<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/"><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/</link><title>fabulous</title><description>fabulous</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Sun, 31 Jan 2010 17:05:13 +0100</lastBuildDate><pubDate>Sun, 31 Jan 2010 17:05:13 +0100</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100131170357/une-annee-de-voyages/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100107002610/cimetiere/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100105221622/hommage/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100104132204/vaccins/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100101234447/cine-2009/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100101135641/voeux/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091210003348/histoire/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091129142356/generosite/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091113175259/vanneste/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091111092515/le-triste-anniversaire-du-ministere-de-la-culture/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091105091156/dominique-a/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091028094309/banques-et-democratie/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091014221516/soldats-fran-ais/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091010001629/nobel-de-la-paix/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091005235622/permis-a-points/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100131170357/une-annee-de-voyages/"><title>Une année de voyages...</title><description>Avec un mois de retard, je fais mon bilan kilométrique et nocturne pour l'année 2009.

En 2009, j'ai encore beaucoup voyagé, beaucoup roulé en voiture... mais aussi beaucoup pris le train pour tous ces voyages professionnels et personnels...
Le décompte est encore plus vertigineux que l'année précédente : 57.200 kilomètres !
La voiture reste majoritaire avec 65% des trajets, soit 37.500 km, mais recule nettement (85% en 2008) au profit du train, qui fait une belle remontée à 31,5% des trajets avec 17.970 km (contre 14,5% en 2008). Le reste fut parcouru en avion (1.650 km) ou en bateau (80 km).

L'écart se resserre nettement entre les nuits passées à mon domicile brestois et d'autres villes : 187 nuits à Brest (51,2%) / 178 nuits ailleurs (48,8%)
dont La Fère (98) / Ivry (11) / Amiens (9) / Hédé (8) / La Ferté-Bernard (7) / Merlimont (6) / Rennes (4) / Berrien (4) / Cesson-Sévigné (4) / Josselin (3) / Orly (3) / Paris (2) / Ouessant (2) / Dublin (2) / Cleggan (2) / Galway (2) / Killarney (2) / Saint-Aubin-des-Coudrais (1) / Lille (1) / Esquibien (1) / Lanester (1) / Avignon (1) / Milltown Malbay (1) / Dingle (1) / Shannon (1) / Auray (1).</description><content:encoded><![CDATA[Avec un mois de retard, je fais mon bilan kilométrique et nocturne pour l'année 2009.<br />
<br />
En 2009, j'ai encore beaucoup voyagé, beaucoup roulé en voiture... mais aussi beaucoup pris le train pour tous ces voyages professionnels et personnels...<br />
Le décompte est encore plus vertigineux que l'année précédente : <b>57.200 kilomètres !</b><br />
La voiture reste majoritaire avec 65% des trajets, soit 37.500 km, mais recule nettement (85% en 2008) au profit du train, qui fait une belle remontée à 31,5% des trajets avec 17.970 km (contre 14,5% en 2008). Le reste fut parcouru en avion (1.650 km) ou en bateau (80 km).<br />
<br />
L'écart se resserre nettement entre les nuits passées à mon domicile brestois et d'autres villes : 187 nuits à Brest (51,2%) / 178 nuits ailleurs (48,8%)<br />
dont La Fère (98) / Ivry (11) / Amiens (9) / Hédé (8) / La Ferté-Bernard (7) / Merlimont (6) / Rennes (4) / Berrien (4) / Cesson-Sévigné (4) / Josselin (3) / Orly (3) / Paris (2) / Ouessant (2) / Dublin (2) / Cleggan (2) / Galway (2) / Killarney (2) / Saint-Aubin-des-Coudrais (1) / Lille (1) / Esquibien (1) / Lanester (1) / Avignon (1) / Milltown Malbay (1) / Dingle (1) / Shannon (1) / Auray (1).]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100131170357/une-annee-de-voyages/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2010-01-31T17:03:57+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100107002610/cimetiere/"><title>Cimetière...</title><description>En arrivant avec ma mère et ma soeur, il y a d'abord cette foule qui commence à s'amasser, ces visages, dont certains connus de nous, qui observent les proches dans la douleur, qui semblent compatir. On traverse les longues allées du cimetière, on avale les linéaires de tombes, avant d'arriver près d'un chapiteau sous lequel se trouve déjà l'urne, un portrait et les médailles de résistante. Devant le chapiteau sont disposées des rangées de chaises qui accueilleront bientôt les nombreuses personnes venues rendre hommage, les proches, les personnalités et la foule des anonymes qui la connaissaient.
Au fur et à mesure que les gens approchent, il y a des retrouvailles avec ceux que l'on croise rarement, les échanges d'affection avec les plus proches, les banalités que l'on peut dire dans cet entre-temps d'attente avant la cérémonie pour laquelle tout le monde est venu là et à laquelle personne n'a vraiment souhaité participer. C'est là, au milieu de l'attente et du froid, que ma mère craque. Le visage d'abord crispé par les larmes retenues, par l'émotion qui saisit soudain plus fortement. Mes bras l'accueillent, dans ce geste réconfortant qui propose presque un refuge. Mes bras entourent ce corps fragile. Et ma mère s'écroule dans un sanglot douloureux, dans une plainte quasi enfantine. C'est l'enfant en elle qui pleure sa mère disparue. Le sanglot exprime toute sa détresse, le vide immense que laisse cette perte. Ma mère n'a plus de mère et c'est peut-être là qu'elle le réalise vraiment, elle qui l'avait pourtant vu partir neuf jours plus tôt. Après plusieurs minutes de sanglots inconsolables au creux de mes bras, elle redresse la tête, sèche ses larmes et affronte de nouveau le regard des amis qui approchent...
Un peu plus tard, c'est la cérémonie elle-même. Il y a la série de discours officiels, protocolaires. La ville, le conseil général, les anciens combattants, les vétérans. Chacun a adapté son discours à l'implication politique de ma grand-mère au sein de sa collectivité ou de son association. Chacun a adapté la durée de sa allocution pour tenir compte aussi de la météo, de ce froid glacial qui tétanise les membres depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Puis, vient mon tour. C'est à moi que revient la délicate mission de parler de la femme, de la mère et de la grand-mère, d'une dimension plus humaine de celle qui nous a quittés. Comme pour mon grand-père quelques mois auparavant, je dois livrer en quelques minutes des bribes d'émotion familiale, rendre hommage avec des mots sans doute moins protocolaires, plus intimes. Je prends donc place derrière le pupitre et déplie les feuilles rouge sang sur lesquels j'avais recopié mon discours. Et là, plus rien. Aucun son ne veut sortir de ma bouche. Le souffle court, les yeux humides, il me faut reprendre lentement ma respiration pendant plusieurs dizaines de secondes afin de pouvoir enfin articuler quelques mots. Mais sitôt cette première petite victoire remportée que l'émotion me submerge de nouveau, me serre la gorge et m'empêche de poursuivre sans une nouvelle pause. Régulièrement saisi par l'émotion, percevant çà et là des bribes de pleurs, parfois de lamentations qui m'arrivent des bancs familiaux, les quelques minutes de ce discours me paraissent interminables, presque pénibles... tout en étant profondément fier de pouvoir ainsi rendre hommage à ma grand-mère par les mots que j'ai choisi avec le plus de précision possible.
Un dernier adieu qui aura été, j'espère, à la hauteur de sa vie et des valeurs transmises.</description><content:encoded><![CDATA[En arrivant avec ma mère et ma soeur, il y a d'abord cette foule qui commence à s'amasser, ces visages, dont certains connus de nous, qui observent les proches dans la douleur, qui semblent compatir. On traverse les longues allées du cimetière, on avale les linéaires de tombes, avant d'arriver près d'un chapiteau sous lequel se trouve déjà l'urne, un portrait et les médailles de résistante. Devant le chapiteau sont disposées des rangées de chaises qui accueilleront bientôt les nombreuses personnes venues rendre hommage, les proches, les personnalités et la foule des anonymes qui la connaissaient.<br />
Au fur et à mesure que les gens approchent, il y a des retrouvailles avec ceux que l'on croise rarement, les échanges d'affection avec les plus proches, les banalités que l'on peut dire dans cet entre-temps d'attente avant la cérémonie pour laquelle tout le monde est venu là et à laquelle personne n'a vraiment souhaité participer. C'est là, au milieu de l'attente et du froid, que ma mère craque. Le visage d'abord crispé par les larmes retenues, par l'émotion qui saisit soudain plus fortement. Mes bras l'accueillent, dans ce geste réconfortant qui propose presque un refuge. Mes bras entourent ce corps fragile. Et ma mère s'écroule dans un sanglot douloureux, dans une plainte quasi enfantine. C'est l'enfant en elle qui pleure sa mère disparue. Le sanglot exprime toute sa détresse, le vide immense que laisse cette perte. Ma mère n'a plus de mère et c'est peut-être là qu'elle le réalise vraiment, elle qui l'avait pourtant vu partir neuf jours plus tôt. Après plusieurs minutes de sanglots inconsolables au creux de mes bras, elle redresse la tête, sèche ses larmes et affronte de nouveau le regard des amis qui approchent...<br />
Un peu plus tard, c'est la cérémonie elle-même. Il y a la série de discours officiels, protocolaires. La ville, le conseil général, les anciens combattants, les vétérans. Chacun a adapté son discours à l'implication politique de ma grand-mère au sein de sa collectivité ou de son association. Chacun a adapté la durée de sa allocution pour tenir compte aussi de la météo, de ce froid glacial qui tétanise les membres depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Puis, vient mon tour. C'est à moi que revient la délicate mission de parler de la femme, de la mère et de la grand-mère, d'une dimension plus humaine de celle qui nous a quittés. Comme pour mon grand-père quelques mois auparavant, je dois livrer en quelques minutes des bribes d'émotion familiale, rendre hommage avec des mots sans doute moins protocolaires, plus intimes. Je prends donc place derrière le pupitre et déplie les feuilles rouge sang sur lesquels j'avais recopié mon discours. Et là, plus rien. Aucun son ne veut sortir de ma bouche. Le souffle court, les yeux humides, il me faut reprendre lentement ma respiration pendant plusieurs dizaines de secondes afin de pouvoir enfin articuler quelques mots. Mais sitôt cette première petite victoire remportée que l'émotion me submerge de nouveau, me serre la gorge et m'empêche de poursuivre sans une nouvelle pause. Régulièrement saisi par l'émotion, percevant çà et là des bribes de pleurs, parfois de lamentations qui m'arrivent des bancs familiaux, les quelques minutes de ce discours me paraissent interminables, presque pénibles... tout en étant profondément fier de pouvoir ainsi rendre hommage à ma grand-mère par les mots que j'ai choisi avec le plus de précision possible.<br />
Un dernier adieu qui aura été, j'espère, à la hauteur de sa vie et des valeurs transmises.]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100107002610/cimetiere/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2010-01-07T00:26:10+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100105221622/hommage/"><title>Hommage...</title><description>Au milieu d'une classe baignée par la lumière, on distingue une silhouette parmi les écoliers. Rassemblés autour de cette femme, les enfants écoutent son récit avec attention et curiosité. Cette femme, c'est Odette. Elle est venue témoigner de son expérience de résistante pendant la seconde guerre mondiale. Comme elle a pris l'habitude de le faire depuis des années, elle veut transmettre aux générations suivantes ce témoignage vivant d'un engagement, d'un combat pour la liberté ; elle veut délivrer un message d'espoir et d'émancipation, faire comprendre aux plus jeunes que leur avenir est entre leurs mains. Odette a accompli ce devoir de transmission tant que son corps le permît, il y a quelques semaines encore... Un devoir civique autant qu'une profonde volonté d'échange.
Car l'humanisme, l'altruisme ont guidé son parcours. Nourrie de chaque rencontre, enrichie par chaque échange, elle n'a cessé de placer autrui au centre de ses préoccupations. Jusqu'à cette dernière période douloureuse, ce n'est pas son propre sort qui l'inquiétait, mais encore et toujours celui du monde, de ses citoyens, celui de sa famille. Depuis des mois, elle a voulu préparer ses proches à l'acceptation de son départ, faisant preuve d'un courage et d'une détermination implacables. Jusqu'à ce soir de Noël où elle eût la force de dire au revoir à toute sa famille rassemblée.

