30/03/2007Brèves de campagne...
- Gérard Schivardi a vu son affiche et sa profession de foi invalidées par la commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle, pour avoir tenté de s'y qualifier "candidat des maires". Certes soutenu par plus de 500 maires à travers leur signature, on imagine bien que la majorité des maires de France ne rejoignent pas le candidat du Parti des Travailleurs sur un certain nombre de ses propositions électorales.
- Passe d'arme au sein de la gauche anti-libérale - suite. Olivier Besancenot propose à ses camarades Bové et Buffet de s'unir pour un front électoral vraiment à gauche. S'ils se sont présentés tous les trois, ce n'est certainement pas pour se rétracter à trois semaines de l'échéance... On est donc totalement hors-sujet. Mais le candidat révolutionnaire a trouvé là une nouvelle occasion de frapper encore plus fort sur le Parti Socialiste et sa candidate... et de prendre le risque (une nouvelle fois) d'affaiblir celle qui pourra représenter la gauche au second tour.
- Pendant ce temps, Jean-François Copé dénonce les règles de décompte du temps de parole des candidats qui avantagerait la gauche de la gauche : 5 candidats (Schivardi, Laguiller, Besancenot, Bové, Buffet), ça représente 50 minutes de parole dans une émission de deux heures, alors qu'ils sont beaucoup moins nombreux en face. Quelle injustice pour le candidat UMP dont il est vrai que l'on parle beaucoup moins !
- Ce qui est plus intéressant que les pourcentages d'intentions de vote dans les sondages, ce sont les autres chiffres, ceux qui sont commentés par les instituts d'ailleurs. Ainsi, on apprend dans un sondage BVA que le pourcentage global d'intentions de vote au premier tour progresse à gauche (+1,5%), que Ségolène Royal progresse d'abord auprès des ouvriers et employés au cours de la dernière semaine (+6%). Au second tour, l'écart entre Royal et Sarkozy se resserre. La progression de la candidate socialiste est même plus sensible chez les sympathisants UDF (+9%) et les employés (+7%). |
30/03/07 - 14:15
je ne partage pas ton opinion sur le fait que l'échec des socialistes en 2002 serait dû aux multiples candidatures, d'abord parce que les partisans de besancenot sont trop révolutionnaires, contrairement aux électeurs communistes, pour voter pour un candidat unique d'une large gauche
ensuite, jospin aurait pu faire mieux sans doute avec une campagne, des arguments et surtout un vrai programme de gauche ! au passage, royal (qui aura ma voix) commet le même genre de bêtise en surenchérissant derrière sarkozy avec des discours ridicules (le drapeau, franchement) que besancenot a bien raison de brocarder
demis