RGPP...
Pour ceux - nombreux - qui ne sauraient pas encore ce que recouvrent ces quatre petites lettres, ces initiales, il s'agit d'une réforme d'ampleur de tout le fonctionnement de l'Etat, que le gouvernement est en train de mener, tambours battants : la Révision Générale des Politiques Publiques.
Certes, le fonctionnement de l'Etat mérite d'être régulièrement interrogé, afin de l'améliorer, en lien avec la population, selon la conjoncture économique, démographique ou sociale de notre pays.
Mais cette réforme d'ampleur n'a comme objectif principal que la diminution de ce qu'on appelle vulgairement le "train de vie de l'Etat", en appliquant la règle dogmatique fixée par le candidat Sarkozy avant son élection : la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux, à l'occasion des nombreux départs à la retraite du baby-boom.
Plutôt que de se demander quelles sont les missions de l'Etat et des collectivités publiques, quels sont les besoins à satisfaire, dans un dialogue constructif avec les agents publics et le populations concernées, on part d'un impératif budgétaire pour établir un cahier des charges de réformes incontournables.
Ainsi, chaque secteur, chaque ministère devra participer à l'effort national, en fournissant son lot de postes à solder, son nombre de directions à liquider, son paquet de politiques à sacrifier.
On a vu apparaître au fil des mois de graves désengagements de l'Etat sur tout le territoire national. Tel tribunal fermé, tel service d'hôpital transféré, tels postes d'enseignement supprimés, telle base militaire déplacée... le démantèlement est général et aveugle. Il touche chaque secteur dans un souci purement économique au lieu de partir d'une volonté de garantie du meilleur service public sur les territoires.
Ainsi, toutes les régions sont touchées, tous les territoires sont fragilisés. Il faudra faire 80 kilomètres pour accoucher, au lieu de disposer d'une maternité à moins de 30 kilomètres de son domicile. Il faudra se rendre à plus de 100 kilomètres pour un conflit judiciaire basique. Les lycéens auront moins d'enseignants sous prétexte que la courbe démographique fléchit pour leur tranche d'âge, alors que le nombre d'élèves de primaire augmente et qu'il faudra dans quelques années leur garantir un nombre suffisant de professeurs. Tout est vision à court terme, sacrifices d'aujourd'hui qui auront de lourdes conséquences demain.
Les entreprises de service au public ne sont pas en reste, puisqu'on continue à supprimer allègrement tel bureau de poste, tel guichet ferroviaire ou de prestations sociales... On parle de tarifs du gaz ou de l'électricité différenciés selon l'accessibilité des zones à desservir. Déjà des zones entières sont désertées de toute présence permanente de services publics, de services au public.
Et la parade du gouvernement, c'est d'ouvrir encore plus ces territoires à la concurrence, aux entreprises privées, dont on connaît le souci philanthropique. Ainsi, les personnes déjà précaires peuvent encore moins espérer bénéficier des mêmes services.
Belle réforme de l'Etat que celle qui n'a pour objectif que d'en diminuer l'efficacité !
Belle vision solidaire de l'Etat que de vouloir en rationnaliser la présence sur les seuls critères économiques !
04/08/08 - 12:37
c'est triste de rien comprendre à la politique
contente toi de te retrouver un minou, de jouer et de profiter de ton logement que tu as eu grâce à tes relations avec la mairie,
tu verras, fais-ça et tu te sentiras mieux
garçon-d-après (visiteur)