Toute sa vie, notre grand-mère s'est battue avec ferveur pour améliorer les conditions de vie de son prochain. Pour sa famille, au sein d'associations ou dans les instances politiques où elle agît, c'est cet idéal qui l'a guidée. La devise républicaine n'était pas qu'une suite de trois mots parfois lourds à porter, elle trouva en elle une véritable incarnation : la liberté pour laquelle elle se battît toute jeune dans son Languedoc natal ; l'égalité qu'elle défendît pour les femmes ou pour les autres cultures tout au long de son parcours politique ; la fraternité qui guidait constamment son action et illuminait son visage lors de chaque rencontre, l'oeil vif.
Ces valeurs, enrichies des idéaux de progrès et de paix, ont réuni nos grands-parents très tôt sur les mêmes terrains de résistance. L'engagement politique d'Odette et Jacques D. jalonne leur existence, cimente leur amour. Leurs carrières politiques se tressent comme l'ADN de leur couple, chacun à son échelon de responsabilité : international, européen, national, régional, départemental, local... il n'y a pas vraiment de retraite pour ses convictions et tant que le corps suit, on agit, main dans la main. Et quand l'autre s'en va, on perd l'équilibre. Après 65 ans d'accompagnement, de partage, notre grand-mère, qui paraissait si inoxydable, a encaissé ce départ jusque dans sa chair.

Pendant quinze mois, elle découvrit la solitude, renforcée par sa perte d'autonomie et son isolement du monde. On comprend que subir cela fut insupportable pour celle qui s'était permis de choisir tout au long de sa vie. Mais pour ne pas perdre totalement ce libre-arbitre, elle voulut choisir elle-même sa sortie de scène et, au préalable, s'organiser une dernière année de célébration de toute son existence. De l'Alsace et la Lozère de ses parents à cette croisière ensoleillée dans le sillon de la première partagée avec son mari, en passant par la Bretagne, Toulouse ou la Ferté-Bernard, c'était la tournée d'adieux d'une artiste de la vie. Car tout en acceptant l'idée de la mort, c'est la vie que notre grand-mère a célébrée, toujours emplie de cette générosité qui l'animait. La vie, qu'elle a su remplir de couleurs et de saveurs autant que de valeurs. Une vie riche de mille combats philanthropiques, une vie sans compromis.

Aujourd'hui, mamie, tu rejoins ton époux, ton compagnon de vie. Aujourd'hui, vos enfants et petits-enfants rassemblés dans la tristesse de cet instant témoignent du formidable héritage moral que vous leur léguez pour toujours. La conscience politique et l'engagement que vous avez su incarner avec tant de force et de détermination ne peuvent que guider notre propre chemin.


