passion et de la Nativité, nous prenons place dans la file d'attente pour grimper en haut d'une des tours. Deux heures d'attente et en quelques secondes d'ascenseur (avant-dernier voyage juste avant la fermeture) nous pouvons poser un autre regard sur le chantier,
sur les détails des tours
et sur la ville...
Cette réalisation toujours en cours est déjà un chef d'oeuvre. Non seulement par les imposantes dimensions de l'édifice et par l'originalité de sa conception, résolument artistique tout en portant une forte identité religieuse.
Ce qui est également fascinant, c'est de pouvoir assister à ce chantier, de savoir que de nombreuses générations ont été, sont et seront contemporaines de sa construction. Dans notre monde où tout va très vite, voir que le temps doit encore avoir sa place dans les oeuvres humaines est marquant ici...

C'est déjà le soir et il est temps, après lui avoir offert cette visite marquante d'un chef d'oeuvre de l'humanité, de trouver une table où fêter dignement l'anniversaire de mon homme !
J'avais repéré dans le guide l'adresse d'un restaurant argentin. Pour avoir déjà goûté la viande argentine au Mexique et au Portugal (genre, je me la pète pas du tout...), je sais qu'ils servent souvent une viande excellente et qu'on risque de ne pas être déçus. Heureusement en arrivant il y a de la place pour nous deux. Et nous sommes comblés par le festin qui nous attend : Alex n'aura jamais autant mangé de viande en un repas avec son jarret d'agneau qu'Obelix n'aurait pas boudé, je ne suis pas en reste avec un pavé de boeuf bien généreux !
Le ventre bien rempli nous entamons une promenade sur l'îlot central du port, partie moderne sans grand intérêt... et finalement - sans avoir prémédité une sortie cinoche et faute d'oeuvre ibérique - nous décidons de digérer devant un film américain en espagnol qui n'est pas encore sorti en France (La vengeance dans la peau).
Pour bien achever cette grande et belle journée (malgré la pluie qui semblait la compromettre initialement), nous prenons un dernier verre et une glace à l'une des nombreuses terrasses de la célèbre Plaça Reial.

A suivre...01/09/2007Vacances (3)...Jour 6 :
- Barcelone (2ème jour)
Nous avons vite pris le rythme à la fois des vacances et du pays.
En nous levant tardivement nous n'allons pas manger tout de suite mais profitons de notre proximité avec le Musée Picasso pour y retrouver le grand artiste que nous connaissons déjà pas mal...
On découvre quand même les oeuvres de jeunesse de Picasso et ses étonnantes variations des Ménines de Vélasquez. Au passage, la carte ARTicket achetée la veille et valable ici nous aura évité une attente de 2 heures !
Pause déjeuner dans le quartier. Petit resto tendance bio (Ovni) sur Via Laetana avec plein de crudités et autres petits plats à volonté pour 9,99 euros.
En milieu d'après-midi, direction le grand Musée National d'Art de Catalogne (MNAC),
dans l'imposant Palais National qui regarde la ville depuis les hauteurs de Montjuïc.
Le musée rassemble une belle collection d'art catalan sur près de mille ans d'histoire.
Comme nous l'avait dit notre "guide à distance", la collection d'art roman est non seulement la plus fournie au monde, mais elle est surtout très bien présentée et mise en valeur dans d'intéressantes reconstitutions architecturales...
Le reste des collections (gothique, baroque, moderne) est aussi très intéressant. On y retrouve des courants artistiques majeurs de notre continent et quelques audaces individuelles.
Nous restons volontairement dans le quartier (en patientant un peu sur internet et dans une cafétéria) pour retourner au pied du Palais National en fin de soirée, voir les Fééries nocturnes de Montjuïc.
Ce spectacle son, lumière et eau est très touristique mais amuse finalement même les gens du cru en ces chaudes soirées d'été...
En rentrant, nous passons par le "Gayxample", quartier surnommé comme ça car il rassemble plusieurs boîtes, bars et boutiques gays. Un peu leur marais local. Petit tour devant les entrées de bars... mais, à part quelques minois et corps bien faits, rien qui nous pousse réellement à y entrer pour finir la soirée au milieu de nos congénères...
A suivre...Vacances (2)...Jour 5 :
- Perpignan-Barcelone - par autoroute (200 km)
Les vraies vacances commencent enfin. En route pour la capitale catalane en fin de matinée avec un collègue qui y a vécu plusieurs années.
Arrivée par les grandes artères routières de la ville. Nous trouvons rapidement la petite rue très centrale de notre pension (Pension Lourdes). Après avoir déchargé la voiture de ses nombreux bagages, il faut lui trouver une petite place à l'abri d'un parking du quartier.
- Barcelone (1er jour)
Nous ne prenons même pas le temps de manger que déjà nous grimpons vers le fameux Parc Güell...
Je voulais retrouver ce célèbre parc dès le début de notre séjour, pour offrir à Alex un point de vue global sur la ville et nous plonger d'emblée dans l'univers omniprésent de son créateur, Gaudi, l'artiste génial, l'homme qui a marqué la ville.
Nous déambulons tranquillement dans cet univers fantastique...
à l'ombre des arbres dans les allées du parc...
entre les colonnes obliques...
sous les chapitaux ornés de céramiques...
sur l'immense terrasse qui ondule au soleil...
et d'où nous dominons la cité...
Déjà un petit clin d'oeil à la Sagrada Familia que nous découvrirons un autre jour...
En toute fin d'après-midi, nous faisons quand même une halte gourmande sur Passeig de Gràcia pour déguster quelques petits tapas...
juste en face des maisons de "la Manzana de la Discordia" (car ce pâté de maison réunit trois importantes réalisations d'architectes qui ont ici rivalisé d'extravagance) :
la Casa Lleo Morera de Domenech I Montaner,
la Casa Amatller de Puig I Cadafalch,
et la Casa Batllo de Gaudi.
Suite des visites à la Fondation Tapiès.
Nous découvrons l'univers surréaliste de cet artiste catalan et ses mélanges de matériaux au sein de tableaux souvent tourmentés.
Nous achetons le fameux ARTicket (bon plan) qui nous permettra pour seulement 20 Euros de rentrer dans 7 des principaux musées de la ville !
Direction immédiatement la Casa Milà (la Pedrera) avant que ça ne ferme.
Maison la plus célèbre réalisée par Gaudi, elle offre de beaux exemples de l'inventivité du créateur, que ce soit sur la façade,
à l'intérieur du bâtiment
ou sur son toît.
Profitant de notre présence dans cette partie de la cité et des conseils avisés du local de l'étape, notre "guide à distance" (Andreu), nous passons notre première soirée barcelonaise dans le quartier de Gràcia.
Ce quartier populaire s'anime en effet encore plus qu'à l'accoutumée une semaine par an en cette fin d'été... Une belle occasion de goûter la vie locale et de faire la fiesta !
Nous nous promenons dans les petites rues décorées pour le concours local,
écoutons quelques morceaux aux concerts qui résonnent un peu partout,
mangeons libanais dans un des restaurants pris d'assaut par la foule et nous mêlons à la foule dans les effluves de cerveza...
Une soirée festive, réellement populaire, qui nous plonge immédiatement et sans artifices dans une population enthousiaste et spontanée, souvent jeune ou familiale.
Nous rentrons à pied jusqu'à la pension, histoire d'achever définitivement nos jambes dès cette première journée, déjà pleine d'images, de couleurs, de sons et de saveurs !...
A suivre... |