28/06/2008Valse avec Bachir...
Un film comme une fusée éclairante.
Beyrouth s'éclaire en pleine nuit grâce à la lumière éclatante de ces fusées. Les bâtiments éventrés apparaissent comme en plein jour.
Le film éclaire une zone d'ombre, révèle le parcours intime des protagonistes d'un massacre organisé. Plongée dans une séquence historique importante, dont on découvre ici un autre visage.
Le 14 septembre 1982, Bachir Gemayel, nouveau président libanais, est assassiné. Prenant prétexte de l'instabilité politique créée par cet assassinat, l'armée israélienne envahi Beyrouth Ouest. C'est sous le regard complaisant de cette armée israélienne, que la milice chrétienne libanaise (Phalangistes) tue du 16 au 17 septembre plusieurs centaines de civils dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila.
Le réalisateur, Ari Folman, faisait partie des jeunes soldats israéliens engagés dans cette opération à Beyrouth, qui portent en eux la culpabilité d'avoir laissé faire ce massacre, de ne pas avoir réagi à ce qui se passait sous leurs yeux... 25 ans plus tard, il retrouve des bribes de souvenirs de cette période refoulée car insupportable pour lui comme pour des centaines d'autres soldats. La mémoire avait fait le tri mais lui entreprend une démarche de vérité, décide d'affronter cet épisode douloureux.
Ari Folman se livre à cet exercice de mémoire en public. Il retrouve la mémoire et nous ouvre la conscience. Il offre au monde entier cette introspection. Cela à travers une oeuvre d'art, son film. Car c'est bien d'art qu'il s'agit ici. La vision d'un artiste sur le monde à travers une forme artistique forte, engagée.
L'artiste propose ici un documentaire en film d'animation. Forme novatrice qui ajoute une distance à ce récit, sans rien en retirer, sans édulcorer. Le réalisme est même exacerbé par cette forme animée, par les dessins qui paraissent par moments plus vrais que nature.
La dureté des événements relatés n'est pas amoindrie par le style choisi ici. Tantôt cru, tantôt onirique, le film fait son oeuvre de mémoire, de l'intime à l'universel, et nous réserve des séquences d'une beauté désarmante ! (si seulement...) |
28/06/08 - 01:57
bof, je m'y suis fait chier, ne connaissant pas trop cettre période, pas de scénario, juste des témoignages, je crois que pour l'apprécier comme un documentaire, j'aurais eu besoin des vrais acteurs, pas d'un truc en animation....
sorty