Discours d'hommage de Fabien A. pour sa grand-mère Odette D.
prononcé le mardi 5 janvier 2010 au cimetière d'I. </description><content:encoded><![CDATA[<i>Au milieu d’une classe baignée par la lumière, on distingue une silhouette parmi les écoliers. Rassemblés autour de cette femme, les enfants écoutent son récit avec attention et curiosité. Cette femme, c’est Odette. Elle est venue témoigner de son expérience de résistante pendant la seconde guerre mondiale. Comme elle a pris l’habitude de le faire depuis des années, elle veut transmettre aux générations suivantes ce témoignage vivant d’un engagement, d’un combat pour la liberté ; elle veut délivrer un message d’espoir et d’émancipation, faire comprendre aux plus jeunes que leur avenir est entre leurs mains. Odette a accompli ce devoir de transmission tant que son corps le permît, il y a quelques semaines encore... Un devoir civique autant qu’une profonde volonté d’échange.<br />
Car l’humanisme, l’altruisme ont guidé son parcours. Nourrie de chaque rencontre, enrichie par chaque échange, elle n’a cessé de placer autrui au centre de ses préoccupations. Jusqu’à cette dernière période douloureuse, ce n’est pas son propre sort qui l’inquiétait, mais encore et toujours celui du monde, de ses citoyens, celui de sa famille. Depuis des mois, elle a voulu préparer ses proches à l’acceptation de son départ, faisant preuve d’un courage et d’une détermination implacables. Jusqu’à ce soir de Noël où elle eût la force de dire au revoir à toute sa famille rassemblée.<br />
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Toute sa vie, notre grand-mère s’est battue avec ferveur pour améliorer les conditions de vie de son prochain. Pour sa famille, au sein d’associations ou dans les instances politiques où elle agît, c’est cet idéal qui l’a guidée. La devise républicaine n’était pas qu’une suite de trois mots parfois lourds à porter, elle trouva en elle une véritable incarnation : la liberté pour laquelle elle se battît toute jeune dans son Languedoc natal ; l’égalité qu’elle défendît pour les femmes ou pour les autres cultures tout au long de son parcours politique ; la fraternité qui guidait constamment son action et illuminait son visage lors de chaque rencontre, l’oeil vif.<br />
Ces valeurs, enrichies des idéaux de progrès et de paix, ont réuni nos grands-parents très tôt sur les mêmes terrains de résistance. L’engagement politique d’Odette et Jacques D. jalonne leur existence, cimente leur amour. Leurs carrières politiques se tressent comme l’ADN de leur couple, chacun à son échelon de responsabilité : international, européen, national, régional, départemental, local... il n’y a pas vraiment de retraite pour ses convictions et tant que le corps suit, on agit, main dans la main. Et quand l’autre s’en va, on perd l’équilibre. Après 65 ans d’accompagnement, de partage, notre grand-mère, qui paraissait si inoxydable, a encaissé ce départ jusque dans sa chair.<br />
<br />
Pendant quinze mois, elle découvrit la solitude, renforcée par sa perte d’autonomie et son isolement du monde. On comprend que subir cela fut insupportable pour celle qui s’était permis de choisir tout au long de sa vie. Mais pour ne pas perdre totalement ce libre-arbitre, elle voulut choisir elle-même sa sortie de scène et, au préalable, s’organiser une dernière année de célébration de toute son existence. De l’Alsace et la Lozère de ses parents à cette croisière ensoleillée dans le sillon de la première partagée avec son mari, en passant par la Bretagne, Toulouse ou la Ferté-Bernard, c’était la tournée d’adieux d’une artiste de la vie. Car tout en acceptant l’idée de la mort, c’est la vie que notre grand-mère a célébrée, toujours emplie de cette générosité qui l’animait. La vie, qu’elle a su remplir de couleurs et de saveurs autant que de valeurs. Une vie riche de mille combats philanthropiques, une vie sans compromis.<br />
<br />
Aujourd’hui, mamie, tu rejoins ton époux, ton compagnon de vie. Aujourd’hui, vos enfants et petits-enfants rassemblés dans la tristesse de cet instant témoignent du formidable héritage moral que vous leur léguez pour toujours. La conscience politique et l’engagement que vous avez su incarner avec tant de force et de détermination ne peuvent que guider notre propre chemin.</i><br />
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<font size="1">Discours d'hommage de Fabien A. pour sa grand-mère Odette D.<br />
prononcé le mardi 5 janvier 2010 au cimetière d'I. </font>]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100105221622/hommage/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2010-01-05T22:16:22+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100104132204/vaccins/"><title>Vaccins...</title><description>On nous a vendu pendant des mois, par voie de presse, que la pandémie était à nos portes, qu'il fallait absolument commander en mai dernier 94 millions de doses de vaccins contre la Grippe A H1N1... et finalement on admet aujourd'hui qu'il y a un stock considérable et proposer à d'autres pays de racheter les millions de doses de vaccins non écoulés. Quel scandale !
Certes, il y a le principe de précaution et nous aurions pu reprocher à nos dirigeants un manquement lourd à ce principe, mais plusieurs experts s'étaient émus avant l'été de la disproportion des mesures préventives prises par le gouvernement (comme Marc Gentilini). Bien d'autres causes sanitaires n'obtiennent pas le centième des 1,5 Milliards d'euros consacrés à cette potentielle pandémie.
Ce fiasco est d'ores et déjà pointé par les parlementaires de l'opposition, bien sûr, mais aussi certains membres de la majorité : le PS et le Nouveau Centre réclament une commission d'enquête parlementaire. Il faudra faire la lumière sur cette opération calamiteuse... et bien rentable pour les grands laboratoires pharmaceutiques !
Cette opération de communication est surtout, depuis le début, une opération anxiogène, qui a sans doute pour but d'effrayer la population et de faire taire les divergences politiques sur d'autres dossiers importants.</description><content:encoded><![CDATA[On nous a vendu pendant des mois, par voie de presse, que la pandémie était à nos portes, qu'il fallait absolument commander en mai dernier 94 millions de doses de vaccins contre la Grippe A H1N1... et finalement on admet aujourd'hui qu'il y a un stock considérable et proposer à d'autres pays de racheter les millions de doses de vaccins non écoulés. Quel scandale !<br />
Certes, il y a le principe de précaution et nous aurions pu reprocher à nos dirigeants un manquement lourd à ce principe, mais plusieurs experts s'étaient émus avant l'été de la disproportion des mesures préventives prises par le gouvernement (comme Marc Gentilini). Bien d'autres causes sanitaires n'obtiennent pas le centième des 1,5 Milliards d'euros consacrés à cette potentielle pandémie.<br />
Ce fiasco est d'ores et déjà pointé par les parlementaires de l'opposition, bien sûr, mais aussi certains membres de la majorité : le PS et le Nouveau Centre réclament une commission d'enquête parlementaire. Il faudra faire la lumière sur cette opération calamiteuse... et bien rentable pour les grands laboratoires pharmaceutiques !<br />
Cette opération de communication est surtout, depuis le début, une opération anxiogène, qui a sans doute pour but d'effrayer la population et de faire taire les divergences politiques sur d'autres dossiers importants.]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100104132204/vaccins/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2010-01-04T13:22:04+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100101234447/cine-2009/"><title>Ciné 2009...</title><description>Classement de mes 10 meilleurs films pour l'année 2009.
J'ai vu 60 films en salle cette année, un record depuis des années. Sur tous ces films, cette sélection de dix célèbre des oeuvres dont l'engagement politique et les partis pris esthétiques m'ont marqué. Qu'ils revisitent notre histoire, qu'ils interrogent notre conscience commune ou qu'ils prennent des exemples intimes pour mieux saisir l'universalité des sentiments humains, ces films se placent en tête de cet humble palmarès...

1 - Un prophète


2 - The reader


3 - Avatar


4 - Slumdog millionaire


5 - Welcome


6 - La vague


7 - Les noces rebelles


8 - Le ruban blanc


9 - Là-haut


10 - Le bal des actrices
</description><content:encoded><![CDATA[<b>Classement de mes 10 meilleurs films pour l'année 2009.</b><br />
J'ai vu 60 films en salle cette année, un record depuis des années. Sur tous ces films, cette sélection de dix célèbre des oeuvres dont l'engagement politique et les partis pris esthétiques m'ont marqué. Qu'ils revisitent notre histoire, qu'ils interrogent notre conscience commune ou qu'ils prennent des exemples intimes pour mieux saisir l'universalité des sentiments humains, ces films se placent en tête de cet humble palmarès...<br />
<br />
<b>1 - <i>Un prophète</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-207472204b3e1e9802fe5.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" /><br />
<br />
<b>2 - <i>The reader</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-10273239994b3e1e701468d.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" /><br />
<br />
<b>3 - <i>Avatar</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-12268433794b3e1e886655c.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" /><br />
<br />
<b>4 - <i>Slumdog millionaire</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-21049091464b3e1e799d1a6.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" /><br />
<br />
<b>5 - <i>Welcome</i><br />
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<br />
<b>6 - <i>La vague</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-18714459084b3e1e35c2450.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" /><br />
<br />
<b>7 - <i>Les noces rebelles</i><br />
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<br />
<b>8 - <i>Le ruban blanc</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-15696963864b3e1e1ebab06.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" /><br />
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<b>9 - <i>Là-haut</i><br />
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<b>10 - <i>Le bal des actrices</i><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-21016980894b3e1e01db93c.jpg" width="160" height="213" alt="" title="" />]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100101234447/cine-2009/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2010-01-01T23:44:47+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100101135641/voeux/"><title>Voeux...</title><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20100101-10071434284b3df0f4a9713.jpg" width="450" height="338" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20100101135641/voeux/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2010-01-01T13:56:41+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091210003348/histoire/"><title>Histoire...</title><description>Il faudrait supprimer l'enseignement de l'histoire et de la géographie en classe de terminale pour la section scientifique du bac général !
L'histoire du monde, ses civilisations, ses cultures, ses conflits, son fonctionnement politique et institutionnel, sur les pays du monde, les continents, leur constitution géologique ou démographique... à quoi bon apprendre tout cela aux jeunes gens !?

Dans le cadre de la réforme des lycées, on parle aujourd'hui de supprimer l'enseignement de l'histoire-géographie en terminale scientifique. On renoncerait ainsi à instruire sur notre monde.
Les élèves de section scientifique n'auraient pas besoin de cette base de connaissance pour la suite de leur parcours (étudiant puis professionnel) ? Il est pourtant important de savoir d'où nous venons, pour mieux savoir où nous sommes et où nous allons.

C'est sans doute cela qui est ainsi attaqué. C'est une nouvelle preuve de la guerre idéologique que notre gouvernement a déclaré à l'instruction. Moins vous avez de références à votre histoire et au monde dans lequel vous évoluez, moins vous aurez la conscience de discuter les décisions politiques, à prendre en main votre destin collectif, à infléchir l'action publique... Le champ est alors libre pour toutes les injustices et autres dérives anti-démocratiques.
C'est une part de conscience civique et d'autonomie citoyenne qui risque de disparaître avec cette réforme néfaste !</description><content:encoded><![CDATA[Il faudrait supprimer l'enseignement de l'histoire et de la géographie en classe de terminale pour la section scientifique du bac général !<br />
L'histoire du monde, ses civilisations, ses cultures, ses conflits, son fonctionnement politique et institutionnel, sur les pays du monde, les continents, leur constitution géologique ou démographique... à quoi bon apprendre tout cela aux jeunes gens !?<br />
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Dans le cadre de la réforme des lycées, on parle aujourd'hui de supprimer l'enseignement de l'histoire-géographie en terminale scientifique. On renoncerait ainsi à instruire sur notre monde.<br />
Les élèves de section scientifique n'auraient pas besoin de cette base de connaissance pour la suite de leur parcours (étudiant puis professionnel) ? Il est pourtant important de savoir d'où nous venons, pour mieux savoir où nous sommes et où nous allons.<br />
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C'est sans doute cela qui est ainsi attaqué. C'est une nouvelle preuve de la guerre idéologique que notre gouvernement a déclaré à l'instruction. Moins vous avez de références à votre histoire et au monde dans lequel vous évoluez, moins vous aurez la conscience de discuter les décisions politiques, à prendre en main votre destin collectif, à infléchir l'action publique... Le champ est alors libre pour toutes les injustices et autres dérives anti-démocratiques.<br />
C'est une part de conscience civique et d'autonomie citoyenne qui risque de disparaître avec cette réforme néfaste !]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091210003348/histoire/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-12-10T00:33:48+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091129142356/generosite/"><title>Générosité...</title><description>Les Français ne sont pas si généreux que ça, nous dit-on.
Il y a des causes (humanitaires, sanitaires) qui mériteraient surtout que l'Etat se montre plus généreux.

Depuis la semaine dernière, la polémique a éclaté sur les dispositifs de dons permettant aux Français de soutenir telle ou telle cause.
Pierre Bergé a jeté un pavé dans la mare, à la fois comme président du Sidaction et comme grand mécène millionnaire. L'homme n'a plus à prouver sa propre générosité. A l'occasion d'une longue interview sur France Info, il a dénoncé avec force la concentration indécente des dons sur le Téléthon, au détriment des autres causes.
Même si le propos était particulièrement virulent, voire agressif, je ne peux que soutenir le fond de ce qu'il a voulu exprimer.

Le Téléthon est, au départ, une formidable démonstration de solidarité au sein de la population française. Des centaines de milliers de Français participent pendant tout un week-end (parfois même en amont) à des actions spectaculaires, à des défis audacieux, pour rallier à leur cause la plus grande part de la population et augmenter les promesses de dons. Mais au fil du temps, le Téléthon a viré à l'opération marketing, à la course à l'échalote. On pousse les téléspectateurs à donner, à augmenter leurs dons, à grands renforts de séquences lacrymales, de présentations d'enfants malades. On culpabilise les Français quand, d'une année à l'autre, le cumul des dons n'augmente pas, ou pas assez.
A côté de ça, les autres causes humanitaires et sanitaires ne recueillent pas autant de dons. Il y a un écart criant entre le soutien apporté à l'une et aux autres. Un écart inquiétant, qui devient, avec le temps, indécent.
Comme quand - dans un autre registre, pourtant pas si éloigné - l'Etat investit 1,5 Milliard d'Euros pour acheter près de cent millions de vaccins contre la Grippe A et rechigne à consacrer davantage de crédits à la recherche médicale.

Alors, il ne s'agit pas de condamner le Téléthon ou d'inciter à moins de dons, mais bien de souhaiter une meilleure répartition entre les destinataires. Comme cela a été évoqué depuis dix jours que la polémique a circulé, on pourrait élargir le champ d'une manifestation comme le Téléthon à l'ensemble des causes sanitaires et médicales. Les dons seraient peut-être même accrus. Il faudrait ensuite procéder à une répartition en fonction de l'urgence des recherches développées, en fonction des publics concernés...
La polémique lancée volontairement par Pierre Bergé permettra peut-être d'améliorer le cadre d'appel à la générosité des Français. C'est ce qui pourrait arriver de mieux après ce cri d'alarme.</description><content:encoded><![CDATA[Les Français ne sont pas si généreux que ça, nous dit-on.<br />
Il y a des causes (humanitaires, sanitaires) qui mériteraient surtout que l'Etat se montre plus généreux.<br />
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Depuis la semaine dernière, la polémique a éclaté sur les dispositifs de dons permettant aux Français de soutenir telle ou telle cause.<br />
Pierre Bergé a jeté un pavé dans la mare, à la fois comme président du Sidaction et comme grand mécène millionnaire. L'homme n'a plus à prouver sa propre générosité. A l'occasion d'une longue interview sur France Info, il a dénoncé avec force la concentration indécente des dons sur le Téléthon, au détriment des autres causes.<br />
Même si le propos était particulièrement virulent, voire agressif, je ne peux que soutenir le fond de ce qu'il a voulu exprimer.<br />
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Le Téléthon est, au départ, une formidable démonstration de solidarité au sein de la population française. Des centaines de milliers de Français participent pendant tout un week-end (parfois même en amont) à des actions spectaculaires, à des défis audacieux, pour rallier à leur cause la plus grande part de la population et augmenter les promesses de dons. Mais au fil du temps, le Téléthon a viré à l'opération marketing, à la course à l'échalote. On pousse les téléspectateurs à donner, à augmenter leurs dons, à grands renforts de séquences lacrymales, de présentations d'enfants malades. On culpabilise les Français quand, d'une année à l'autre, le cumul des dons n'augmente pas, ou pas assez.<br />
A côté de ça, les autres causes humanitaires et sanitaires ne recueillent pas autant de dons. Il y a un écart criant entre le soutien apporté à l'une et aux autres. Un écart inquiétant, qui devient, avec le temps, indécent.<br />
Comme quand - dans un autre registre, pourtant pas si éloigné - l'Etat investit 1,5 Milliard d'Euros pour acheter près de cent millions de vaccins contre la Grippe A et rechigne à consacrer davantage de crédits à la recherche médicale.<br />
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Alors, il ne s'agit pas de condamner le Téléthon ou d'inciter à moins de dons, mais bien de souhaiter une meilleure répartition entre les destinataires. Comme cela a été évoqué depuis dix jours que la polémique a circulé, on pourrait élargir le champ d'une manifestation comme le Téléthon à l'ensemble des causes sanitaires et médicales. Les dons seraient peut-être même accrus. Il faudrait ensuite procéder à une répartition en fonction de l'urgence des recherches développées, en fonction des publics concernés...<br />
La polémique lancée volontairement par Pierre Bergé permettra peut-être d'améliorer le cadre d'appel à la générosité des Français. C'est ce qui pourrait arriver de mieux après ce cri d'alarme.]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091129142356/generosite/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-11-29T14:23:56+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091113175259/vanneste/"><title>Vanneste...</title><description>
Hier soir, dans l'émission d'actualité de France 5, C dans l'air, consacrée à la question de l'homoparentalité.
Encore des déclarations scandaleuses et polémiques de Christian Vanneste, député UMP, qui se déchaîne régulièrement contre les homosexuels et l'homosexualité...</description><content:encoded><![CDATA[<div><object width="400" height="304"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb4pgg&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xb4pgg&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="304" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></div><br />
<font face="Georgia">Hier soir, dans l'émission d'actualité de France 5, <i>C dans l'air</i>, consacrée à la question de l'homoparentalité.<br />
Encore des déclarations scandaleuses et polémiques de Christian Vanneste, député UMP, qui se déchaîne régulièrement contre les homosexuels et l'homosexualité...</font>]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091113175259/vanneste/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-11-13T17:52:59+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091111092515/le-triste-anniversaire-du-ministere-de-la-culture/"><title>Le &quot;triste&quot; anniversaire du Ministère de la Culture...</title><description>Le ministère de la culture célèbre cette année son cinquantenaire. Triste anniversaire en réalité. Quiconque entre au contact de son administration est frappé par la démoralisation de ses agents, la paupérisation de ses moyens, son atonie et l'absence de tout projet politique global d'envergure, alors que c'est précisément son existence qui donnait sens et enthousiasme à ce ministère jadis audacieux, conquérant et dynamique.

Que s'est-il donc passé ? Nous assistons malheureusement à un étouffement voulu par l'actuel pouvoir de la politique culturelle nationale. Le ministère mène une action de moins en moins visible. Il est devenu une administration de gestion, sans imagination, qui n'a pas su s'adapter au monde d'aujourd'hui, qui censure Internet, ignore les pratiques innovantes, la mondialisation et néglige le rôle prépondérant des collectivités territoriales à la fois premiers financeurs mais aussi véritables acteurs  de la vie culturelle.

Les faits ? Baisse systématique des moyens financiers et fragilisation des institutions culturelles, des équipes de production et de diffusion, mise en cause du service public de l'audiovisuel, abandon de fait de l'éducation artistique. C'est bel et bien une réduction du périmètre d'intervention et une raréfaction des bénéficiaires qui sont esquissées, sur fond de soutien exclusif accordé à l'initiative privée. Bref une limitation des ambitions des pouvoirs publics, alors que la France foisonne d'initiatives et de talents qui ne sont pas pris en compte.

En guise de cadeau d'anniversaire, le président de la République a pris en 2009 deux décisions majeures relatives à &quot;la gouvernance&quot; de la culture. La première est l'application de la RGPP (révision générale des politiques publiques) au ministère de la culture. Le nombre de ses agents publics, pourtant notoirement insuffisant, se trouve réduit de plusieurs centaines par an.

La seconde est la mise en place du &quot;Conseil de la création artistique&quot;, présidé par Nicolas Sarkozy, directement rattaché à l'Elysée, placé par conséquent en surplomb de l'administration culturelle. Quels que soient les projets que cette instance peut porter ou la bonne volonté de ses membres, sa création traduit une double dérive. Celle de l'hyper-présidentialisation, qui s'affiche dans la culture comme ailleurs, l'omnipotence conférée au chef et à lui seul, source autoproclamée de toutes les initiatives et de toutes les décisions, grandes ou petites. Celle du dessaisissement du ministère de la culture, ainsi concurrencé et doublé par la capacité de conception et de proposition conférée au Conseil, et dès lors poussé à l'appauvrissement intellectuel ainsi qu'au découragement des compétences, des savoir-faire et des expériences acquises qu'il recèle.

Le président de la République, tenté au début de son mandat par la disparition du ministère  de la culture, a préféré confirmer son existence, pour ne pas encourir la vindicte des milieux culturels, réputés influents. Mais il en fait une coquille vide.

L'inquiétude porte à la fois sur le mode de gouvernance et sur le contenu même de la politique culturelle. Notre objectif est tout autre. Refonder le ministère de la culture et non le démanteler ; relancer la politique nationale au lieu de l'abandonner ; définir un nouveau partenariat dynamique avec les collectivités territoriales au lieu de les étouffer ; renouer le dialogue avec l'ensemble des forces vives de la culture plutôt que de trouver l'appui d'un petit cénacle d'experts trié sur le volet.

Une conviction nous anime : la culture a un rôle fondamentalement émancipateur, tant au plan individuel que collectif. L'économie et la société de demain reposeront au premier chef sur les capacités d'innovation, de connaissance, de création, de recherche. L'art et la culture constituent l'un des atouts décisifs de notre pays, à condition que l'on veuille bien leur redonner la priorité qu'ils n'auraient jamais dû perdre.

Il y a une multitude de femmes et d'hommes qui sont épris de culture libre et vivante, des créateurs de toutes disciplines, venus d'horizons les plus divers, qui considèrent que l'art est d'abord un outil critique pour interroger le monde et interpeller nos certitudes. Gageons qu'ils ne se laisseront pas faire. Que MM. Sarkozy et Mitterrand reviennent à cette définition fondamentale d'André Malraux, &quot;la culture nous apparaît d'abord comme la connaissance de ce qui fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers&quot; ? il s'agirait alors d'un joyeux anniversaire.

Sylvie Robert, secrétaire nationale du Parti Socialiste à la culture
Karine Gloanec-Maurin, secrétaire nationale adjointe du PS à la culture</description><content:encoded><![CDATA[Le ministère de la culture célèbre cette année son cinquantenaire. Triste anniversaire en réalité. Quiconque entre au contact de son administration est frappé par la démoralisation de ses agents, la paupérisation de ses moyens, son atonie et l'absence de tout projet politique global d'envergure, alors que c'est précisément son existence qui donnait sens et enthousiasme à ce ministère jadis audacieux, conquérant et dynamique.<br />
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Que s'est-il donc passé ? Nous assistons malheureusement à un étouffement voulu par l'actuel pouvoir de la politique culturelle nationale. Le ministère mène une action de moins en moins visible. Il est devenu une administration de gestion, sans imagination, qui n'a pas su s'adapter au monde d'aujourd'hui, qui censure Internet, ignore les pratiques innovantes, la mondialisation et néglige le rôle prépondérant des collectivités territoriales à la fois premiers financeurs mais aussi véritables acteurs  de la vie culturelle.<br />
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Les faits ? Baisse systématique des moyens financiers et fragilisation des institutions culturelles, des équipes de production et de diffusion, mise en cause du service public de l'audiovisuel, abandon de fait de l'éducation artistique. C'est bel et bien une réduction du périmètre d'intervention et une raréfaction des bénéficiaires qui sont esquissées, sur fond de soutien exclusif accordé à l'initiative privée. Bref une limitation des ambitions des pouvoirs publics, alors que la France foisonne d'initiatives et de talents qui ne sont pas pris en compte.<br />
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En guise de cadeau d'anniversaire, le président de la République a pris en 2009 deux décisions majeures relatives à "la gouvernance" de la culture. La première est l'application de la RGPP (révision générale des politiques publiques) au ministère de la culture. Le nombre de ses agents publics, pourtant notoirement insuffisant, se trouve réduit de plusieurs centaines par an.<br />
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La seconde est la mise en place du "Conseil de la création artistique", présidé par Nicolas Sarkozy, directement rattaché à l'Elysée, placé par conséquent en surplomb de l'administration culturelle. Quels que soient les projets que cette instance peut porter ou la bonne volonté de ses membres, sa création traduit une double dérive. Celle de l'hyper-présidentialisation, qui s'affiche dans la culture comme ailleurs, l'omnipotence conférée au chef et à lui seul, source autoproclamée de toutes les initiatives et de toutes les décisions, grandes ou petites. Celle du dessaisissement du ministère de la culture, ainsi concurrencé et doublé par la capacité de conception et de proposition conférée au Conseil, et dès lors poussé à l'appauvrissement intellectuel ainsi qu'au découragement des compétences, des savoir-faire et des expériences acquises qu'il recèle.<br />
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Le président de la République, tenté au début de son mandat par la disparition du ministère  de la culture, a préféré confirmer son existence, pour ne pas encourir la vindicte des milieux culturels, réputés influents. Mais il en fait une coquille vide.<br />
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L'inquiétude porte à la fois sur le mode de gouvernance et sur le contenu même de la politique culturelle. Notre objectif est tout autre. Refonder le ministère de la culture et non le démanteler ; relancer la politique nationale au lieu de l'abandonner ; définir un nouveau partenariat dynamique avec les collectivités territoriales au lieu de les étouffer ; renouer le dialogue avec l'ensemble des forces vives de la culture plutôt que de trouver l'appui d'un petit cénacle d'experts trié sur le volet.<br />
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Une conviction nous anime : la culture a un rôle fondamentalement émancipateur, tant au plan individuel que collectif. L'économie et la société de demain reposeront au premier chef sur les capacités d'innovation, de connaissance, de création, de recherche. L'art et la culture constituent l'un des atouts décisifs de notre pays, à condition que l'on veuille bien leur redonner la priorité qu'ils n'auraient jamais dû perdre.<br />
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Il y a une multitude de femmes et d'hommes qui sont épris de culture libre et vivante, des créateurs de toutes disciplines, venus d'horizons les plus divers, qui considèrent que l'art est d'abord un outil critique pour interroger le monde et interpeller nos certitudes. Gageons qu'ils ne se laisseront pas faire. Que MM. Sarkozy et Mitterrand reviennent à cette définition fondamentale d'André Malraux, "la culture nous apparaît d'abord comme la connaissance de ce qui fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers" ? il s'agirait alors d'un joyeux anniversaire.<br />
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Sylvie Robert, secrétaire nationale du Parti Socialiste à la culture<br />
Karine Gloanec-Maurin, secrétaire nationale adjointe du PS à la culture]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091111092515/le-triste-anniversaire-du-ministere-de-la-culture/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-11-11T09:25:15+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091105091156/dominique-a/"><title>Dominique A...</title><description>
L'homme est là, à peine deux mètres devant moi. Il impose sa présence magnétique, son charisme envoûtant. Il y a son corps tendu, comme prêt à bondir, traversé par les lames électriques de sa musique. Il y a sa tête offerte au public venu partager cet instant fragile, son visage chargé de l'émotion de cet instant, chargé de toutes les émotions qui ont dicté ces musiques. Il y a sa voix forte, puissante, qui claque ou caresse, qui s'impose ou se révèle... L'artiste est beau sur scène.
Le concert est un moment rare, inédit. Ce privilège, je le ressens une nouvelle fois très fortement. La proximité de l'artiste, imposée par le format de la salle et notre position dans cette salle, rajoute à ce sentiment d'exclusivité. La récente découverte de l'oeuvre de ce chanteur (ça ne fait finalement qu'un an et demi que je m'y suis vraiment plongé... et il y a encore du retard à rattraper) charge encore plus cette expérience singulière en live.
Dominique A écrit la vie, les sentiments, avec une étrange mélancolie traversée de sursauts rocks. Sa voix s'empare des mots écrits avec une chaleureuse assurance. Il prouve par cette prestation scénique, une maîtrise des genres musicaux qu'il accueille dans son propre univers musical.
Cette tournée est sans doute plus marquée par des arrangements rocks, où la guitare saturée s'impose régulièrement, ce qui muscle la prestation. L'interprétation du chanteur-guitariste est parfaitement accompagnée par ses camarades musiciens et par un très bon mixage, qui laisse la place à chaque composante instrumentale ou vocale...
Un concert magique.

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20091105-19245377284af283a16f1da.jpg" width="400" height="269" alt="" title="" /></div><br />
<font face="Georgia">L'homme est là, à peine deux mètres devant moi. Il impose sa présence magnétique, son charisme envoûtant. Il y a son corps tendu, comme prêt à bondir, traversé par les lames électriques de sa musique. Il y a sa tête offerte au public venu partager cet instant fragile, son visage chargé de l'émotion de cet instant, chargé de toutes les émotions qui ont dicté ces musiques. Il y a sa voix forte, puissante, qui claque ou caresse, qui s'impose ou se révèle... L'artiste est beau sur scène.<br />
Le concert est un moment rare, inédit. Ce privilège, je le ressens une nouvelle fois très fortement. La proximité de l'artiste, imposée par le format de la salle et notre position dans cette salle, rajoute à ce sentiment d'exclusivité. La récente découverte de l'oeuvre de ce chanteur (ça ne fait finalement qu'un an et demi que je m'y suis vraiment plongé... et il y a encore du retard à rattraper) charge encore plus cette expérience singulière en <i>live</i>.<br />
Dominique A écrit la vie, les sentiments, avec une étrange mélancolie traversée de sursauts rocks. Sa voix s'empare des mots écrits avec une chaleureuse assurance. Il prouve par cette prestation scénique, une maîtrise des genres musicaux qu'il accueille dans son propre univers musical.<br />
Cette tournée est sans doute plus marquée par des arrangements rocks, où la guitare saturée s'impose régulièrement, ce qui muscle la prestation. L'interprétation du chanteur-guitariste est parfaitement accompagnée par ses camarades musiciens et par un très bon mixage, qui laisse la place à chaque composante instrumentale ou vocale...<br />
Un concert magique.</font><br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20091105-18841809074af2839611840.jpg" width="400" height="284" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091105091156/dominique-a/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-11-05T09:11:56+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091028094309/banques-et-democratie/"><title>Banques et démocratie...</title><description>Vendredi dernier, 44 députés contre 40 avaient adopté un amendement du président (socialiste) de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale, Didier Migaud, imposant aux banques une taxe additionnelle (10%) à l'impôt sur les sociétés pour l'année 2010. Le gouvernement était opposé à cette surtaxe, mais plusieurs députés de la majorité se sont joints aux socialistes, communistes et verts pour voter cette mesure destinée à compenser les efforts de l'Etat pour sauver le secteur bancaire début 2009.
Finalement, les députés ont dû revoter ce lundi, suite à la protestation du gouvernement, qui s'est appuyé sur une prétendue &quot;erreur technique&quot; du député de la majorité, Jean-François Lamour, qui se serait trompé de bouton pour lui et la procuration qu'il portait. Le vote n'allait pas dans le sens de ce que voulait le gouvernement, Christine Lagarde a fait procéder à un nouveau vote !
Quand bien même ce nouveau vote était rendu possible par un quelconque alinéa du réglement de l'Assemblée, voilà un bel exemple de démocratie parlementaire, où le gouvernement peut ainsi s'asseoir sur l'expression du Parlement élu !</description><content:encoded><![CDATA[Vendredi dernier, 44 députés contre 40 avaient adopté un amendement du président (socialiste) de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale, Didier Migaud, imposant aux banques une taxe additionnelle (10%) à l’impôt sur les sociétés pour l'année 2010. Le gouvernement était opposé à cette surtaxe, mais plusieurs députés de la majorité se sont joints aux socialistes, communistes et verts pour voter cette mesure destinée à compenser les efforts de l'Etat pour sauver le secteur bancaire début 2009.<br />
Finalement, les députés ont dû revoter ce lundi, suite à la protestation du gouvernement, qui s'est appuyé sur une prétendue "erreur technique" du député de la majorité, Jean-François Lamour, qui se serait trompé de bouton pour lui et la procuration qu'il portait. Le vote n'allait pas dans le sens de ce que voulait le gouvernement, Christine Lagarde a fait procéder à un nouveau vote !<br />
Quand bien même ce nouveau vote était rendu possible par un quelconque alinéa du réglement de l'Assemblée, voilà un bel exemple de démocratie parlementaire, où le gouvernement peut ainsi s'asseoir sur l'expression du Parlement élu !]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091028094309/banques-et-democratie/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-10-28T09:43:09+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091014221516/soldats-fran-ais/"><title>Soldats français...</title><description>Voici la retranscription d'une intervention de Jean Glavany (député socialiste, ancien ministre) hier après-midi à l'Assemblée Nationale. La question fait déjà frémir... mais la réponse, elle, fait bondir !

- M. Jean Glavany
Monsieur le Premier ministre, je voudrais vous parler de la situation d'un soldat français. Il s'appelle Ounoussou Guissé, il est brigadier au 1er Régiment de hussards parachutistes de Tarbes.
Quand je l'ai rencontré l'année dernière, dans le cadre d'une mission parlementaire en Afghanistan, où il se battait courageusement, portant les couleurs de la France – son régiment a d'ailleurs versé beaucoup de sang dans ces combats durs –, il m'a demandé de l'aider pour faire venir, en France, sa femme sénégalaise à qui l'on refuse de délivrer un visa pour qu'elle puisse venir vivre auprès de lui.
Ma première question, monsieur le Premier ministre, est la suivante : la République est-elle encore la République lorsqu'elle empêche ses soldats de retrouver leur femme quand ils reviennent du champ de bataille ?
Mais il y a pire ! Alors que, depuis un an, je suis intervenu à plusieurs reprises, dans la discrétion, auprès de différents ministres, pour essayer, en vain, de régulariser cette situation, on a contesté à ce soldat, dans le cadre des procédures, sa nationalité française, sous prétexte que son père, déclaré français en 1960, n'aurait peut-être pas résidé assez longtemps avec sa famille sur le territoire de la France.
Monsieur le Premier ministre, la République est-elle encore la République quand elle conteste à l'un de ses soldats la nationalité française qui est la sienne depuis sa naissance ?
Mais il y a pire ! Alors que le tribunal administratif devant lequel ce soldat a défendu ses droits a donné droit à sa requête – il a donc été reconnu français –, la Chancellerie a fait appel de ce jugement.
Monsieur le Premier ministre, la République est-elle encore la République quand elle s'acharne ainsi à essayer de reprendre une nationalité qu'elle a accordée légalement il y a si longtemps ?

- M. le président de l'Assemblée Nationale
La parole est à M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la justice.

- M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la justice
Monsieur le député, soulever une vraie question ne justifie pas les amalgames auxquels vous venez de procéder.
Je vais vous répondre.
Tout d'abord, je vous indique que les soldats Guissé, Ounoussou et Amara, son frère, seront reçus cet après-midi par le ministre de la défense, Hervé Morin. Celui-ci s'est mobilisé dès le début, avec toute l'institution militaire, et s'est tourné vers la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie.
Je souligne que l'affaire actuellement pendante devant la cour d'appel de Rouen concerne la nationalité de leur père au moment de l'indépendance. Cette affaire est en délibéré, mais je peux vous dire que, en matière de reconnaissance de la force noire, du rôle joué par les soldats issus de ces pays, leurs pères, leurs grands-pères, pour notre liberté, nous n'avons aucune leçon à recevoir tant sur le plan mémoriel que sur le plan de la décristallisation des pensions.
Très concrètement, ces soldats ont la possibilité de déposer une demande de naturalisation... (Protestations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) ...auprès de l'autorité militaire... (Vives protestations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

- M. le président
Je vous en prie.

- M. Jean-Marie Bockel
...laquelle déférera cette demande au préfet et le dossier sera instruit dans le meilleur esprit. (De nombreux députés des groupes SRC se lèvent et font claquer leur pupitre.)

- M. le président
Je vous en prie, asseyez-vous.

- M. Jean-Marie Bockel
Je peux vous dire que le Gouvernement s'engage à trouver des solutions et que les soldats Guissé ne seront pas reniés par la nation. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

- Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche
Démission ! Démission !

Elle est belle, la République sous Sarkozy Père !...</description><content:encoded><![CDATA[Voici la retranscription d'une intervention de Jean Glavany (député socialiste, ancien ministre) hier après-midi à l'Assemblée Nationale. La question fait déjà frémir... mais la réponse, elle, fait bondir !<br />
<br />
- M. Jean Glavany<br />
<i>Monsieur le Premier ministre, je voudrais vous parler de la situation d’un soldat français. Il s’appelle Ounoussou Guissé, il est brigadier au 1er Régiment de hussards parachutistes de Tarbes.<br />
Quand je l’ai rencontré l’année dernière, dans le cadre d’une mission parlementaire en Afghanistan, où il se battait courageusement, portant les couleurs de la France – son régiment a d’ailleurs versé beaucoup de sang dans ces combats durs –, il m’a demandé de l’aider pour faire venir, en France, sa femme sénégalaise à qui l’on refuse de délivrer un visa pour qu’elle puisse venir vivre auprès de lui.<br />
Ma première question, monsieur le Premier ministre, est la suivante : la République est-elle encore la République lorsqu’elle empêche ses soldats de retrouver leur femme quand ils reviennent du champ de bataille ?<br />
Mais il y a pire ! Alors que, depuis un an, je suis intervenu à plusieurs reprises, dans la discrétion, auprès de différents ministres, pour essayer, en vain, de régulariser cette situation, on a contesté à ce soldat, dans le cadre des procédures, sa nationalité française, sous prétexte que son père, déclaré français en 1960, n’aurait peut-être pas résidé assez longtemps avec sa famille sur le territoire de la France.<br />
Monsieur le Premier ministre, la République est-elle encore la République quand elle conteste à l’un de ses soldats la nationalité française qui est la sienne depuis sa naissance ?<br />
Mais il y a pire ! Alors que le tribunal administratif devant lequel ce soldat a défendu ses droits a donné droit à sa requête – il a donc été reconnu français –, la Chancellerie a fait appel de ce jugement.<br />
Monsieur le Premier ministre, la République est-elle encore la République quand elle s’acharne ainsi à essayer de reprendre une nationalité qu’elle a accordée légalement il y a si longtemps ?</i><br />
<br />
- M. le président de l'Assemblée Nationale<br />
<i>La parole est à M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la justice.</i><br />
<br />
- M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la justice<br />
<i>Monsieur le député, soulever une vraie question ne justifie pas les amalgames auxquels vous venez de procéder.<br />
Je vais vous répondre.<br />
Tout d’abord, je vous indique que les soldats Guissé, Ounoussou et Amara, son frère, seront reçus cet après-midi par le ministre de la défense, Hervé Morin. Celui-ci s’est mobilisé dès le début, avec toute l’institution militaire, et s’est tourné vers la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie.<br />
Je souligne que l’affaire actuellement pendante devant la cour d’appel de Rouen concerne la nationalité de leur père au moment de l’indépendance. Cette affaire est en délibéré, mais je peux vous dire que, en matière de reconnaissance de la force noire, du rôle joué par les soldats issus de ces pays, leurs pères, leurs grands-pères, pour notre liberté, nous n’avons aucune leçon à recevoir tant sur le plan mémoriel que sur le plan de la décristallisation des pensions.<br />
Très concrètement, ces soldats ont la possibilité de déposer une demande de naturalisation...</i> (Protestations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) <i>...auprès de l’autorité militaire...</i> (Vives protestations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)<br />
<br />
- M. le président<br />
<i>Je vous en prie.</i><br />
<br />
- M. Jean-Marie Bockel<br />
<i>...laquelle déférera cette demande au préfet et le dossier sera instruit dans le meilleur esprit.</i> (De nombreux députés des groupes SRC se lèvent et font claquer leur pupitre.)<br />
<br />
- M. le président<br />
<i>Je vous en prie, asseyez-vous.</i><br />
<br />
- M. Jean-Marie Bockel<br />
<i>Je peux vous dire que le Gouvernement s’engage à trouver des solutions et que les soldats Guissé ne seront pas reniés par la nation.</i> (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)<br />
<br />
- Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche<br />
<i>Démission ! Démission !</i><br />
<br />
Elle est belle, la République sous Sarkozy Père !...]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091014221516/soldats-fran-ais/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-10-14T22:15:16+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091010001629/nobel-de-la-paix/"><title>Nobel de la Paix...</title><description>
Barack Obama, à peine un an après son élection, dix mois après son accession à la Maison Blanche, s'est vu décerner ce 9 octobre 2009 le Prix Nobel de la Paix. Un symbole pour celui qui incarne le renouveau de la politique américaine, à la fois une nouvelle génération, une nouvelle manière d'agir et de parler en politique.
Comme la presse et une partie du monde politique le souligne depuis l'annonce de ce prix, je trouve aussi que cette récompense est prématurée.
Le Président des Etats-Unis fait preuve de volontarisme dans le discours, ayant affirmé à plusieurs reprises sa volonté de mieux respecter les autres civilisations du monde que son prédécesseur, de mieux prendre en compte les bouleversements géopolitiques, le rééquilibrage Nord-Sud, les questions religieuses ou environnementales. Ce volontarisme est déjà salutaire pour l'Amérique, sans doute pour le monde, puisque les USA gardent une place prédominante sur la scène internationale. Il est un signal fort envoyé aux autres peuples, aux autres responsables politiques, depuis bientôt un an.
Mais le Prix Nobel de la Paix, en voulant déjà salué ce positionnement nouveau et presque audacieux, prend peut-être au piège celui qu'il veut encourager. Barack Obama est encore léger dans ses actes, ayant consacré ses principaux efforts concrets à la politique intérieure de son pays (ce qui se comprend) et se cantonnant pour le moment à de grandes et belles déclarations sur le plan international. Les conflits en cours sont loin d'être résolus (entre Israël et la Palestine, par exemple) et les belles intentions affichées ne cachent pas certaines impasses que le volontarisme et le charisme d'un seul homme ne peuvent, de toute façon, pas résoudre à eux seuls.
Sans doute ce Prix Nobel de la Paix vient-il encourager la concrétisation des voeux de paix et de respect mutuel entre les peuples que Barack Obama a souvent exprimés : sur le désarmement nucléaire, sur le dialogue avec l'Islam, sur les enjeux climatiques (aux répercussions géopolitiques)...
Mais ce Prix Nobel charge les épaules de l'homme d'un poids supplémentaire pour accomplir son oeuvre. Tout le monde l'attend déjà au tournant. Tout le monde guette le moindre faux pas, ou au moins la manière dont il se sortira de ce chantier politique gigantesque. Et on en rajoute.
Saluons cet encouragement, mais ne rajoutons pas aux attentes déjà largement exprimées à travers le monde depuis le 4 novembre 2008 à l'égard d'un seul homme.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fabulous/20091009-11359562234acfb04a995f8.jpg" width="450" height="329" alt="" title="" /></div><br />
<font face="Georgia">Barack Obama, à peine un an après son élection, dix mois après son accession à la Maison Blanche, s'est vu décerner ce 9 octobre 2009 le Prix Nobel de la Paix. Un symbole pour celui qui incarne le renouveau de la politique américaine, à la fois une nouvelle génération, une nouvelle manière d'agir et de parler en politique.<br />
Comme la presse et une partie du monde politique le souligne depuis l'annonce de ce prix, je trouve aussi que cette récompense est prématurée.<br />
Le Président des Etats-Unis fait preuve de volontarisme dans le discours, ayant affirmé à plusieurs reprises sa volonté de mieux respecter les autres civilisations du monde que son prédécesseur, de mieux prendre en compte les bouleversements géopolitiques, le rééquilibrage Nord-Sud, les questions religieuses ou environnementales. Ce volontarisme est déjà salutaire pour l'Amérique, sans doute pour le monde, puisque les USA gardent une place prédominante sur la scène internationale. Il est un signal fort envoyé aux autres peuples, aux autres responsables politiques, depuis bientôt un an.<br />
Mais le Prix Nobel de la Paix, en voulant déjà salué ce positionnement nouveau et presque audacieux, prend peut-être au piège celui qu'il veut encourager. Barack Obama est encore léger dans ses actes, ayant consacré ses principaux efforts concrets à la politique intérieure de son pays (ce qui se comprend) et se cantonnant pour le moment à de grandes et belles déclarations sur le plan international. Les conflits en cours sont loin d'être résolus (entre Israël et la Palestine, par exemple) et les belles intentions affichées ne cachent pas certaines impasses que le volontarisme et le charisme d'un seul homme ne peuvent, de toute façon, pas résoudre à eux seuls.<br />
Sans doute ce Prix Nobel de la Paix vient-il encourager la concrétisation des voeux de paix et de respect mutuel entre les peuples que Barack Obama a souvent exprimés : sur le désarmement nucléaire, sur le dialogue avec l'Islam, sur les enjeux climatiques (aux répercussions géopolitiques)...<br />
Mais ce Prix Nobel charge les épaules de l'homme d'un poids supplémentaire pour accomplir son oeuvre. Tout le monde l'attend déjà au tournant. Tout le monde guette le moindre faux pas, ou au moins la manière dont il se sortira de ce chantier politique gigantesque. Et on en rajoute.<br />
Saluons cet encouragement, mais ne rajoutons pas aux attentes déjà largement exprimées à travers le monde depuis le 4 novembre 2008 à l'égard d'un seul homme.</font>]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091010001629/nobel-de-la-paix/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-10-10T00:16:29+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091005235622/permis-a-points/"><title>Permis à points...</title><description>Alors que le principe de la double peine est anti-républicain, voici un bel exemple :
Vous payez des amendes forfaitaires pour chaque infraction constatée au code de la route, mais vous devez aussi payer quand votre solde de points (qui diminue à chacune de ces infractions selon un barème suivant la gravité des fautes) est devenu insuffisant.
Si vous descendez à 0 points, votre permis saute.
S'il vous en reste encore au moins 1, vous pouvez débourser 250 euros et participer pendant deux jours à un stage de récupération des points du permis de conduire.
Une double peine financière qui prend le pas sur la dimension pédagogique d'un tel stage, où il est question des règles de conduite, de l'accidentologie et des comportements humains au volant...

Il faut tout de même savoir qu'un point unique débité est re-crédité au bout d'un an si aucune autre infraction n'a été commise entre-temps ; que si vous ne commettez aucune infraction pendant trois ans, votre solde de points remonte d'un coup au maximum de 12 points ; et que des points perdus sont automatiquement restitués au bout de dix ans (même avec d'autres infractions intermédiaires).</description><content:encoded><![CDATA[Alors que le principe de la double peine est anti-républicain, voici un bel exemple :<br />
Vous payez des amendes forfaitaires pour chaque infraction constatée au code de la route, mais vous devez aussi payer quand votre solde de points (qui diminue à chacune de ces infractions selon un barème suivant la gravité des fautes) est devenu insuffisant.<br />
Si vous descendez à 0 points, votre permis saute.<br />
S'il vous en reste encore au moins 1, vous pouvez débourser 250 euros et participer pendant deux jours à un stage de récupération des points du permis de conduire.<br />
Une double peine financière qui prend le pas sur la dimension pédagogique d'un tel stage, où il est question des règles de conduite, de l'accidentologie et des comportements humains au volant...<br />
<br />
Il faut tout de même savoir qu'un point unique débité est re-crédité au bout d'un an si aucune autre infraction n'a été commise entre-temps ; que si vous ne commettez aucune infraction pendant trois ans, votre solde de points remonte d'un coup au maximum de 12 points ; et que des points perdus sont automatiquement restitués au bout de dix ans (même avec d'autres infractions intermédiaires).]]></content:encoded><link>http://blog.fabulous.gayattitude.com/20091005235622/permis-a-points/</link><dc:creator>fabulous</dc:creator><dc:date>2009-10-05T23:56:22+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>